Pierre Luc Brisson

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L'ASSÉ a raison

Publication: 14/02/2013 10:29

C'est maintenant officiel: les représentants de l'ASSÉ ne participeront pas au sommet sur l'éducation supérieure qui aura lieu à la fin de ce mois. Aujourd'hui, ses porte-parole ont annoncé leur désir de se retirer d'un processus de consultation qui, en vérité, s'apparente plutôt à un exercice de légitimation publique de la décision du gouvernement d'augmenter les frais de scolarité en les indexant annuellement.

J'écrivais moi-même en octobre dernier, sur ce même blogue, que « le sommet doit viser plus large et dépasser rapidement la seule question des sources de revenus. La problématique des frais de scolarité n'est que l'épiphénomène d'une réalité beaucoup plus complexe et préoccupante: la lente transformation de l'université québécoise (et occidentale) et la mise au rancard des valeurs humanistes qui ont présidé à sa création, au profit de la marchandisation des diplômes et des seules matières jugées utiles. »

Trois mois plus tard, force est de constater que le gouvernement et son ministre de l'enseignement supérieur ont décidé de s'arrêter aux questions d'intendance, plutôt que d'amorcer une réflexion plus large - et oui, disons le mot, philosophique! - sur l'avenir du réseau. Comme l'affirmait récemment Jacques Parizeau, l'on a décidé de prendre le problème à l'envers, en discutant des moyens plutôt que de s'entendre sur la finalité même de notre réseau universitaire.

L'ASSÉ a décidé de claquer la porte d'un sommet qui s'annonce être, comme plusieurs le redoutent déjà, un exercice à grand déploiement de relations publiques axé sur la volonté du gouvernement de restaurer un consensus mis à mal par le précédent gouvernement libéral. Un exercice qui, en ayant réuni autour d'une même table les étudiants les plus revendicateurs comme les recteurs des grandes universités, aurait permis de légitimer la décision d'indexer les frais de scolarité qui semble être celle favorisée par la première ministre et ses collaborateurs, dont l'économiste Pierre Fortin qui affirmait avec beaucoup d'élégance, hier à RDI, qu'il fallait être «stupide» pour envisager un gel de la contribution étudiante.

Or, le gel ne peut s'envisager lui-même non pas comme une finalité en soi - dans lequel cas, en effet, il serait stupide de s'y arrêter - mais bien comme la première étape devant mener, à moyen ou long terme, à une réelle diminution de la facture étudiante devant prendre en compte la capacité de payer de l'ensemble de la collectivité. Qui a demandé à ce que la gratuité soit réalisée le lendemain de ce sommet?

L'ASSÉ quitte la table aujourd'hui et devance ainsi une décision qu'elle aurait, tôt ou tard, dû prendre. En plein cœur du sommet, elle aurait permis au gouvernement et au ministre Duchesne de faire les gorges chaudes et de filer, en une journée, vers l'indexation prédéterminée. À une dizaine de jours du début de l'exercice, cette décision vient cependant souligner, en laissant le temps nécessaire sur la place publique pour y réfléchir et décanter le geste, à l'improvisation et au manque de vision qui ont présidé à la tenue de cet exercice consultatif.

Depuis des semaines et avant même que les discussions ne soient réellement commencées, le gouvernement péquiste accumule les signaux contraires, lançant et annonçant sur la place publique décisions et compressions affectant déjà le monde universitaire. Comment parler d'un exercice sérieux, alors même que le gouvernement annonçait pour près de 106 millions de coupes dans le budget des universités, et ce, pour l'année en cours et au moment où l'on devait s'entendre sur le montant réel des besoins des établissements? Ces coupes devant être suivies d'un autre quart de milliard de compressions l'année prochaine, la première ministre affirmant quant à elle que le réinvestissement des sommes prévues (1,7 G$) était loin d'être «garanti».

Le billet de Pierre-Luc Brisson se poursuit après la galerie

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  • Delarosbil Kaven

    Roullement de tambour.... On s'y attendait!!! Maintenant, ils vont refaire le beacon dans la rue! #ggi #ASSÉ #PQ #Qc http://t.co/lDLmFRZH

  • Dominique Dumas

    L' #ASSÉ boycotte le sommet... So? La population n'a jamais été invitée elle! #polqc #assnat #RLQ #ggi

  • Bête et méchant!

