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Attentats d'Orlando: pourquoi un démocrate ne doit pas rester à la Maison-Blanche

14/06/2016 10:47 EDT | Actualisé 15/06/2017 05:12 EDT

Comme toute personne saine d'esprit, j'ai été atterré par la tuerie sauvage d'Orlando. Considérant que j'étais moi aussi dans un bar gai cette même nuit, ça m'a fait craindre que des lieux «sûrs» ne le soient peut-être plus. J'étais donc en droit d'espérer une réponse forte des autorités pour mieux me défendre.

Toutefois, la réponse faiblarde (et franchement autoritaire) de l'administration Obama m'a fait me rendre compte du danger d'avoir un autre démocrate à la Maison-Blanche. Hillary Clinton ne cesse de diaboliser le port d'armes, et elle s'imagine qu'il est possible d'empêcher les criminels d'avoir des armes.

Cette façon de penser frôle la démence. Les criminels s'appellent ainsi parce qu'ils se fichent des lois. Regardez Chicago, une des villes avec les lois sur les armes à feu les plus strictes des États-Unis. Ce site Internet compile minutieusement tous les morts et blessés engendrés par les armes à feu. Statistique à retenir: plus de 2 000 personnes ont été atteintes par balles au 12 juin, et ce malgré des lois contraignantes que les politiciens veulent encore resserrer.

Ils utilisent naturellement comme excuse que des États voisins, comme l'Indiana, ont des lois «trop laxistes.» Il ne leur a jamais traversé l'esprit que les seules personnes affectées par les lois sur les armes à feu sont les honnêtes citoyens. Les criminels arrivent toujours à leurs fins, ce qui laisse la population sans défense - pensez seulement au Bataclan.

Si les démocrates voulaient vraiment arrêter les massacres par armes, ils devraient regarder ce que la science dit. L'adage «plus d'armes, moins de crimes» est une corrélation prouvée par deux études de 2013. Même le très pro-contrôle CDC a publié une étude récente montrant que les armes à feu sont un facteur, pas une cause, de la violence. Il va sans dire que les hoplophobes zélés n'étaient pas contents.

Par ailleurs, ce n'est pas comme si le Parti républicain était meilleur. Bien que Donald Trump se soit présenté comme un défenseur du deuxième amendement, il a jadis supporté un ban sur les armes «d'assaut», plus de vérifications et des périodes d'attente. Et considérant qu'il a déjà changé d'avis sur plusieurs sujets litigieux, on est en droit de se demander s'il le fera encore.

Un peuple armé est un peuple poli

Vous aurez j'espère remarqué que je ne parle pas le moindrement du tueur ni même de ses motifs. La raison est simple: c'est sans aucune importance. Peu importe sa religion, son appartenance à un groupe plus large ou sa vision primitive de l'amour; il n'aurait jamais pu faire autant de dommage s'il n'y avait eu ne serait-ce qu'une ou deux personnes armées.

Après tout, pourquoi n'y a-t-il pas de fusillades dans les expositions d'armes à feu? Ou encore en Suisse, où le taux de port d'armes est l'un des plus élevés sur la planète? Parce que les gens là-bas sont armés pour se protéger des menaces. Même si 100 000 réfugiés syriens venaient d'un seul coup et que, parmi eux, il y avait des jihadistes, la sécurité du pays n'en serait pas menacée si le port d'armes était plus libre.

Bref, si les électeurs veulent protéger leurs droits constitutionnels, particulièrement le port d'armes, ils doivent s'assurer d'élire les bonnes personnes. Une Clinton à la Maison-Blanche veut dire une accélération du désarmement et une multiplication des massacres - qui, curieusement, se produisent (presque) exclusivement dans les endroits où les armes sont interdites. Comme si l'aura protectrice d'une telle enseigne ne fonctionnait pas...

Et fait intéressant en terminant: le tueur était un démocrate enregistré. Moi qui croyais que seuls les républicains tuaient...

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