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Pourquoi je me lance dans la course à la direction du PLQ

05/10/2012 08:13 EDT | Actualisé 05/12/2012 05:12 EST
PC

Mercredi matin, à Montréal, j'ai annoncé ma candidature à la direction du Parti libéral du Québec et mon engagement envers l'équipe libérale au terme de la course qui débute.

Je me lance dans cette aventure, car j'ai la ferme conviction d'être celui qui est en mesure de rassembler tous les libéraux: ceux d'aujourd'hui, ceux d'hier, de même que toutes les Québécoises et tous les Québécois qui voudront se joindre à nous.

Je me reconnais dans ce grand parti qu'est le PLQ, dans ses valeurs et dans les équilibres définis par Claude Ryan :

  • Croissance économique, justice sociale;
  • Identification au Québec et appartenance au Canada;
  • Attachement aux libertés individuelles, démocratie et respect de la société civile.

Sous l'impulsion de notre Commission-Jeunesse, le PLQ a plus tard ajouté l'équité entre les générations à cette liste. Si notre formation politique a su, depuis les 50 dernières années, s'inscrire dans les grands débats du Québec, c'est bien grâce à l'influence marquante de notre Commission-Jeunesse.

Toutes mes expériences professionnelles ont renforcé ma conviction que la justice sociale et la qualité de nos services publics dépendent de la vigueur de notre économie, et de notre capacité à soutenir l'innovation et le désir d'entreprendre. Il n'y a pas d'avancées sociales possibles sans les moyens de les mettre en œuvre. Notre culture et notre langue nous rendent distincts. Une économie forte assure la liberté de nos choix. Cette vision est celle du PLQ depuis sa fondation, et je souhaite aujourd'hui, plus que jamais, qu'un nombre grandissant de Québécois s'y reconnaissent.

Au cours de cette campagne, je veux présenter mes priorités aux militants, écouter les leurs et qu'ensemble nous revitalisions notre programme, particulièrement sur les enjeux suivants:

Le développement économique et la justice sociale :

Je crois en une économie dynamique qui fait du savoir un levier de développement, qui donne le goût à nos jeunes d'étudier et de réussir. Une économie qui donne à nos investisseurs la capacité d'innover et de développer leurs entreprises dans le respect des principes du développement durable. À cet effet, le Plan Nord et l'ouverture vers l'Europe, deux grands héritages de Jean Charest, nous montrent le chemin vers de nouveaux espaces.

Il faut également introduire plus largement la nouvelle économie, celle du savoir, de l'innovation et des technologies afin que notre jeunesse puisse réaliser ses rêves. Pour ce faire, j'entends mobiliser nos institutions d'enseignement postsecondaire partout au Québec.

Une économie dynamique est nécessaire afin de soutenir nos programmes sociaux qui, eux aussi, nous définissent.

L'équité entre les générations :

Nous devons respecter la capacité de payer des Québécois et éviter de transmettre un fardeau trop lourd aux générations futures.

L'économie mondiale demeure fragile, les défis seront nombreux. Nous avons donc la responsabilité de faire les bons choix, de revenir -- et de demeurer -- à l'équilibre budgétaire, de diminuer le niveau d'endettement du gouvernement et de contrôler la croissance des dépenses publiques.

Le respect de la démocratie :

Comme plusieurs Québécois, je souhaite un changement de ton dans le discours politique. Je souhaite des débats francs, dans le plus grand respect des personnes et des institutions.

Le PLQ doit y jouer un rôle important en se modernisant à nouveau, en faisant une place encore plus grande aux bouillonnements d'idées et en redonnant aux militants une plus grande emprise sur les enjeux ainsi que les orientations.

L'identité québécoise au sein de la fédération canadienne :

Aucun parti n'a le monopole de la fierté et de la promotion de l'identité québécoise. La fierté d'être Québécois est partagée par tous les Québécois. La définition de notre caractère unique doit se poursuivre au Québec, par le Québec. Mais elle doit s'ouvrir à tous ceux et celles qui désirent y apporter leur voix. Nous devons cependant rester fermes sur nos principes : primauté de la langue française, égalité entre les hommes et les femmes, respect de la Charte des droits et libertés de la personne, et neutralité religieuse de l'État.

Cette définition de l'identité québécoise est en tout point compatible avec notre appartenance à la fédération canadienne, et le cadre fédéral permet l'expression complète de notre caractère unique. Si je choisis le fédéralisme, ce n'est pas parce qu'il est rentable, un moindre mal ou le résultat de notre histoire. C'est parce qu'il est porteur de principes de vie commune qui nous amènent vers de plus vastes horizons :

Un espace unique, envié partout sur la planète, de partage démocratique, économique, culturel et social. Le Québec doit rester un leader de cette fédération, un repère pour les Francophones d'Amérique.

C'est animé de cette vision que je me présente aux militants du Parti libéral du Québec.

Aujourd'hui marque le début de l'écriture de cette nouvelle page de l'histoire de notre parti. Je convie les militants de notre formation politique à en partager la signature avec nous.

Ensemble, nous rassemblerons d'abord les Libéraux et, par la suite, les Québécois autour d'un projet inclusif fondé sur le respect et la fierté, le développement et le partage, la responsabilité et le courage.