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MissMe et Pop Montréal: une histoire de LOVE

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Pour une deuxième année, Pop Montréal, festival international de musique, et LOVE s'unissent afin d'aider les jeunes au prise avec une problématique de violence.

LOVE (Leaving Out Violence - Vivre sans Violence) est une organisation créé à Montréal en 1993 qui, par le biais de différents programmes de prévention et d'éducation, se dédie à mettre fin au cycle de la violence chez les jeunes.

Ainsi, le programme d'art-médias de LOVE offre aux jeunes l'opportunité d'exprimer leur réalité par l'art et de rebâtir leur estime de soi en partageant leurs réalisations avec la communauté.

Cette année, poursuivant sa collaboration avec l'organisation dans le cadre de ce programme, Pop Montréal a proposé l'artiste de street art MissMe comme accompagnatrice. Habituellement énigmatique - elle porte toujours une cagoule pour les photos afin de conserver son anonymat - celle-ci a accepté avec beaucoup d'enthousiasme de sauter dans l'aventure.

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©Photo Evan Schreiber - Muses of Eden

MissMe: «Quand ils m'ont approchée, j'ai discuté avec les organisateurs et je trouvais l'idée de cette collaboration très intéressante. Le travail de Love est très cool et on ne m'imposait pas trop de contraintes. Je n'aime pas les contraintes.»

MissMe, est une artiste touche à tout. Elle a fait de la direction artistique, de la danse, du jazz, de la littérature et même du cirque. Née à Genève, elle connait bien la réalité de Montréal puisqu'elle y vit depuis plus de dix ans. Ses œuvres (affiches et collants de toutes tailles), se retrouvent partout à Montréal et également sur certains murs de Miami, New York, Paris, Genève et autres grandes villes.

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En 2014, elle a été classée au rang des 15 femmes qui «tuent» en art urbain par le magazine Complex et elle a participé au festival Under Pressure et au festival Mural. En février 2015, elle a exposé en solo à la galerie Fresh Paint.

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Cette année, neuf jeunes de 14 à 21 ans, connaissant initialement le travail de cette artiste bien spéciale, se sont inscrits au programme d'art-médias.

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Sept des participants accompagnés de MissMe et de Nick. ©Photo Emmanuel Hessler

MissMe: «C'est toujours surprenant de découvrir que les gens nous connaissent. Ce n'est pas quelque chose auquel je suis habituée.»

La création de cette année, Pillars, sera une murale inspirée par cinq modèles, des héros bien réels, qui ont été choisis par le groupe: Chimamanda Ngozi, Kerry James, Sylvia Rivera, Ta'Kaiya Blaney et Emma Sulkowitz.

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©Photo MissMe

MissMe: «Ce ne sont pas des rôles ou des modèles classiques. Le choix peut paraître un peu underground mais il est basé sur les valeurs qu'ils représentent ou sur les idées qu'ils véhiculent. Il fallait que cela soit quelque chose de concret, de réel pour les jeunes. C'est un groupe très intéressant. Ils viennent de différents horizons parfois difficiles et il fallait que ça leur parle.»

Selon Nick, Jean Nicolas, coordonnateur senior responsable des projets spéciaux chez LOVE, MissMe a une manière intéressante de communiquer avec les jeunes.

Nick: «Pour les jeunes c'est une belle opportunité. Habituellement le programme d'art-médias explore le cycle de la violence à travers la photographie et l'écriture. Ainsi, l'an passé c'était Dominique Pétrin, artiste visuelle montréalaise qui était l'invitée. Avec MissMe, cela se passe par le dessin. Elle les amène à avoir une réflexion de société, à développer une pensée de manière critique et à découvrir que le procédé est aussi important que le résultat.»

Ainsi, afin de forger une dynamique de travail valorisante pour les jeunes, elle s'est donc engagée avec le groupe dans une démarche axée sur la discussion et le partage d'idées.

MissMe: «Il y a beaucoup de discussions. En fait, nous avons discuté deux jours avant de commencer le processus de création. Pour moi, tout commence avant le dessin. Le dessin est la manifestation des idées.»

Ainsi, MissMe leur apprend donc non seulement la technique du dessin et comment jouer avec les métaphores, mais également qu'ils peuvent faire des erreurs. Que cela fait partie du cheminement normal et qu'il faut s'inspirer de celles-ci.

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©Photo Emmanuel Hessler

MissMe: «Mon implication se veut honnête et mon challenge est de faire au mieux. L'écoute de groupe est fragile et primordiale. Cela demande de la motivation constante pour leur faire garder le focus. J'essaie de leur démontrer à quel point leur participation va compter pour eux.»

Elle espère qu'après les deux semaines de collaboration les jeunes auront reçu les outils nécessaires pour poursuivre leur démarche par eux-mêmes et se préparer pour l'expo de septembre. Ensuite ils travailleront avec l'artiste pour faire le montage de l'exposition de cette œuvre collaborative qui sera dévoilée le 16 septembre prochain. Elle sera ensuite sera présentée sur la façade du quartier général du festival (soit les Quartiers POP, au 3450 St-Urbain), pendant les cinq jours du festival.

Un événement à mettre à votre agenda.

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Pour en découvrir davantage sur le graffiti et l'art de rue à Montréal, consultez le site If walls could talk MTL ou suivez-nous sur notre page Facebook.

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