La gravité de la situation humanitaire est telle qu'elle risque d'échapper à tout contrôle, faute de réaction et de moyens suffisants pour y répondre. La communauté internationale, prisonnière de l'impasse politique de ce conflit, semble paralysée. Alors que cette catastrophe qui se dresse devant nous devrait pousser à une action politique, il semblerait que c'est aux acteurs humanitaires qu'a été passée l'impossible tâche de «gérer le conflit».
Différentes menaces djihadistes se manifestent à travers le monde. Les Occidentaux se sentent en pointe sur la question et proposent leur aide aux moins bien avancés. Pourtant, au vu de nos expériences respectives, force est de constater que personne n'a trouvé la bonne recette... et que les Africains pourraient aussi bien proposer la leur!
Toutes les deux heures, les mines, les bombes à sous-munitions et autres restes explosifs de guerre font une victime dans le monde. 72 % des victimes de ces armes sont des civils, dont 42 % d'enfants. Malgré deux traités d'interdiction, celui d'Ottawa, adopté en 1997, qui interdit les mines antipersonnel et celui d'Oslo, adopté en 2008, qui interdit les bombes à sous-munitions, certains pays continuent d'avoir recourt à ces armes. Aujourd'hui, c'est au mépris du droit international humanitaire que des mines antipersonnel et des sous-munitions sont utilisées en Syrie dans le cadre du présent conflit.