Pierre Martin

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Comment Newt Gingrich pourrait défaire Barack Obama

Publication: 15/06/2012 00:33

Oui, vous avez bien lu : Newt Gingrich. Depuis le début de cette campagne, il me paraît assez évident que le candidat Mitt Romney ne peut pas, à lui seul, défaire le président Obama. Pour ce quatrième épisode de la série « Les républicains qui pourrait défaire Obama », mon choix risque toutefois de faire des incrédules. Qu'est-ce que Newt Gingrich vient faire dans cette histoire ? Sa campagne n'est-elle pas morte et enterrée ? Le Prof Martin est-il en train de débloquer ?

En fait, le Newt Gingrich dont je parle n'est pas le candidat bedonnant et deux fois divorcé qui croit encore sans doute, dans des moments de délire occasionnels, à ses chances de renverser la convention de son parti à Tampa à la fin d'août et construire une base sur la lune avant la fin de son deuxième mandat. Non, il s'agit plutôt de Newt Gingrich, le jeune et encore svelte professeur d'histoire d'un obscur collège de Géorgie, qui a gagné un siège au Congrès en 1978 et s'est immédiatement mis en tête de transformer cette institution afin de permettre à son parti de renverser la majorité historique que les démocrates y tenaient depuis le New Deal.

Comme le racontent Thomas Mann et Norman Ornstein dans leur ouvrage incontournable (It's Even Worse than It Looks), son plan était simple : les républicains devaient ignorer la règle non écrite de la collaboration bipartisane et offrir une opposition obstinée et systématique, tout en minant la réputation du Congrès et de sa majorité démocrate. À terme, les électeurs s'élèveraient contre un Congrès dysfonctionnel en cherchant à remplacer leur représentant et ce serait la majorité démocrate qui écoperait. Ça a pris un certain temps, mais c'est ce qui est arrivé en 1994, alors que Gingrich était élevé à la position de président de la Chambre (speaker). Après avoir perdu leur majorité en 2006 et la Maison Blanche en 2008, c'est la stratégie qui a été adoptée par les républicains dès l'arrivée de Barack Obama au pouvoir.

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Oui, vous avez bien lu : Newt Gingrich. Depuis le début de cette campagne, il me paraît assez évident que le candidat Mitt Romney ne peut pas, à lui seul, défaire le président Obama. Pour ce qua...
Oui, vous avez bien lu : Newt Gingrich. Depuis le début de cette campagne, il me paraît assez évident que le candidat Mitt Romney ne peut pas, à lui seul, défaire le président Obama. Pour ce qua...
 
 
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
dredesch
13:31 sur 15/06/2012
Il ne faut pas oublier non plus que Gingrich, tout en étant éliminé de la course à l'investiture par Mitt Romney, a tout de même donné un coup de pouce à ce dernier en ré-ouvrant encore une fois le sempiternel débat "birther", alimentant la paranoïa d'un nombre non-négligeable d'électeurs républicains qui croient que Barrack "Hussein" Obama n'est pas né aux États-Unis.

C'est une position qui n'est pas très populaire chez les électeurs modérés (encore moins chez les démocrates), mais les déclarations de Gingrich ont amélioré la crédibilité de Romney auprès des électeurs d'extrême droite, groupe qui depuis le début de la campagne n'aime pas tellement Romney, le trouvant trop "centriste".

En rouvrant le débat à sa place dans une assemblée où il a appuyé Romney officiellement, Gingrich fait une fleur à Romney et fait la job "sale" à sa place en évitant au candidat de se mouiller dans ce dossier considéré comme absurde par la majorité de la population.
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
richard in obihiro
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04:19 sur 15/06/2012
Je me tape sur les doigts...
3e ligne : Vu ces circonstances
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
richard in obihiro
translator
04:16 sur 15/06/2012
Malheureusement, ce que vous dites est trop vrai, non seulement pour ce qui est de l'opposition systématique des Républicains, mais aussi de l'obfuscation inhérente à leur discours public. Vu ces circonstance, les chances que l'économie puisse s'améliorer d'ici novembre sont presque nulles. Le seul élément qui pourrait peut-être changer la donne serait pour la Cour suprême d'affirmer la légalité du mandat individuel lié à l'Affordable Care Act. Mais même une décision en ce sens, la semaine prochaine ou la semaine suivante, n'aurait pas d'effet sur l'économie…