Même si les carottes sont archi-cuites pour les libéraux, les tenants du vote prétendument stratégique ne cessent d'en remettre.
Ils confirment leur filon, à travers de fines analyses, notamment celles de Mathieu Bock-Côté et du Nouveau Mouvement pour le PQ... euh, pardon, pour le Québec : il y a d'un côté l'intelligence, la vision et le pragmatisme du stratège, et de l'autre, l'émotivité de l'idiot utile qui ne se rend même pas compte qu'il vote contre ses propres intérêts. Sauvons-le de lui-même! Toutes bardées de tableaux comparatifs, de mathématiques ronflantes et de circonvolutions réthoriques qu'elles sont, ces analyses tiennent de la prétention pure et simple.
Comme si il n'y avait pas de stratégie et de raisonnement dans le choix assumé d'appuyer une offre politique autre que celle du PQ en toute connaissance de cause. Le vote d'émotion, de réaction épidermique et de partisannerie, ici, c'est bel et bien celui qui ne peut penser l'avenir qu'en termes de victoire du PQ sur le PLQ à n'importe quel prix.
Et si le PQ gagne et s'enfonce, comme cela lui est arrivé chaque fois qu'il a cherché le "moment opportun " et les " conditions gagnantes ", dans la gouvernance provinciale à perte de vue, pour donner, à terme, un bilan relativement semblable à celui du PLQ ? Je n'invente rien, c'est ce qui s'est produit de 1995 à 2003. N'y a-t-il pas un risque important que la même recette n'aboutisse à ce même résultat à l'avenir ?
L'appui souverainiste a-t-il déja progressé significativement pendant que le PQ gouvernait? Les moments d'éveil politiques les plus intenses des cinquante dernières années ne se sont-ils pas produits lorsque les libéraux étaient au pouvoir? Ah, oui mais, oui mais... je sais, ils sont méchants, les libéraux; ils sont le mal en personne. Pourtant, ils ont le don de nous mobiliser comme personne d'autre! Pourquoi ne profiterions-nous pas d'eux pour mettre sur la table une offre indépendantiste claire et pleine de cette énergie que l'opposition nous donne, au lieu de proposer sans conviction du manger mou déprimant, dans la perspective d'un pouvoir provincial fait pour nous rendre incapables et toujours plus provinciaux ?
Et si, à l'inverse, appuyer de nouveaux partis permettait, par le jeu d'une saine concurrence dans le débat politique, de faire avancer de nouvelles idées, de nouvelles visions qui pourraient rencontrer leur destin bientôt, comme celle du PQ de 1968 trouva le sien en 1976, ou même comme Mario Dumont put tasser tout le spectre politique à droite sans jamais gouverner? Et si, sait-on jamais, la présence d'Option nationale faisait en sorte, ou aidait à ce que le Parti québécois, contre toute attente, agisse concrètement en faveur de l'indépendance du Québec ?
Non, le vote péquiste déguisé en "stratégie" n'a pas le monopole du bon sens et de la sagacité. Il y a une foule d'arguments solides en faveur d'un autre comportement électoral; aux inconditionnels du PQ d'en prendre acte.
Quant à moi, ma stratégie préférée, c'est de voter pour Option nationale!
Vous êtes passé rapidement, dans mon esprit du moins, de vent de fraicheur et d'intelligence à nuisance insignifiante. Et cela même alors que JM Aussant demeure à mes yeux le politicien le plus brillant et prometteur de notre époque.
Dès la première phrase commencent les incongruités:
(1) «Même si les carottes sont archi-cuites pour les libéraux»
Comme les sondages ont toujours sous-estimés les libéraux, en particulier parce que le vote par anticipation les avantage, personne ne peut dire quelle sera l'issue du scrutin, et si les libéraux vont effectivement manger la râclée qu'ils méritent. Et a fortiori, personne ne peut prévoir qu'ils sont «archi-cuits»!
(2) «les tenants du vote prétendument stratégique ne cessent d'en remettre.»
si l'un des libéraux ou de la CAQ ont plus de députés que les deux autres gros, ces deux-là peuvent faire durer un gouvernement minoritaire assez longtemps, donc e succès des libéraux n'est pas seul en cause dans le vote stratégique.
