Des études en médecine, c'est une aventure folle qu'on commence très jeune. C'est une sur-stimulation continuelle, une quantité inimaginable de matière à ingérer dans des laps de temps limités. C'est incroyablement excitant, mais par moment épuisant. On pourrait facilement penser que ça laisse peu de place à autre chose. Faux.
Les données issues de la recherche en santé montrent qu'il faut améliorer le sort des personnes qui reçoivent de l'aide sociale. Le lien étroit qui existe entre la pauvreté et une mauvaise santé est irréfutable. Il a été mis en évidence régulièrement à diverses périodes de l'histoire, dans différentes parties du monde et parmi différents groupes de personnes.
Comment peut-on concilier la plus grande liberté individuelle possible et l'égalité entre tous au sein de la communauté? Voilà un paradoxe politique fondamental et on ne peut plus actuel. Au Québec comme ailleurs, un discours de droite pseudo-libertarien affirme haut et fort que ce paradoxe est insoluble - on peut le lire sur toutes les tribunes: à lire et à écouter ses auteurs, la gauche serait liberticide en défendant l'intervention de l'État (notamment) pour favoriser une plus grande justice sociale, à combattre les inégalités socioéconomiques.
On a les héros qu'on mérite et les Québécois, qui ont une piètre estime d'eux-mêmes, éprouvent sans doute du mal à accorder de la grandeur et de la vertu à de leurs semblables. Le cas est particulièrement évident avec nos hommes et nos femmes politiques qui se sont portés à la défense de nos droits à travers l'histoire. Alors que la France célèbre Clémenceau et de Gaulle, et les États-Unis, Washington et Roosevelt, le Québec a plutôt pour héros des bagarreurs pugnaces, de Louis Cyr à Maurice Richard, des hommes « de peu de mots ».
Il existerait un déséquilibre systémique et récurrent: alors que la population anglophone du Québec compte pour moins de 9 % de la population totale, les universités anglophones du Québec recevraient quelque 25 %, et plus, des fonds du gouvernement québécois et quelque 35 % de l'aide du gouvernement fédéral. Ceci revient à dire que les universités québécoises francophones ne reçoivent pas leur juste part.
Le choc ressenti par les Canadiens à la suite de la récente tragédie au Bangladesh montre qu'en tant que pays, nous nous soucions profondément du bien-être d'autrui et nous voulons des pratiques commerciales responsables et l'absence d'exploitation des travailleurs. Le statu quo n'est pas une option. Il est plus que temps d'adopter des mesures pour responsabiliser davantage les entreprises canadiennes qui mènent des activités ou font de la sous-traitance à l'étranger.
L'ombre derrière le projet de loi C-377 porte un nom et ce n'est pas celui du député conservateur d'arrière-ban qui a été utilisé pour cacher la source véritable de cette offensive antisyndicale sans pareil au Parlement canadien. Il s'agit plutôt d'un puissant groupe d'intérêts antisyndical, Merit Canada, créé par huit associations provinciales d'employeurs de la construction, prêtes à tout pour combattre le droit des travailleuses et des travailleurs à se regrouper pour défendre leurs intérêts.
Dans son dernier projet de loi omnibus (C-60), Stephen Harper a décidé de s'en prendre à l'indépendance de près de 50 sociétés d'État et au droit à la négociation collective. Après avoir mis en place un très coûteux registre des syndicats avec le projet de loi C-377, il continue de s'attaquer aux mouvements de travailleurs sans même considérer les impacts sur notre économie, sur la qualité des services, et sans même en évaluer la constitutionnalité.
Vous avez rencontré l'amour lors d'un voyage dans le Sud? Vous souhaitez que l'heureux ou l'heureuse élu(e) de votre coeur puisse venir vivre avec vous au Québec? Ou mieux encore: vous l'avez rencontré ici même et vous souhaitez ardemment que cette personne - qui n'a aucun statut valide au Canada - puisse tout de même rester auprès de vous. Alors, c'est décidé, vous allez l'épouser...
Le dernier billet de Bruno Massé sur le Huffington Post Québec est cinglant, accusateur, dénonciateur, mais, surtout, il n'est ni nouveau, ni original. Ce blogue est le chapitre le plus récent aux cinquante dernières années de diabolisation de la droite et du conservatisme. Ces dernières ne sont pas pareilles quoiqu'en pense l'auteur de La psychologie des conservateurs. Mais ce qui frappe le plus dans ce billet c'est à quel point Massé utilise l'objectivité de la science pour en faire un argument moral qui à comme objectif d'exclure une pensée politique et philosophique du débat public.
Nul doute que c'est par calcul politique que la Coalition avenir Québec (CAQ) propose de réduire le nombre d'élus à Montréal: elle a bien besoin de percer sur l'île, mais cela ne l'empêche pas d'avoir raison. On sait que Montréal est surgouvernée avec ses 103 élus et ses 19 arrondissements.
On la veut universelle cette liberté d'expression, et on la croit bien établie en Occident. Mieux encore, on en souhaite le triomphe dans les États dictatoriaux. Sommes-nous bien sûr que cet acquis, en Occident même, est universel et pérenne?
Je crois en l'égalité entre hommes et femmes et, en fait, on peut même se demander qui oserait ne pas l'être? C'est dans l'ordre des lapalissades, de ces vérités absolues, car, après tout, et pour citer Cheris Kramarae et Paula Treichler, « le féminisme est l'idée radicale que les femmes sont des gens ». Ceci étant dit, on ne peut affirmer que j'en suis son porte-étendard ou que je supporte les positions de ses plus ardents défenseurs, mais, parfois, il arrive qu'une situation me fasse rire tant elle est ridicule et donne du maudit bon matériel à blogue.
N'en déplaise à M. Fukuyama, l'Histoire n'est pas encore finie. La hargne politique et le débat idéologique persistent. Mais si l'on tient encore à faire paraitre le corps policier comme un arbitre impartial dans cette arène, ne changeons surtout pas de réalisateurs ni de scripteurs, car la critique est depuis longtemps conquise...
Pertinente, actuelle et édifiante, l'expérience patriote est riche en leçons. Au point où on peut se demander pourquoi on ne la célèbre pas davantage. Qui en somme a peur de la Journée nationale des patriotes? Cette question nous ramène directement à notre devoir de mémoire.
Le cycle électoral dans lequel nous sommes engagés présentement sera déterminant pour la suite des choses au PQ. Si vous vous entêtez, Mme Marois, à faire cavalier seul, ce pourrait bien être la fin de ce parti qui aura manifestement duré trop longtemps et ne représentera plus les aspirations des souverainistes et nationalistes québécois. Car un autre long purgatoire dans l'opposition vous sera fatal.