    Un qui doit rire dans sa barbe c'est bien #JeanCharest! #ASSÉ #ggi #Assnat #PQ

  • Robert Dumont

    #assnat #Assé Avec un gouv. minoritaire le PQ se doit d'avoir une position consensuelle dans l'éducation. Un boycott du sommet est inutile.

  • Martin C.

    Enfin les gens censés pourront discuter raisonnablement lors du sommet sur l'enseignement. #ASSÉ #BonDébarras

  • Robert Deragon

    @tonnyyy L'#Assé perdra le peu de crédibilité qu'il lui reste au sein de l'écrasante majorité des Québécois. Grand déficit de maturité.

  • François Marcotte

    @PaulJournet Au lieu de s'isoler,#ASSE aurait du aller au Sommet & utiliser son droit à la dissidence si les conclusions ne lui plaisent pas

  • Mélanie Bourgeois

    Qc Solidaire: le gouv.Marois est responsable du retrait de l'ASSE du Sommet sur l'enseignement sup. et regrettera son absence #rdi #asse

  • Lawrence Griffin

    Quelle belle surprise l'ASSE ne sera pas du sommet sur l'éducation. En refusant de participer, ils perdent le droit de se plaindre. #ASSE

  • ilivier

    Après les hausses/baisses/gels, la crédibilité de l'#ASSÉ vient maintenant d'atteindre le niveau de la gratuité #ggi http://t.co/ZvOunR1j

  • Will Bossé

    L'#ASSE se prépare à l'affrontement. Nous verrons qui est le véritable gouvernement, l'ASSE ou le #PQ de Mme #Marois. #assnat #sommet #polqc

  • Jérémie McEwen

    après le beau printemps, la niaisage puérile. quelle erreur. #assé

  • Jonathan Gagnon

    Belle ouverture de l'ASSE... La gratuité ou rien. Je comprends pas le monde parfois... :( #sommet2013 #ASSÉ #dogmes

  • Juste ou pas Juste?

    Puisque le stationnement sera payant: L’ #ASSÉ ne participera pas au Sommet http://t.co/iQVnhYCA”

  • M. Antonio

    #ASSÉ boycott le Sommet. Big deal. C'est pas une nouvelle. c'est tant mieux aussi. c'est pas une perte et ne mérite pas sa place là. #PolQc

  • Robert Deragon

    @tonnyyy Merci de me confirmer que l'#Assé se moque de l'opinion de la grande majorité des Québécois. Je n'en demandais pas tant. #Secte

  • Dominique Dumas

    Printemps érable#2? Journalistes fourrés dans leurs allégences, #PQ fourré dans son discours d'il y a 1 an, #ASSÉ isolée... #polqc #RLQ #ggi

  • Mario Brissette

    #ASSE boycott le sommet de l'éducation parce que anti-démocratique. Heille les boys, regardez vos méthodes de votes lors de vos assemblées!

  • Vincent Rabault

    Est-ce que le porte-parole de l'ASSÉ est au courant qu'il n'est pas élu? Cette association a très peu de légitimité. #radioxmtl #asse

  • virginie laberge

    L'ASSÉ boude le sommet sur l'éducation! Des ados!! #assé

  • Robert Deragon

    Enfermée dans ses certitudes, l'#ASSÉ est incapable d'écoute et d'ouverture aux autres. Les Québécois jugeront. #sommet2013 #ggi #polqc

  • PLG

    #assé si vous allez dans la rue à nouveau mais avec #Marois, vous réaliserez un de mes fantasmes... n'oubliez pas le blackbloc! #ggi #pq2013

Comment être crédible, comme partenaire, alors que l'on annonçait pour plus de 60 millions de dollars de coupes dans l'aide à la recherche, coupes sur lesquelles est partiellement revenu le gouvernement hier, confirmant par le fait même le caractère précipité et irresponsable de ces compressions? La décision de l'ASSÉ d'aujourd'hui, n'est, au final, que l'une des répercussions prévisibles de l'improvisation du gouvernement Marois et non pas le geste d'un groupuscule isolé.

Déjà, de nombreux partenaires, tant chez les syndicats que chez les directions universitaires, avaient dénoncé l'aspect cosmétique de l'exercice, la CSQ affirmant par exemple, en janvier dernier, que les partenaires conviés ne disposaient pas «des outils nécessaires à une discussion éclairée sur l'avenir de nos universités». Les membres de l'ASSÉ, que d'aucuns qualifieront de radicaux en ne faisant que souligner, ainsi, leur propre absence d'idéaux, ne sont que les premiers à mettre un terme à un exercice de relations publiques auquel ils n'ont pas à prendre part. Ils ne sont que les premiers à passer de la parole aux actes.

