LES BLOGUES

Décliner une offre d'emploi? Et pourquoi pas!

22/06/2015 09:44 EDT | Actualisé 22/06/2016 05:12 EDT

Décliner une offre d'emploi est-il envisageable, surtout sur un marché du travail souvent complexe? Dire non peut paraître tout simplement... incompréhensible. Pourtant, à long terme, accepter un poste qui ne convient pas peut nuire à sa carrière plus gravement et durablement que de décliner la proposition.

De meilleures opportunités ratées

S'engager revient de fait à refuser toutes les autres propositions qui pourraient se présenter. Si l'on vient de débuter ses recherches, dire non à une opportunité intéressante, mais peu inspirante, peut s'avérer une sage décision. Car signer avec un employeur en dépit de doutes et réticences sur le poste et sur l'entreprise en pensant que l'on pourra toujours démissionner dans quelques mois, n'en vaut pas la peine. Cela dessinera un gros point d'interrogation dans son CV, mais obligera également à se confronter aux défis imposés par ce nouvel emploi sans tirer bénéfice des avantages liés au fait de rester fidèle à son employeur.

Se méfier de l'enthousiasme excessif

Avant de s'engager dans une démarche d'acceptation d'un poste, il est recommandé de prendre du recul pour faire la part des choses. L'offre qui paraissait si motivante lors de sa découverte, l'est-elle toujours après avoir eu plus de précisions sur le poste en question? L'enthousiasme a-t-il augmenté ou diminué au fil du processus de recrutement? Si à l'examen des conditions, les raisons objectives de refus s'accumulent, il est préférable de décliner.

L'adéquation, élément clé

Au-delà des conditions, d'autres facteurs sont à prendre en compte, comme la culture d'entreprise. Toute inadéquation ressentie dès les premiers contacts est un signal. Une question à se poser avant de poursuivre est celle de ses impressions : me suis-je senti à l'aise pendant les visites dans l'entreprise, en phase avec ses méthodes de travail et dans l'interaction avec la direction et le management? Là encore, il ne faut pas surestimer sa capacité d'adaptation à des pratiques et des relations qui ne correspondent pas à son profil. A long terme, ces impondérables risquent d'avoir plus d'importance que la qualité de la mission, la rémunération, le nombre de jours de congés...

L'évolution, une vraie motivation

Un emploi, aussi satisfaisant soit-il, peut détourner du parcours de carrière que l'on s'est tracé. Si le potentiel d'évolution offert par l'entreprise recruteuse s'avère faible, il y a sans doute tout intérêt à poursuivre ses recherches. C'est pourquoi il faut se faire clairement spécifier les perspectives réelles du poste, les possibilités de formation et de développement proposées.

En conclusion : des questions, sans hésitation

Accepter une offre est un engagement trop important pour être timide avec les responsables du recrutement. Certains candidats, par peur que leurs doutes soient mal pris, gardent leurs inquiétudes. Or, cela les empêche de prendre une décision rationnelle. En cas de signature, il y a fort à parier que la nouvelle relation professionnelle démarre sur un non-dit. Il ne faut pas oublier que si une entreprise s''intéresse suffisamment à un candidat pour lui faire une offre, elle sera a priori prête à dissiper ses inquiétudes. C'est dans l'intérêt des deux parties!

VOIR AUSSI :

Emploi : 10 clefs pour rebondir

Abonnez-vous à notre page sur Facebook
Suivez-nous sur Twitter