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Vers une société féministement québécoise dans le futur...

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Projetons-nous dans l'avenir et tâchons de nous représenter ce à quoi pourrait ressembler notre société québécoise à l'apogée du féminisme militant. Sans doute à un avant-goût du paradis terrestre, non ? Où l'égalité homme femme serait enfin devenue la norme absolue ? Lançons-nous dans le temps, et consultons les entrefilets médiatiques du futur qui suivent, inspirés par cette idéologie dominante. Tâchons ensuite d'anticiper vers quels progrès le féminisme pourrait nous mener, ainsi que nos institutions, dont le Barreau du Québec. Les mêmes exemples pourraient tout autant provenir de tout pays occidental où le féminisme d'État a force de loi. Imaginez le bonheur...

Refus de don de sperme obligatoire

Le 21 février 2027, Marcel Labonté-D'amours a été condamné à 5000 $ d'amende et à 10 dons de sperme obligatoires pour avoir refusé sa contribution annuelle de cinq dons séminaux au Centre de procréation assistée du Québec (CPAQ). Comme si son crime n'était pas assez odieux, l'individu a également été reconnu coupable d'hétérosexualité au premier degré avec intention de faire jouir sa voisine, un fait malencontreusement attesté par celle-ci et par les témoignages de voisins accablés par les cris de la victime. L'agression étant survenue la nuit, l'accusé a été de plus reconnu coupable de tapage nocturne. S'ajouteront à sa peine initiale six mois de prison ferme.

Est-il nécessaire de rappeler que l'hétérosexualité a été criminalisée en 2022 à titre de déviance sexuelle patriarcale et ne peut exceptionnellement se voir autorisée qu'à des fins reproductives dans le cadre d'une union de fait ou maritale garantissant progéniture et pension à venir aux épouses souffrant de la même affliction hétérophile, hélas, toujours dominante dans notre société ! Les contributions obligatoires au CPAQ seront sollicitées du coupable manu militari, si nécessaire, et ce jusqu'à ce que sperme s'ensuive.

Violence conjugale par omission

Le 30 mars 2029, Carl Lebon-Paiement a été reconnu coupable de violence conjugale par omission, de désertion de foyer et de refus de s'acquitter de ses obligations alimentaires envers les enfants qu'il aurait éventuellement pu avoir avec Gisèle Malenfant s'il avait consenti à l'épouser 30 ans auparavant quand elle attendait qu'il lui en fasse la demande pendant leurs études collégiales. Non seulement la demande n'a-t-elle jamais été faite, d'où le chef retenu de violence psychologique par absence imposée, mais la victime, en proie à une violente dépression, a tenté à trois reprises de mettre fin à ses jours, deux fois par absorption massive de Life Savers, et une troisième en faisant de l'exercice.

Loin de représenter des circonstances atténuantes, le fait que l'homme n'ait jamais tenté d'entrer en contact avec la victime a au contraire aggravé son cas, tandis qu'il avouait candidement à la Cour ne même pas se souvenir de la plaignante. Compte tenu du fait que l'accusé, selon Mme Malenfant, aurait dû lui faire la cour il y a 30 ans, la fiancer l'année suivante pour l'épouser l'année d'après, et compte tenu aussi du fait qu'elle estime qu'il aurait dû lui donner au moins les trois enfants dont elle rêvait, pourquoi pas la même année sous forme de triplés, la Juge Lédoya-Khroshu a condamné l'accusé à verser une pension alimentaire pour la femme qu'il n'a jamais épousée et une autre pour les trois enfants dont il l'a si injustement privée.

Les montants des pensions tiendront compte du fait que, même adultes, les enfants auraient pu nécessiter le soutien financier de leur père pour faire de hautes études, et incluront des arrérages de 28 ans, la moindre des choses.

Les vraies victimes, enfin identifiées

Une autre sordide affaire de détournement majeur, survenue dans une école secondaire de Québec, a connu son juste dénouement, ce 3 octobre 2025, avec la condamnation de Jérôme Lamoureux, 15 ans, pour avoir honteusement séduit sa professeure de musique, Mme Jeanine Dupire, 32 ans, profitant ainsi du fait que la vie sexuelle de cette dernière avec son mari était, selon les dires de la victime, tombée au neutre. Le jeune délinquant devra subir une cure de désintoxication hétérosexuelle dans un centre jeunesse où il demeurera en garde fermée pendant deux ans. Nos sympathies à la victime qui, lentement, reprend goût à la vie. Espérons qu'elle saura retrouver une existence normale après une aussi bouleversante épreuve.

Une tragédie scolaire n'attendant pas l'autre, Guillaume Lefort-Têtu, 14 ans, a été reconnu coupable le 9 août 2027 de ne pas avoir compris les explications mathématiques de son enseignante, Martha-Théo Rêmes, 40 ans. L'agression est survenue dans une école secondaire de Shawinigan. Le fait que la victime ait admis au directeur de l'établissement ne pas avoir elle-même assimilé la matière enseignée n'a pas été retenu par la juge Lapierre-Durocher, qui a préféré prendre en considération le traumatisme évident de la plaignante, perturbée au point de suivre une thérapie chez les Alcooliques anonymes alors qu'elle n'avait jamais bu une goutte d'alcool. Une telle confusion a aussitôt éveillé l'empathie de la magistrate, restée sourde aux objections de simulation de la défense.

Ces regards qui violent

Un cas particulièrement vicieux d'agression sexuelle par contact visuel prolongé vient d'être sanctionné dans la région de Montréal ce 28 avril 2026. L'agresseur, Jean-Jacques Beauregard, partisan du Canadien de Montréal, a été reconnu coupable d'avoir ainsi agressé sa victime, une Femen qui lui barrait le chemin avant un match lors d'une manifestation contre les éliminatoires au hockey, sport patriarcal et misogyne. Cette atteinte à la pudeur a été jugée d'autan plus odieuse que la militante s'est vue bouleversée du fait que sa poitrine ne retienne pas davantage l'attention du forcené.

Par son geste délibérément violent, Beauregard a enfreint la plus récente disposition du Code criminel canadien sanctionnant tout regard adressé à une femme dont la durée excéderait 30 secondes, peu importe le contexte de l'agression. Line Laterreur-Lagacé, porte-parole du Groupe d'aide et de lutte contre les agressions à caractère X (GALACX), s'est dite réjouie de la victoire de sensibilisation remportée dans la reconnaissance de la violence sexuelle subie par les femmes.

Et notre militante de renchérir : « Nos dirigeants ont compris que l'ancienne statistique voulant qu'une femme sur trois sera un jour victime d'une agression sexuelle était bien en deçà de la vérité. En fait, trois femmes sur trois seront un jour agressées. On n'arrête pas le progrès. »

Les valeurs féminines

Même si les valeurs féminines innées ne peuvent exister, puisque les études de genre féministes ont démontré que ce qui différencie les hommes des femmes reste purement culturel et n'a donc rien à cirer de la biologie, lesdites valeurs sauront néanmoins guider notre société vers le nirvana idéologique où l'égalité homme femme sera enfin la norme. Imaginez un gouvernement féministe chez qui la suprématie des femmes, contrebalançant le patriarcat destructeur, étendrait sa bienfaisante influence dans toutes les sphères de la société pour son bien ultime! Moi, j'en frémis.

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