L'objectif du gouvernement Marois est désormais clair. Avec l'atteinte, à vitesse grand V, du déficit zéro - tout en investissant chirurgicalement des millions auprès de sa clientèle électorale, comme dans le réseau des CPE - le gouvernement péquiste veut être en mesure de se présenter devant l'électorat avec un budget équilibré et un consensus imposé au milieu universitaire, et ce, avant la fin du printemps. Qu'importe les pots cassés, les illusions brisées, les espoirs déçus et les milieux affectés par les coupes et les compressions. Après tout, une fois majoritaire, le PQ aura tout le temps de recoller les morceaux!

Or, en faisant l'économie de la nécessaire réflexion qui s'imposait après le printemps étudiant, le gouvernement ne fait que repousser une problématique qui, elle, ne se résoudra pas d'elle-même. Et ces milliers de jeunes qui, votant pour la première fois, ont réellement cru en la volonté de ce parti, sauront quant à eux où reporter leurs suffrages le moment venu...

 
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C'est maintenant officiel: les représentants de l'ASSÉ ne participeront pas au sommet sur l'éducation supérieure qui aura lieu à la fin de ce mois. Aujourd'hui, ses porte-parole ont annoncé leur...
 
 
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03:51 sur 18/02/2013
pourquoi pas établir une grille tarifaire,,,les cours les plus en demande pour batir notre releve les moins chers,,et ceux qui apporteront rien ,,ou presque rien a la société ,,plus chers,,

peut etre sa éviterais les lonques études,,qui au bout de la ligne r apporte rien a l état,,

ho sa serais peut etre descriminatoires,,,
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Franois Ricard
François Ricard
06:43 sur 15/02/2013
Le monde universitaire accuse de graves lacunes.
Un déficit inexplicable et récurrent de 120 millions à McGill.
Des centaines de millions engloutis dans le CUSM (Snc-Lavalin n'y a pas versé 22 millions en collusion pour rien)
450 millions dans l'Îlot Voyageur.
Des chercheurs de renom qui exigent jusqu'à 800 000 par année.
La masse salariale des recteurs, des vice-recteurs, du personnel de gérance et des membres de la haute direction a augmenté de 154 % en 10 ans. Pour la même période, la masse salariale des professeurs a chuté de 58 %. Nous avons plus d'étudiants qu'il y a dix ans et moins de professeurs.
Mais on les a mieux "encadrés".
Il faut se rendre à l'évidence, le monde universitaire est affreusement sous-financé.
À la lumière de tous ces faits, il est clair qu'il faut augmenter les frais de scolarité.
14:15 sur 15/02/2013
Il faut plutôt se demander quelles sont les dépenses inutiles des universités. Vous ne trouvez pas un peu étrange que la masse salariale des administrateurs ait augmenté de 154% en 10 ans? Vous ne voulez pas empêcher une série d'étudiants d'étudier pour payer les augmentations de salaire d'une classe d'administrateurs qui devient toujours de plus en plus nombreuse? Pensez-vous vraiment que les universités manquaient d'administrateurs il y a 10 ans, ou que ceux-ci étaient sous-payés?
Le Québec est déjà l'un des endroits au monde où l'université est la plus financée. DONC elle n'a pas besoin de plus d'argent! Le calcul mathématique est simple: si une série d'universités européennes peuvent financer leurs universités GRATUITES avec un budget MOINS ÉLEVÉ que le nôtre, c'est bien que les dépenses de nos universités devraient être analysés d'un peu plus près.
22:36 sur 14/02/2013
Intéressant de constater comme GND et l'ASSÉ sont une garantie de provoquer des réaction !
21:17 sur 14/02/2013
.......sauront quant à eux où reporter leurs suffrages le moment venu. C'est à dire où ???
22:34 sur 14/02/2013
Où ? Il existe d'autres partis que le PQ, la CAQ et le PLQ !
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17:15 sur 14/02/2013
Le PQ n'avait jamais promis de rendre l'université gratuite. Il ne devrait donc pas avoir de surprise.
Par ailleurs, les revenus de l'état ne permettent pas pour le moment d'envisager la gratuité.
Et troisièmement l'ASSÉ était contre l'augmentation l'hiver dernier.
Et quatrièmement le gouvernement est minoritaire, il peut promettre la gratuité, mais vous pouvez être assuré qu'il tombera.
Et cinquièmement quand on négocie il faut accepter de faire des compromis. Bouder dans son coin n'est pas une preuve de compromis
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Franois Ricard
François Ricard
12:32 sur 15/02/2013
"Le PQ n'avait jamais promis de rendre l'université gratuite"
Depuis ces origines, le PQ était pour la gratuité scolaire.
Il a décidé, en 1976, d'y parvenir en gelant les droits universitaires, comptant sur l'inflation pour y parvenir.
Lévesque, Johnson ont respecté cet engagement. Parizeau, en 1994, a , à nouveau, pris le même engagement. Des hommes de parole. Les leaders que nous avons connus après n'étaient pas de la même trempe. Pourtant aussi bien Landry que Marois connaissent très bien cet engagement du PQ. En toute connaissance de cause, à des fins électoralistes, ils ont ignoré cet engagement du PQ.
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13:15 sur 15/02/2013
oui je me souviens très bien, mais doit-on prendre le programme du PQ de 1994 ou de celui d'aujourd'hui
17:03 sur 14/02/2013
« Aujourd'hui, ses porte-parole ont annoncé leur désir de se retirer d'un processus de consultation qui, en vérité, s'apparente plutôt à un exercice de légitimation publique de la décision du gouvernement d'augmenter les frais de scolarité en les indexant annuellement. »

