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Comment l'être humain en est arrivé à ce point?

N'est-il pas fabuleux de pouvoir observer et vivre en harmonie avec les écureuils?

06/10/2017 09:00 EDT | Actualisé 06/10/2017 09:00 EDT
Getty Images/iStockphoto
Laissons nos écureuils en paix et repensons notre place dans le cycle de la Nature.

Il était une fois l'Homme...fort de son intelligence (cela reste à vérifier) et de sa propension à se croire le meilleur, n'ayant peur de rien. Il ne cessa jamais de défier la nature et ses vertus.

Au début de son existence, il connaissait les rythmes de Dame Nature. La nuit succédait au jour. Le soleil se levait et se couchait. Il sentait les doux parfums des fleurs des champs. Le parfum de Dame Nature lui plaisait et le ressourçait. Après la pluie, il sentait la brise légère et le parfum de l'herbe humide. Une odeur particulière lui rappelant qu'il est un être vivant, comme les autres.

La technologie avançant et la science évoluant, l'Homme quitta ses villages pour aller dans les villes, parfois même, en créer. Dame Nature fut reléguée au statut d'ennemie quotidienne. Il fallait la dominer. L'Homme coupa et coupa encore les arbres pour détruire progressivement des pans entiers de forêts ou de bois. L'Homme devint étranger à Dame Nature.

Dame Nature devint parfois un endroit paradisiaque ou de grandes aventures. L'Homme décida alors de camper avec sa tente, son petit-réchaud, son sac gonflable et son petit couteau de survie. Pensant renouer avec le passé aventurier et animal de son humaine condition.

Il remarqua que certaines espèces animales pouvaient être exploitées à des fins économiques.

Mais cela est sans compter sur des actions néfastes. Dame Nature était celle qu'il fallait maîtriser. Se croyant le meilleur, il relégua toutes les autres espèces animales dans un statut d'utilité ou inutilité publique. Il remarqua que certaines espèces animales pouvaient être exploitées à des fins économiques. Le papier « argent » prit la place de la Nature et de la richesse de la vie. Il enferma les vaches, les veaux, les moutons, les poules, les canards et bien d'autres animaux. Il en mangea mais il en commercialisa aussi. Le pouvoir de l'argent faisant, l'Homme confina les animaux dans des usines. Les vaches ne virent jamais l'herbe, les prairies verdoyantes. Les veaux quittèrent leurs mères dès les premières heures de leurs existences. Ils naissaient pour finir dans l'assiette touffue de l'Homme.

Jadis, les ancêtres de l'Homme contemporain respectaient le cycle de la vie. Ce temps est révolu. De l'Homme, partie de la Nature, il est devenu l'Homme prédateur sans vertus et scrupules. Il ne chasse plus pour se nourrir avec sa famille. Il chasse pour ce bout de papier, peut-être recyclé, appelait « argent ». L'Homme ne pense plus en termes de rythmes des saisons, des espèces et de Dame Nature. L'Homme a dans les yeux ce petit symbole de richesse éphémère.

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Ce texte est en lien avec une actualité des plus étranges et devant nous interroger sur nos actions en tant qu'humain. Depuis plusieurs décennies maintenant, nous avons conscience que nous faisons partie d'un Tout puissant. Ce n'est pas Dieu mais la Nature. La nature se divise souvent en deux grands champs : la faune et la flore. La faune concerne les animaux alors que la flore est du domaine des végétaux et de l'environnement. La faune et la flore existait avant l'espèce humaine. Cependant, nous détruisons la faune et la flore depuis des décennies. Nous sommes devenus notre pire ennemi.

Ne croyez pas que je suis un écologiste acharné. Non, je suis un être vivant ayant conscience qu'il vit dans un espace vivant aussi. Les arbres, les plantes, les arbustes, les animaux ou encore le cycle des saisons existent et répondent à des impératifs plus grands que ceux créés par l'espèce humaine. Nous devons en prendre conscience.

Récemment, une pétition a été déposée par un député de la Coalition Avenir Québec (CAQ) demandant de permettre la chasse aux écureuils au Québec. Nous pourrions croire qu'il s'agit d'un impératif de protection des êtres humains qui se voient menacés. Nullement. Si nous regardons le texte, nous voyons que les deux premiers motifs (donc plus important selon l'instigateur de la pétition) sont d'ordres économiques (création d'emplois et de retombées économiques de l'industrie de la chasse).

Comment l'être humain en est arrivé à ce point?

L'humain, espèce vivante parmi d'autres, pense en termes économique à la place de la nature. Sans la planète, la nature, nous ne serions pas présents. Il suffit pour cela de regarder la menace du réchauffement climatique. Il est temps que nous prenions conscience de notre place dans la nature. Si nous sommes menacés, nous devons nous défendre mais sommes-nous menacés par les écureuils ? Aucunement.

Arrêtons de penser par le biais des rentes pécuniaires mais renouons avec la Nature. N'est-il pas fabuleux de pouvoir observer et vivre en harmonie avec les écureuils ? N'est-il magnifique d'entendre le chant des oiseaux le matin au réveil ? N'est-il pas d'une grande beauté de voir des fleurs ou des arbres en fleurs grâce aux butinages des abeilles ?

Laissons nos écureuils en paix et repensons notre place dans le cycle de la Nature.