Suite à la démission du bibliothécaire et archiviste du Canada, Daniel J. Caron, nous exhortons le gouvernement à consulter le milieu des bibliothèques et des archives pendant le processus de sélection de son remplaçant.
Le ministre de l'Enseignement supérieur Pierre Duchesne en a fait un de ses chevaux de bataille, la Journée nationale des Patriotes ayant de nouveau fait ressurgir la question de l'enseignement de l'histoire au Québec et je m'en réjouis grandement. Il est de notre devoir d'appuyer toutes mesures qui feront en sorte que l'on cesse de former des incultes, des ignorants quant aux fondements historiques de leur nation au Québec.
Samedi 18 mai, se tenait à Montréal la manifestation «Un statut pour tous et toutes», qui comprenait quatre contingents qui convergeaient tous au centre-ville. Tout comme les autres rassemblements qui se sont déroulés les dernières semaines, celui de samedi s'est fait dans une ambiance festive. Pourtant, les autres manifestations ont été réprimées par vos services et ont donné lieu à des arrestations de masse. J'aimerais donc que vous expliquiez à la population sur quels critères vous vous basez pour appliquer le règlement P-6.
Des études en médecine, c'est une aventure folle qu'on commence très jeune. C'est une sur-stimulation continuelle, une quantité inimaginable de matière à ingérer dans des laps de temps limités. C'est incroyablement excitant, mais par moment épuisant. On pourrait facilement penser que ça laisse peu de place à autre chose. Faux.
Les données issues de la recherche en santé montrent qu'il faut améliorer le sort des personnes qui reçoivent de l'aide sociale. Le lien étroit qui existe entre la pauvreté et une mauvaise santé est irréfutable. Il a été mis en évidence régulièrement à diverses périodes de l'histoire, dans différentes parties du monde et parmi différents groupes de personnes.
Comment peut-on concilier la plus grande liberté individuelle possible et l'égalité entre tous au sein de la communauté? Voilà un paradoxe politique fondamental et on ne peut plus actuel. Au Québec comme ailleurs, un discours de droite pseudo-libertarien affirme haut et fort que ce paradoxe est insoluble - on peut le lire sur toutes les tribunes: à lire et à écouter ses auteurs, la gauche serait liberticide en défendant l'intervention de l'État (notamment) pour favoriser une plus grande justice sociale, à combattre les inégalités socioéconomiques.
On a les héros qu'on mérite et les Québécois, qui ont une piètre estime d'eux-mêmes, éprouvent sans doute du mal à accorder de la grandeur et de la vertu à de leurs semblables. Le cas est particulièrement évident avec nos hommes et nos femmes politiques qui se sont portés à la défense de nos droits à travers l'histoire. Alors que la France célèbre Clémenceau et de Gaulle, et les États-Unis, Washington et Roosevelt, le Québec a plutôt pour héros des bagarreurs pugnaces, de Louis Cyr à Maurice Richard, des hommes « de peu de mots ».
Il existerait un déséquilibre systémique et récurrent: alors que la population anglophone du Québec compte pour moins de 9 % de la population totale, les universités anglophones du Québec recevraient quelque 25 %, et plus, des fonds du gouvernement québécois et quelque 35 % de l'aide du gouvernement fédéral. Ceci revient à dire que les universités québécoises francophones ne reçoivent pas leur juste part.
Le choc ressenti par les Canadiens à la suite de la récente tragédie au Bangladesh montre qu'en tant que pays, nous nous soucions profondément du bien-être d'autrui et nous voulons des pratiques commerciales responsables et l'absence d'exploitation des travailleurs. Le statu quo n'est pas une option. Il est plus que temps d'adopter des mesures pour responsabiliser davantage les entreprises canadiennes qui mènent des activités ou font de la sous-traitance à l'étranger.
L'ombre derrière le projet de loi C-377 porte un nom et ce n'est pas celui du député conservateur d'arrière-ban qui a été utilisé pour cacher la source véritable de cette offensive antisyndicale sans pareil au Parlement canadien. Il s'agit plutôt d'un puissant groupe d'intérêts antisyndical, Merit Canada, créé par huit associations provinciales d'employeurs de la construction, prêtes à tout pour combattre le droit des travailleuses et des travailleurs à se regrouper pour défendre leurs intérêts.
Dans son dernier projet de loi omnibus (C-60), Stephen Harper a décidé de s'en prendre à l'indépendance de près de 50 sociétés d'État et au droit à la négociation collective. Après avoir mis en place un très coûteux registre des syndicats avec le projet de loi C-377, il continue de s'attaquer aux mouvements de travailleurs sans même considérer les impacts sur notre économie, sur la qualité des services, et sans même en évaluer la constitutionnalité.
Vous avez rencontré l'amour lors d'un voyage dans le Sud? Vous souhaitez que l'heureux ou l'heureuse élu(e) de votre coeur puisse venir vivre avec vous au Québec? Ou mieux encore: vous l'avez rencontré ici même et vous souhaitez ardemment que cette personne - qui n'a aucun statut valide au Canada - puisse tout de même rester auprès de vous. Alors, c'est décidé, vous allez l'épouser...
Le dernier billet de Bruno Massé sur le Huffington Post Québec est cinglant, accusateur, dénonciateur, mais, surtout, il n'est ni nouveau, ni original. Ce blogue est le chapitre le plus récent aux cinquante dernières années de diabolisation de la droite et du conservatisme. Ces dernières ne sont pas pareilles quoiqu'en pense l'auteur de La psychologie des conservateurs. Mais ce qui frappe le plus dans ce billet c'est à quel point Massé utilise l'objectivité de la science pour en faire un argument moral qui à comme objectif d'exclure une pensée politique et philosophique du débat public.
Nul doute que c'est par calcul politique que la Coalition avenir Québec (CAQ) propose de réduire le nombre d'élus à Montréal: elle a bien besoin de percer sur l'île, mais cela ne l'empêche pas d'avoir raison. On sait que Montréal est surgouvernée avec ses 103 élus et ses 19 arrondissements.
On la veut universelle cette liberté d'expression, et on la croit bien établie en Occident. Mieux encore, on en souhaite le triomphe dans les États dictatoriaux. Sommes-nous bien sûr que cet acquis, en Occident même, est universel et pérenne?
Je crois en l'égalité entre hommes et femmes et, en fait, on peut même se demander qui oserait ne pas l'être? C'est dans l'ordre des lapalissades, de ces vérités absolues, car, après tout, et pour citer Cheris Kramarae et Paula Treichler, « le féminisme est l'idée radicale que les femmes sont des gens ». Ceci étant dit, on ne peut affirmer que j'en suis son porte-étendard ou que je supporte les positions de ses plus ardents défenseurs, mais, parfois, il arrive qu'une situation me fasse rire tant elle est ridicule et donne du maudit bon matériel à blogue.