Ce n’est pas bien grave et sans doute sans importance.
En ce sens, l’ASSÉ pourra rejoindre les Chambres de commerces, le Patronat, Association de manufacturier, les firmes de consultants et comptables. Bref, tous les employeurs des diplômés universitaires, qui ont été exclus du somment.

CH
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Pedro Individuo
17:00 sur 14/02/2013
Le sommet est une farce, je l'accorde, mais la participation de l'ASSÉ, si la gratuité avait été discutée, m'aurait surpris. Ces... personnes ne veulent pas négocier, elles veulent exiger
20:18 sur 14/02/2013
Qu'est-ce que t'en sais, de ce qu'ils "veulent"? T'étais-tu à leur congrès? Ou ben t'as simplement plagié la formule du "Qui sont-ils, que veulent-ils"?
16:13 sur 15/02/2013
Le plus étrange c’est… Essayer de comprendre ce que c’est la gratuité, pour l’ASSÉ.
Quand ont sait…

Au Québec, une année universitaire coûte 29,242 $ en moyenne par étudiant.
L'étudiant paie 2,774 $ en droits, en 2012.
L'aide sociale du gouvernement et des entreprises du privé paient le solde, 26,248 $ par étudiant, ou 91 %.

Pourquoi ce 26,248 $ ou 91 % de BES par étudiant, n’est pas de la gratuit pour l’ASSÉ ?...

SP
10:41 sur 16/02/2013
en plus si les etudiants font leur retour d impot, les chances sont qu ils vont recuperer une autre parti des impots qu ils contribuent quand ils travaillent.
15:05 sur 14/02/2013
Oui l'ASSÉ a raison sur le fond des choses, mais...

Quoique je suis profondément convaincu de la nécessité d'une accession sans frais par les étudiants aux études universitaires, je pense tout en même temps que l'ASSÉ adopte une très mauvaise stratégie en s'absentant du sommet sur l'éducation supérieure et en choisissant la confrontation.

Par contre, je blâme sévèrement et sans réserve le PQ d'avoir manoeuvré malicieusement pour en arriver en un tel échec par rapport à l'ASSÉ. Après avoir porté le carré rouge au printemps 2012, le comportement du Gouvernement du PQ ne vaut guère mieux que la trahison de Judas l'Iscariote!

