La loi 78 adoptée par le gouvernement du Québec et ses atteintes aux libertés individuelles ont occupé beaucoup d'espace médiatique au cours des dernières semaines. Ceci a fait tomber dans l'oubli l'assaut frontal que le gouvernement Harper a lancé contre la protection de l'environnement et nos institutions démocratiques dans son projet de loi C-38, qualifié de « mammouth » en raison de son envergure
Devant la réaction massive des jeunes suite à la hausse des frais de scolarité, les Forums jeunesse auraient pu organiser des débats pour favoriser l'échange d'idées, organiser des panels d'experts pour que les jeunes comprennent mieux les enjeux en cause, superviser les votes de grève pour stimuler l'intérêt à la démocratie. Mais non. Rien.
Devions-nous rire en réaction aux propos de Gilbert Rozon, président du Festival juste pour rire, dans l'émission 24 heures en 60 minutes d'Anne-Marie Dussault sur RDI, ce mercredi 23 mai 2012? En fait, je n'ai pas ri du tout! Ce n'étaient pas des blagues! C'est avec beaucoup de sérieux que M. Gilbert Rozon s'est exprimé sur la Loi 78, sur le conflit actuel entre les étudiants et le gouvernement, sur la jeunesse québécoise, sur les interventions de la police lors des manifestations. Nous avons eu droit à une vision très personnelle de la société québécoise.
Le maire Régis Labeaume va se retrouver bien seul dans sa croisade contre les vaches sacrées du monde municipal. Les ministres du gouvernement Charest ont accueilli fraîchement les demandes du maire de Québec pour redonner du pouvoir aux Villes contre leurs gros syndicats.
À l'occasion de cet interminable conflit étudiant, plusieurs ont voulu voir dans les revendications étudiantes le rejet d'un soi-disant modèle universitaire américain qu'on aime opposer à un modèle européen. Le premier serait fondé sur des frais de scolarité élevés, sur l'esprit de compétition et la marchandisation du savoir. Le second s'appuierait au contraire sur un financement étatique assurant la gratuité scolaire, sur une tradition humaniste et la valorisation des connaissances pour l'amour d'elles-mêmes.
Les forces armées ont besoin d'un énoncé décrivant sans équivoque ce que l'on attend d'elles, la manière dont elles seront structurées, les ressources dont elles disposeront et ce que le gouvernement entend faire pour garantir leur avenir. La mission en Afghanistan tire à sa fin et le gouvernement conservateur vient de procéder à des coupes claires dans le budget du ministère de la Défense nationale (MDN). C'est le moment de faire le point et de déterminer l'orientation future de la défense du Canada.
Je suis libéral, car ce terme désigne de par son étymologie deux valeurs fondamentales: la défense des libertés et la générosité sociale. Je suis libéral, dans la tradition de Wilfrid Laurier, préférant l'unité à la division, le dialogue à l'affrontement, l'ouverture à la haine. Je suis libéral, dans la lignée de ceux qui ont combattu la Grande Noirceur et son «cheuf» Duplessis, grand amateur de loi matraque.
Rappelons-nous qu'en novembre 2010, en moins d'une semaine, ils étaient plus de 165 000 à signer une pétition autorisée par l'Assemblée nationale du Québec, demandant la démission de Jean Charest comme premier ministre et comme député de Sherbrooke. L'intimé et les membres de son gouvernement avaient fait la sourde oreille. Cette fois, la contestation s'est faite en direct, dans la rue.
Je lance aujourd'hui un appel, qu'au-delà de la rue, de ces manifestations, de la désobéissance civile, du combat de terrain qui se mène, des casseroles, qu'émerge un véritable Québécois politisé; qu'il devienne membre d'un parti, qu'il crée des associations de comté, qu'il y milite, s'y joigne, participe, organise et transforme en or ce qui n'est que présentement et probablement qu'éphémère.
Selon d'obscurs critères décidés de façon tout à fait arbitraire par le gouvernement, Mme Finley forcera désormais certains chômeurs à accepter n'importe quel emploi situé à moins d'une heure de leur domicile, même s'il est moins bien rémunéré que leur travail précédent. S'ils refusent, le couperet tombera et leurs prestations seront carrément annulées. Et qui sera considéré comme un «mauvais» chômeur aux yeux de l'auguste ministre? Notamment les travailleurs saisonniers, soit ceux qui bûchent à la sueur de leur front pour assurer la sécurité alimentaire de notre pays.
Au moment même où les négociateurs des quatre principaux groupes représentants des associations étudiantes d'universités québécoises sont réunis pour une autre ronde de négociations avec le gouvernement, il faut rappeler la légitimité et l'importance d'une hausse des droits de scolarité à l'université.
Cher monsieur Gérin-Lajoie, J'ai toujours eu le plus grand respect pour vous pour l'excellence de vos actions posées en éducation et son rayonnement international. Je suis néanmoins en net désaccord avec l'analyse que vous posez sur la situation actuelle. Contrairement à ce que vous pensez, si le méli-mélo actuel perdure, c'est justement à cause de la position intransigeante de la part du gouvernement Charest qui n'aura réussi qu'à exacerber les tensions avec l'imposition de la loi 78.
Des élections partielles seront tenues dans deux bastions libéraux dans une quinzaine, Argenteuil et LaFontaine, une bonne façon de prendre la température de l'eau avant l'été.
Au-delà du tintamarre légitime en protestation à la Loi 78 qui visiblement ne règle absolument rien, il importe de retourner le plus rapidement possible au débat initial au cœur du conflit. J'irai tout simplement, et directement au fait avec l'ébauche d'une proposition qui me semble juste et équitable sans même devoir sombrer dans le compromis.
La saison touristique s'en vient et les casseroles ne semblent pas vouloir se taire. La contestation reçoit des appuis du monde entier : France, États-Unis, Chili. Le ras-le-bol est mondial. L'hiver avait mis le couvercle sur la casserole des indignés, mais le printemps leur a fait prendre racine et se multiplier.
J'ose à peine y croire. Et pourtant... Quelques heures à peine après le déclenchement d'un conflit de travail au Canadien Pacifique, la ministre du Travail, Lisa Raitt, a déclaré aux journalistes vouloir dégainer le bazooka législatif -«à la première occasion» pour forcer le retour au travail des employés en grève pour 72 heures.