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À toute rédemption un sacrifice est nécessaire

01/06/2013 10:26 EDT | Actualisé 01/08/2013 05:12 EDT
AP
Parti Quebecois supporters cheer as election results are announced in Montreal, Tuesday, Sept. 4, 2012. The separatist party won power in the French-speaking province of Quebec on Tuesday night, but another referendum to break away from Canada isn't expected any time soon after the Parti Quebecois failed to win a majority of legislative seats. (AP Photo/The Canadian Press, Graham Hughes)

La cause indépendantiste doit passer par une forme de rédemption pour regagner de l'appui et de la notoriété publique. Qu'est-ce qui me fait dire une telle chose? La conclusion du Congrès de la Convergence nationale le 26 mai 2013 à Montréal, où visiblement une certaine forme de malaise était perceptible chez plusieurs devant l'absence d'un engagement profond et formel de la part du principal et, en apparence incontournable Parti québécois ainsi que de sa chef, absente!

Mais qui dit rédemption, dit sacrifice. C'était d'ailleurs le sens de la dernière phrase de mon texte, avant le Congrès de la Convergence nationale.

Depuis qu'il a pris le pouvoir en septembre 2012, le PQ et ses multiples trahisons, sa gouverne souverainiste avec balbutiement d'intention de modification de la constitution canadienne, avec une chef qui n'a jamais eu, n'a pas et n'aura jamais un jugement de la raison critique que tout chef d'État se doit d'avoir, le PQ est devenu le sacrifice que requiert la rédemption de la cause indépendantiste. Tout ce que l'on dit, tout ce que l'on fait, et tout ce que l'on ne fait pas dans ce gouvernement de Pauline Marois, cause un tort incommensurable à la notoriété de la cause de l'indépendance nationale du Québec.

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Certains se refusent à voir ce parallèle, mais plus le taux d'insatisfaction grimpe à l'égard des contre-performances de ce gouvernement péquiste (à près de 70% selon une tendance ascendante dans les sondages), plus l'appui à la cause de l'indépendance a tendance à suivre un courbe descendante. Toujours selon des sondages les plus récents, l'appui à l'indépendance du Québec oscillerait actuellement autour de plus ou moins 30 %. Au printemps 2005, l'appui était à 54% alors que Bernard Landry était chef du PQ.

Grimpez dans les rideaux, criez au scandale, faites toutes sortes de pirouettes. À la fin du jour, c'est devenu une vérité qui crève le regard serein de toute personne ayant le sens du réalisme, et j'en suis.

N'invoquez pas à la défense du PQ que ce gouvernement est minoritaire, c'est peine perdue comme argument en ce qui me concerne. Ni la Coalition avenir Québec ni le Parti libéral du Québec n'étaient (et ne sont toujours pas) en position de précipiter le Québec dans une élection hâtive.

Le PQ avait (et a) toujours le loisir de défendre les idées fondamentales de son programme (à la limite de l'acceptable pour une partie de la gauche de l'électorat) tout en bâtissant une véritable «fièvre» indépendantiste, surtout avec les nombreux dossiers du gouvernement conservateur qui nuisent carrément à tous les Québécois. Mais non, une véritable stratégie de terre brûlée est pratiquée par cet infâme gouvernement, le plus médiocre de toute l'histoire de ce parti. René Lévesque doit être train de fumer 10 paquets de cigarettes par jour dans sa tombe de Sillery tellement c'est honteux à sa mémoire tout ce que fait le PQ depuis le 4 septembre 2012.

Je l'affirme avec force et vigueur: le PQ doit être sacrifié pour que la rédemption de la cause indépendantiste soit possible, sans quoi, oublions-ça mes amis, s'en est fait de la nation québécoise comme pays indépendant!

Il est temps qu'un réveil brutal soit provoqué et c'est ce que je veux faire de manière ultime!

Il est minuit moins cinq, réveillons-nous en sortant de nos illusions!

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