Normand Perry.
20:20 sur 14/02/2013
Hum... hum... Judas l'Iscariote n'a pas été considéré comme un traître avant le 5ième siècle après J.C., et même aujd il s'agit d'une affirmation controversée.
09:53 sur 17/02/2013
J'ignore d'où vous tenez une telle information, mais je n'ai jamais rien vu de tel dans toutes mes années de théologie à l'université. J'ose espérer que vous avez de solides références pour tenir pareille thèse!
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Francois Rochon
Il n'y a pas de honte à préférer le bonheur
12:19 sur 14/02/2013
J'aimerais que l'on m'explique comment il peut être moralement acceptable de demander à tous , incluans des jeunes travailleurs d'âge universitaire avec ou sans secondaire 5 de financer en entier de leurs impôts une formation qui par définition ne sera jamais pour tous, L'accesibilité aux études supérieures c'est une chose, le refus total de participer à cette formation, avec quelques fois le prétexte fallacieux qu'on paiera ensuite de gros impôts c'est autre chose totalement... surtout que pour payer de gros impôts faut aussi de gros revenus...
J'ai eu beaucoup de difficulté à ne pas rire de rage en lisant cette semaine la réflexion d'une jeune diplomée qui se plaignait que le remboursement de ses prêts l'empêchait cet hiver d'aller dans les caraïbes... Sait-elle combien de millions de Québécois n'y sont jamais allé même à la retraite.. Quelque part il y en as qui ont perdu le sens des valeurs... Existe-t-il un BAC en sens des valeurs et Gros bon sens.
13:09 sur 14/02/2013
«financer en entier de leurs impôts une formation qui par définition ne sera jamais pour tous»

On finance bien les traitements par le cancer et à ce que je sache, «ça ne sera jamais pour tous», et heureusement. Le principe est pourtant simple, dans les deux cas: tous y ont droit.

«prétexte fallacieux qu'on paiera ensuite de gros impôts». Pourquoi c'est fallacieux? De tous temps, l'éducation a été financé par la génération précédente au bénéfice de la génération suivante, et ainsi de suite. S'endetter au début de la vie alors qu'on n'a pas d'argent est une idée à la mode du libéralisme, mais cette idée n'a pas le monopole de la raison, loin s'en faut (il existe de nombreux inconvénients et efets pervers à l'application de cette idée).
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Francois Rochon
Il n'y a pas de honte à préférer le bonheur
13:39 sur 14/02/2013
Raisonnement faux dans les deux cas... Tout le monde peut avoir le cancer ou une autre maladie grave   la vie n'est elle pas une MTS mortelle !!??L'Éducation pour tous, la maternelle, le primaire, le secondaire que tous seraient sensés terminer c''est pour tous, l'université, on la souhaite au plus grand nombre mais si t'as le coeur de faire payer la tienne par quelqu'un qui n'ira jamais et qui as ton âge..  ...grand bien t'en fasse...mais dis moi comment tu pourait le regarder dans les yeux.  Aussi, avec l'université gratuite est tu prêt à accepter le contingentement, les délais maximum pour terminer un bac ou encore la nécessaire abolition des bourses qui deviennent inutile. et totalement injustifiées ou demandera tu ensuite le "salaire étudiant".
16:52 sur 14/02/2013
Ça m'a toujours paru contradictoire que l'on dénonce la "marchandisation des diplômes" tout en disant que l'éducation gratuite est un investissement rentable car elle mène à des impôts sur des revenus plus élevés. Hors les revenus plus élevés sont principalement concentrés dans les diplomes "jugées utiles". Dans ce contexte, l'éducation d'un médecin ne devrait elle pas être gratuite puisqu'elle sera remboursée par ses impôts élevés alors qu'un bacc. en philosophie devrait être payant puisqu'il ne mène pas à des impôts plus élevés?
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17:19 sur 14/02/2013
Bien d'accord comme logique. Toutefois la philosophie mène au moins dans des cas rares à enseigner la philosophie, qui est utile au développement. Il semble qu'il n'y que peu de contingentement pour certaines facultés où l'emploi est rare
19:28 sur 14/02/2013
C'est plus compliqué que ça pour au moins deux raisons.

(1) les études en médecine coûtent à une université au moins 40 fois plus que les études en philosophie. Dans un cas: les labos, la machinerie de pointe, leur maintenance, les abonnements aux revues et logiciels spécialisés, les prof-chercheurs, les stages, les assurances, etc. Dans l'autre cas: des photocopies, un prof et un tableau.

(2) Il est difficile de prévoir avec exactitude les effets des études supérieures. Bien des médecins peuvent ne pas travailler dans leur domaine à cause d'aléas de la vie (accident, dépression, changement de vie, etc.). Aussi, bien des étudiants en philosophie ont utilisés leurs études, la démarche et la méthodologie académique qu'ils ont acquises, pour avancer dans leur vie proffessionnelle et de ce fait, payer plus d'impôts.