C'est profondément injuste ou ignorant de dire cela. Les bilans ne peuvent pas être mis sur le même pied d'égalité. Seriez-vous capable de répertorier 100 scandales et fourberies péquistes comme l'a fait Geneviève l'obstineuse?
(4) «celui qui ne peut penser l'avenir qu'en termes de victoire du PQ sur le PLQ à n'importe quel prix.»
Quel est donc ce prix si scandaleux que le Québec devrait payer pour avoir un gouvernement péquiste plutôt que Caquiste-libéral??
(5)«L'appui souverainiste a-t-il déjà progressé significativement pendant que le PQ gouvernait?»
Oui. Passant de
Les libéraux de Jean Lesage oui. Pas ceux de Charest.
Et encore, avec votre discours, vous ressemblez à un amateur de sport extrême qui recherche de l'intensité. Le Québec mérite des résultats.
En 2001, j'étais convaincu que le Sommet des Amérique allait changer le Québec, et que plus rien ne serait pareil. Parizeau lui-même regrettait l'Aléna, on se dirigeait vers une économie équitable, altermondialiste et communautaire sans précédent. Mais en fait, ça n'a rien changé. Pour l'instant, les carré rouges et le mouvement Occupons n'ont rien changé. Vivre entre nous des moments d'intensité dans la rue, pendant que d'autres usent et abusent du pouvoir, à cet instant critique pour l'humanité et le Québec, non merci!
1) Ce n'est pas qu'une affaire de sondages. Les libéraux sont bel et bien au bout du rouleau, selon tous les indicateurs possibles et imaginables. Mais cela demeure, j'en conviens, une affaire d'interprétation.
2) En effet, j'ai oublié la CAQ dans ce texte. Mais vous pouvez l'ajouter là où je parle des libéraux, et le sens de mon propos reste le même.
3) Dire que c'est injuste sans le démontrer ne suffit pas. Au delà de la chronique quotidienne des petits et grands scandales qui finissent par défaire les gouvernements usés, vous ne trouverez pas un expert objectif pour affirmer hors de tout doute qu'il y a une différence extravagante entre les bilans PQ et PLQ des vingt dernières années. Et j'ai bien dit "relativement semblales".
4) Le prix ne s'apprécie qu'en fonction de vos objectifs politiques. Le prix d'une élection du PQ, c,est de prendre le risque de rejouer le film de l'attente d'un référendum qui ne vient jamais. De mon point-de-vue, c'est un grand risque.
6) Vous oubliez très commodément Bourassa -- des épisodes absolument hauts en intensité -- et le printemps dernier dont vous laissez entendre qu'il ne change rien, qui a pourtant débouché sur une politisation massive de la jeunesse comme je n'en ai jamais vue. Est-ce que le PQ au pouvoir, depuis 1995, a davantage "changé" les choses ? On peut difficilement l'affirmer.
Votre attitude à vous, les extrémistes, ne fait rien de bien pour la cause. Elle la fait reculer. Votre parti est une erreur de parcours sur le chemin de la souveraineté. Je suis souverainiste et je ne veux pas de référendum hâtif, et je ne veux pas de déclaration de l'indépendance avec moins de 50 % des voix. Pour moi ce serait suicidaire et irraisonné.
Je crois dans l'approche de Mme Marois. Un référendum en temps opportun.
Au plaisir de discuter plus sereinement avec vous bientôt !
Pauline Marois attend le feu vert,et avec un potentielle supérieur qui se situerai entre 8 milliards pas année jusqu'a 16 milliards, alors elle aura un argument de poids pour convaincre les indécis et les insécure qui sont a la merci de chèque de l'état et de finalement voté oui et bonifié leurs chèques. a la naissance du Pays Québécois
l'argent est le nerf de la guerre et rien d'autre pour gagné n'importe quelle bataille!
Aussant est bien bon en économie mais moi je vais pas attendre 3 autre mandat comme lors de la fondation du PQ pour voir sont parti levé et voir ne jamais voir l'indépendance car la démographie est contre nous et les immigrants voterons jamais a plus de 2% pour le OUI! Ils sont venu au Canada et non au Québec dans leurs tête.
La CAQ est le seul choix logique sans réserve pour la masse silencieuse non Politisée !
Le peuple soviétique aussi a été tenu dans l'ignorance, les chinois aussi.
C'est l'essentiel de votre politique. Ignorance, démagogie et propagande.