Avec l'annonce imminente du vrai déclenchement des élections, on a droit à la valse accélérée des candidats vedettes et des aspirants à une limousine. Un jour, c'est le PQ qui recrute un ancien journaliste de Radio-Canada, un autre, c'est une vedette du petit écran qui hésite entre Québec Solidaire et la Coalition pour la Constituante, et pendant ce temps le PLQ cherche dans ses fonds de tiroir une star qui voudrait embarquer dans le petit train du plan Nord. On lance ici un jeune loup de la lutte étudiante dans la bataille, et là, on met en piste un chroniqueur politique bien connu. Mais qu'est-ce qui se cache derrière ce ballet d'étoiles filantes?
Comme à chaque élection, les noms connus et ceux qui voudraient se faire connaître se bousculent aux portillons. C'est courageux de la part de ces personnalités qui, dans la plupart des cas, avaient des jobs steady, des salaires réguliers, un avenir plein d'espoir ou des économies dans un paradis fiscal. Passer du côté des mal-aimés, des critiqués de toutes parts, des condamnés sans procès et, dans certains cas, des perdants d'avance, est une preuve d'engagement et de convictions. Chapeau! Mais est-ce une garantie d'intégrité et d'efficacité pour le citoyen qui doit voter ?
Aujourd'hui, on vote trop souvent pour une face connue au lieu de voter pour une tête bien pleine.
Qui lit le programme des partis? Qui se fait une idée en étudiant les propositions de chacun? Qui remplit son bulletin de vote, quand il vote, en connaissant les candidats, leurs parcours, leurs idées et leurs visions? Qui vote avec sa raison plutôt qu'avec son 7Jours? Qui participe au scrutin après mûres réflexions plutôt qu'après un jugement bâclé fait de la lecture de chroniqueurs douteux, l'écoute d'émissions de variétés et le zapping des grands titres des nouvelles? Et qui, après les élections, ne chiâlera pas en beuglant «J'ai pas voté pour ça»?
Personnellement, je m'ennuie des penseurs de notre société, des intellectuels et des sages. Malheureusement, ces gens d'idées et de vision n'ont souvent pas la tête de l'emploi et ne sont pas à l'image de ceux pour qui vous allez voter. Rappelez-vous de Louis Bernard, le candidat malheureux au poste de chef du Parti Québécois. Il n'avait pas le physique d'un jeune premier ou la tignasse fournie d'un frisé sûr de lui, mais il avait des idées profondes et des convictions solides.
Vous voulez des vedettes ? Et bien dansez maintenant!
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- Jean-Jacques Rousseau
Remarquez, c'est compréhensible. Il faut pratiquement avoir la vocation, pour entrer en politique. Lorsqu'on accepte un poste de décision, on sait qu'à chaque fois qu'on aura à prendre position, on fera 50% de contents et 50% de mécontents. Cela doit devenr extrêmement lassant et éprouvant d'être constamment vilipendé et conspué, sur la place publique, surtout à l'ére des médias sociaux, ou le moindre de vos soubresauts est analysé, décortiqué. De plus, lorsqu'on est en politique, si l'on ne pige pas dans la caisse de temps en temps, comme dirait l'autre, c'est pas le pactole, si l'on compare avec le privé.
Le résultat, c'est que la politique est devenue un repaire pour opportunistes de tout accabit.
On ne s'étendra pas sur le charme et l'esthétique de Jean Chrétien. Et René Lévesque n'était pas particulièrement l'émule de Brad Pitt. En contrepartie il avait du charisme à revendre. Jack avait du charisme, également. On a vu le résultat.
Cela dit, dans notre mode d'apparences, avoir une belle gueule ouvre bien des portes. Je prévois une remontée du PLC au Québec si Justin Trudeau en devient le chef. Il s'attirera bon nombre de votes, surtout chez la gent féminine, n'ayez crainte. Ceci au grand dam de Thomas Mulcair.
J'y aprendrais quoi, qu'on offrira des places de garderies aux contibuteurs du parti, des contrats de route aux firmes de génie conseil les plus généreuses, des subventions pour des infrastructures sportives à des corporations bidon, qu'on bradera les ressources du nord à vil prix, qu'on nomera des juges "post-it" , qu'on privatisera les services publics et tout ça aux frais des petites gens et au profit des Desmarais et cie ??
Est-ce que j'ai lu le programme de la CAQ?? , non, Est-ce que je le lirai ?? Comme dit son inspirant leader ... On Verra !!
Est-ce que j'ai lu le programme de QS, Non. Il me suffit de faire l'inventaire des "minuscules groupuscules" prposant des politiques "progressistes" pour savoir que sans se poser une seule question QS les a fait siennes et gagné 3 sympatisants.
Est-ce que je connais tout le programme du Parti Québécois ? non mais je sais qu'il parle d'éthique, d'espoir, de développement durable ordonné, de justice sociale, de propriété de nos richesse, et du PAYS
J'en sais assez
vous croyez réellement que je dois lire ça ??
Est-ce que j'ai lu le programme de la CAQ ?? non... Est-ce que je le lirai ...Comme dirait son emballant leader ... On Verra !
Est-ce que j'ai lu le programme de QS non mais j'ai compris que si un groupuscule vous dit que quoi que ce soit est "progressiste" QS l'endossera sans même se poser une question ?
Est-ce que je connais le projet emballant du PQ : OUI , je ne connais pas tous les détails du programme, je ne connais pas tous les éléments de la plateforme, mais je sais qu'elle parle d'espoir, de justice, d'éthique, de développement ordonné de bien commun ... et plus encore ... oui, même du pays
Est-ce que je dois vraiment lire le programme du parti Libéral pour me faire une idée ?? le croyez vous sérieusement ??
Ils n'ont pas dans leurs rangs des "vedettes". Pas non plus de sages ou penseurs. "Du monde ordinaire, des affaires: "l'équipe compétente".
Je pense qu'on doit avoir encore plus peur des candidats ordinaires que de ces vedettes qui ont beaucoup à perdre en "popularité". D'ailleurs, Léo Bureau-Blouin aura beau être une "vedette", c'est principalement un militant politique fort solide. Pierre Duchesne est peut-être une "vedette", c'est quand même un journaliste politique depuis 25 ans.
Jusqu'à-ce que le PQ embauche une chanteuse pop, je désapprouverai votre billet. Quoi que, c'est vrai que la politique québécoise manque cruellement d'intellectuels. Mais à chaque torchon sa guénille: le Québec n'aime pas les intellectuels.
@elgamin sur Twitter