On ne peut savoir en avance qui deviendra quoi. Par contre, on sait que, si on prend la moyenne, la «loi des grands nombres», l'accessibilité aux études est un investissement fiscal très rentable, puisque les diplômés gagnent plus et contribuent plus, y compris ceux qui ne travaillent finalement pas dans leur domaine d'études.
12:11 sur 14/02/2013
L'économiste Pierre Fortn a entièrement raison (même si je n'aurais pas utlisé les mêmes termes). Demandé un gel est l'équivalent de demander une diminution de la qualité de l'éducation et ce, dans tout les domaines. La majorité des économistes et des gestionnaires le disent, il doit y avoir une hausse. Les faits parlent d'eux-même! La qualité de l'éducation souffre à cause du sous-financement, il faut le régler, pas l'empirer comme le propose l'ASSÉ!
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Le Loup Blanc
L'intelligence comme remède au mépris
12:45 sur 14/02/2013
"La majorité des économistes et des gestionnaires le disent" Cette même majorité a dit en 2007 qu'il n'y aurait pas de crise économique et que l,économie allait bien, et qu'est-il arrivé en 2008?

Ce n'est pas parce que la majorité des économistes affirment une chose qu'ils ont raison sur toute la ligne.
14:31 sur 14/02/2013
Leur affirmations sont démontré chffre à l'appui. J'ai lu assez de recherche sur le sujet.
13:11 sur 14/02/2013
Le sous-financement doit d'abord être démontré. Ensuite les sources de financement doivent être examinées. Et après, il faut alouer le financement aux bonnes places pour avoir réellement un effet sur la qualité.

Vous sautez trois étapes!!
14:33 sur 14/02/2013
Le sous-financement a été démontré à plusieurs reprise, les sources de financement ont été examiné (notemment au précédent sommet dont les assos ont boycotté), et le financement doit être aux bonnes places la-dessus on est d'accord.
11:41 sur 14/02/2013
Tout le monde dit que le sommet est une facade de relation publique et que l'issue est déjà déterminée.

J'aimerais avoir des preuves de cela. De bons indices qui ne mentent pas.

Oui, le PQ a hâte de présenter à l'électorat des finances équilibrées. Mais, outre qu'il n'y a rien de mal à cela, ça ne constitue pas une preuve de mauvaise foi ou de fermeture d'esprit. Oui, le ministre a un préjugé favorable pour l'une des options, mais cela le disqualifie-t-il comme hôte d'un forum ouvert? Avoir une idée et avoir une idée arrêtée sont deux choses différentes.

Les recteurs et l'Assé - et les partis d'opposition et nombre de chroniqueurs dont vous-même - ne sont-ils pas en train de saboter en avance un processus qui pourrait avoir de l'allure?

Il y a une règle dans de nombreux forums et organisation (par exemple parmi les contributeurs de wikipedia) qui s'insitule: «toujours supposer la bonne foi». Ça favorise normalement les dialogues fructueux et la collaboration - et presque toujours ça nous rapproche de la vérité (ex: ça anihile dans l'oeuf les malentendus possibles). Est-ce que cette règle n'a pas cours ici, ou est-ce que j'ai manqué de nombreuses preuves et indices de mauvaise foi de la part du gouvernement en ce qui concerne ce sommet?
12:00 sur 14/02/2013
Premierement quand on annonce un sommet et on exclus toutes discussion de gratuite, ce n'est pas un sommet ouvert. En plus, on annonce plein de coupures budgetaires just avant le sommet.... Je pensais que le sommet allait nous eclairer sur les besoin et l'avenir de nos universite, le gouvernement Marois a decidement les idees deja faites et les decisions deja prises.... Donc oui c'est un sommet de relation public et rien d'autre.
(dsl de mon manque d'accent, les clavier anglais de concordia sont chiant!!!)
12:13 sur 14/02/2013
1) pour l'exclusion de la gratuité, c'est effectivement un signe de fermeture, mais si ce n'était qu'une erreur? Moi j'ai tendance à penser plutôt aux erreurs, surtout venant d'un ministre inexpérimenté, qu'à une fermeture dogmatique. Où en est-on là-dessus? Est-ce qu'il y a eu ouverture depuis ou entêtement?

