Pierre Côté

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La guerre des pancartes!

Publication: 22/08/2012 10:16

On ne peut les manquer, il y en a partout. Mais cette fois-ci, l'analyse de chacun des partis me fascine. En commençant par les libéraux. On ne s'y trompe pas.

Tellement « corporative » leur approche qu'il faut se demander si ce parti ne voit pas le gouvernement comme un business. Des photos de rapports annuels. Impeccables, tous bien coiffés, tous portent le complet sombre et la chemise blanche. Pas de fumeux de pot là-dedans, c'est sûr. Pas de piercing, pas de tatoo, pas de barbe, pas de cheveux longs. Straight. La ligne de parti, à ne pas déroger d'un centimètre.

Un député m'a déjà dit que le parti libéral était un parti d'abord d'intérêts. Pas de doute. En fait, ce n'est pas un parti, c'est davantage un club. Et un club, ça travaille pour ses membres. Ah oui! Félicitations au photographe et au retoucheur, particulièrement pour la photo de Jean Charest. Très bonne. On dirait presqu'un chérubin. On dirait presque qu'il a l'air sympathique.

La photo de Pauline Marois est bonne elle aussi. Elle a l'air reposé et serein. Pas évident avec l'année qu'elle a connu. La technologie permet des miracles. Le visuel de la campagne est cependant fade, sans contraste et encombré inutilement (pourquoi le Q en fond de scène?). Les candidats ne semblaient pas avoir de ligne de conduite, alors, c'est un peu n'importe quoi.

La CAQ. Ah, la CAQ! Quelle stratégie? On met François Legault sur les affiches de tous les candidats, en arrière-plan. Le Saint-François, qui veille sur ses jeunes brebis sans expérience. On sent bien que ce parti est celui d'un seul homme. À part quelques gros noms, les candidats sont peu ou pas connus, alors on mise le tout sur le boss. Pour moi, la faiblesse de l'équipe et la centralisation sur le chef me font réfléchir. Quant au visuel et au graphisme, quelconque, sans plus. Pour ce qui est du logo, allez comprendre.

Enfin, Québec solidaire. La pire erreur lorsqu'on a pas beaucoup de budget, c'est de se diluer. Et bien je ne sais pas qui les conseille, mais c'est exactement ce qui arrive. Un peu d'Amir ici, un peu de Françoise là, un peu (très peu) de candidats là-bas et en plus, trois ou quatre thématiques sur des éléments de leur programme. Il ne manque qu'un chausson.

Les photos sont quant à elles ordinaires. Amir Khadir semble fatigué et absent. Et une chose que je ne comprends pas. Pourquoi, parce que l'on est proche du communautaire, du social et des gens ordinaires faut-il avoir l'air ordinaire? Pourquoi ne pas embellir ce positionnement, le crier haut, fort, en couleurs et avec panache? On dirait que c'est une tare de « looker » lorsqu'on vient de ces milieux. Et vous savez, il en coûte le même prix de faire une bonne ou une mauvaise campagne publicitaire.

 
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