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Je suis Annabelle

15/02/2015 08:40 EST | Actualisé 17/04/2015 05:12 EDT

Délicate, on la devine déjà sensible à l'affection de sa mère qu'enchante cette vie nouvelle. Et moi je redécouvre les heures claires de mes enfants à leur naissance quand l'existence ne leur avait encore révélé aucune de ses vicissitudes.

Ici, nous touchons au miracle. Miracle maintes fois renouvelé me direz-vous, mais miracle, un vrai, quand même : celui de l'instant indicible où la vie a surgi dans le sanctuaire maternel puis s'est développée de la tête d'une aiguille à la forme définitive d'un bébé.

Quel choc ce doit être que de quitter le ventre douillet et sécurisant de sa maman pour débarquer dans une lumière crue et des bruits bizarres, le corps brusquement affranchi des parois de douceur qui le berçaient!

Une naissance est toujours un merveilleux exploit.

Annabelle est née le vendredi 23 janvier. Elle est simultanément devenue l'enfant, la petite-fille, la sœur et la cousine au sein d'une famille qui l'attendait avec une certaine appréhension : serait-elle de santé parfaite?

Elle l'est et le ravissement fut ineffable pour tous.

La ressemblance n'est pas encore franchement apparente, mais on reconnaît déjà sur son visage calme des affinités d'expressions et dans son regard chercheur qui n'est peut-être pas encore véritablement ouvert, on devine celui de Stéphanie, l'auteur de ses jours.

Ces jours deviendront des semaines, des mois puis des années et Annabelle, une enfant, une adolescente puis une femme. Ainsi va la vie qui court et vole vers des lendemains qui ne chantent pas toujours.

Et ses parents auront la nostalgie des premières heures, des premiers jours quand parfois la vie de leur fille prendra des couleurs de drame, d'amours déçues, d'échecs douloureux. Au plus fort des orages, elle n'en demeurera pas moins l'enfant chérie comme le sont tous les enfants du monde quand la vie est assez généreuse pour qu'ils ne cessent de se nourrir au clan familial. Cet amour inconditionnel permettra à Annabelle de cumuler les victoires.

La semaine de sa naissance en fut une d'horreur en France. Il est ainsi des mercredis où l'on pleure et des vendredis où l'on chante. Il ne faut donc pas désespérer de la condition humaine tant et aussi longtemps qu'elle nous permettra des moments d'aussi intense félicité que la naissance d'un enfant.

Souhaitons que ces temps ne soient jamais révolus.

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