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Profession: parent

29/09/2013 11:36 EDT | Actualisé 30/11/2013 05:12 EST

Ils feraient n'importe quoi pour le bonheur de leurs petits morveux. Ils sont prêts à tout donner, tout accepter, tout tolérer, tout acheter, tout vivre, tout entendre, du moment que leurs petits monstres l'ont demandé gentiment. Et même s'ils ne l'ont pas demandé gentiment.

Mais ont-ils raison? Ou l'ont-ils perdue, la raison?

Depuis que les enfants sont devenus des rois et ont obtenu des droits, les parents ont perdu les leurs et sont devenus des esclaves. Et en perdant leurs droits, ces papas et ces mamans semblent avoir perdu aussi le droit de s'étonner, le droit de se fâcher, le droit de ne pas être d'accord, le droit de laisser les enfants se casser la gueule tout seul, de se faire bobo sous les yeux de leur prof, d'attraper les microbes des camarades de classe, de se rouler dans la boue, d'attraper les poux des copains, le droit de rappeler qu'eux, les parents, ont été des enfants avant que les leurs ne le soient...

Trop de parents démissionnent de leur rôle et abdiquent pour avoir la paix. C'est tellement plus facile de laisser faire et de laisser dire, tout de suiiiiiiite. Et advienne que pourra pour demain.

Après des siècles d'éducation, des millénaires d'apprentissage (apprenti sage), il a suffi de quelques décennies, même pas, quelques années, pour que les petits et les moyens prennent le dessus sur les grands, que les enfants fassent la loi à la place de leurs parents. Et qu'est-ce que ça donne? On a, je crois, perdu le sens de vivre ensemble parce qu'on a laissé croire à des enfants qui maintenant sont devenus grands qu'ils étaient le centre de l'univers.

Le jour où elles ont cru que tout leur était dû, des générations de mal élevés ont exigé de l'avoir, tout de suiiiiiiiite. Mais n'allez pas croire que pour l'avoir, elles étaient prêtes à faire quoi que ce soit. Ne comptez pas sur elles pour participer massivement au débat électoral ou pour aller voter. On n'a bien eu un sursaut de participation citoyenne au printemps dernier, mais combien seront là pour prêter leurs voix au prochaines élections?

Le comble, c'est que ce n'est même pas de leur faute. C'est celle de leurs parents.

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