2) En ce qui concerne les compressions actuelles, eh bien justement, le sommet est sensé parler de l'avenir de l'huniversité, pas du présent immédiat. Dans le but de se donner des grandes orientations. Le projet du PQ, on le sais, est de boucler un budget équilibré, mais surtout, de renverser la vapeur du précédent gouvernement - ce qui demande au moins un an d'ajustements. Le milieu de l'enseignement est aussi un électorat cible pour le PQ et je ne crois pas qu'il soit abandonné même s'il a été sollicité pour se serrer la ceinture cette année.

Personnellement, je vous accorde au moins le premier point, mais je me demande si c'est suffisant pour scrapper un tel processus et/ou pour le disqualifier à l'avance.
11:40 sur 14/02/2013
Il n'y qu'au Québec pour créer un méga psychodrame sur une simple indexation du coût des études. L'équation est pourtant simple: nous sommes de loin les plus taxés en Amérique du Nord, et les frais de scolarité y sont les moins élevés, et par une grosse marge. Des étudiants déchirent leur chemise pour une augmentation de 100$ par année? On s'en fout de plus en plus. Sous prétexte de pseudo justice sociale, ils ne veulent, hypocritement, rien payer. Ils réusissent à nous faire détester la gauche complaisante. Résultat: bye bye le capital de sympathie de la population, désormais bel et bien épuisé. En fait, c'est l'appui aux étudiants qui a coûté la majorité au PQ, et non l'inverse.
13:05 sur 14/02/2013
Je suis parfaitement d'accord avec votre conclusion.
11:19 sur 14/02/2013
"Or, le gel ne peut s'envisager lui-même non pas comme une finalité en soi - dans lequel cas, en effet, il serait stupide de s'y arrêter - mais bien comme la première étape devant mener, à moyen ou long terme, à une réelle diminution de la facture étudiante devant prendre en compte la capacité de payer de l'ensemble de la collectivité. Qui a demandé à ce que la gratuité soit réalisée le lendemain de ce sommet?""


Il y a beaucoup trop de diplômés que le secteur public ne pourra jamais absorber. Tous les BAC et maitîses ne se valent pas. En Scandinavie, entr'autres, la philo, communications et autres sont fortement contingentés, autant que la médecine. La diplômation à outrance est un mythe des années 70. Même les MBA des grandes écoles américaines commencent à perdre de la valeur.

Ce n'est pas vrai que la socité s,enrichit avec plus de diplômés, je regrette. Une société s'enrichit en ajustant la production de diplômés avec la demande réelle du marché.

Je connais des techniciens à Labrador city qui font au-dessus de 100,000 par an. Nous négligeons les métiers utiles pour produire des diplômes qui ne produisent pas beaucoup de compétences réelles. Inutiles souvent pour appliquer sur un travail, à part devenir enseignant de cette dite discipline.
13:04 sur 14/02/2013
C'est pour cela que l'auteur parle de «philosophie» du rôle de l'enseignement.

Pour moi, l'université sert à transmettre et accroître le patrimoine intellectuel (scientifique, artistique et technique) de notre civilisation. C'est un rôle distinct de celui du marché et en dehors de l'idéologie du productivisme.

Ce rôle a toujours été accomplis dans l'humanité, y compris pendant la préhistoire.
16:55 sur 14/02/2013
C'est noble. J'ai deux diplômes:

-Musique professionnelle
-Administration des affaires

Avec lequel pensez-vous que je gagne ma vie??
11:16 sur 14/02/2013
Or, l'ASSÉ refuse de respecter le choix COLLECTIF des Québécois de vivre en français et de fonctionner entièrement en français sur leur territoire. Elle considère qu'il ne faudrait pas « brimer » la liberté de la minorité égoïste d'anglophones refusant de respecter l'aménagement linguistique du Québec.
https://www.facebook.com/#!/photo.php?fbid=433531660029658&set=a.324109114305247.73488.156743514375142&type=1&theater

http://www.spqlibre.org/default.aspx?page=44&NewsId=224

Le Parti Québécois est l’ennemi principal de Québec solidaire, dans la plus pure tradition des groupes « m-l » des années 1970 – dont Françoise David est issue – et Québec solidaire est devenu, comme l’avaient été les maoïstes lors du référendum de 1980, l’allié objectif des fédéralistes.
20:26 sur 14/02/2013
Ah, un râle anti-communiste, ça faisait longtemps qu'on n'en avait pas eu. Ya rien comme ressortir les vieux classiques.