L'intégration des immigrants à la société québécoise est un sujet tabou. Et pour cause : dès qu'une personne est en désaccord avec une autre, il lui suffit de traiter cette dernière de raciste pour mettre fin au débat. Cette forme de "point Godwin" à la sauce québécoise témoigne malheureusement de l'état de nos débats publics.
Un sondage annuel des salles de rédaction compilé par La Presse canadienne consacre un homme de 30 ans accusé d'avoir assassiné et démembré un étudiant chinois en tant que personnalité médiatique de l'année 2012. À donner l'envie de vomir.
Bravo Monsieur Duceppe d'aller scander bien haut votre indignation face à la division du vote. Vous ne faites que renforcer ma position. Je suis justement lasse qu'on prenne mon vote pour acquis, comme si, peu importe ce qui se passait au Parti québécois, mon vote leur appartenait. Quand le Parti québécois m'accordera le droit d'user de mon propre jugement pour décider du parti qui me rejoint le plus, alors il aura déjà franchi une belle étape de maturité politique, ou peut-être de respect de la démocratie.
Depuis le début de la grève étudiante, le gouvernement et la plupart des éditorialistes et commentateurs ne cessent de s'en prendre à Gabriel Nadeau-Dubois, le leader de la CLASSE. Pourquoi donc? Parce qu'il est le seul à garder le cap sur la raison qui a amené les étudiants à entrer en grève : la hausse des frais de scolarité. Sans Gabriel Nadeau-Dubois, ce réveil des étudiants et, plus généralement, de la population québécoise, aurait-il lieu? Permettez-moi d'en douter.
Je prendrai désormais le 2 mai comme un jour de deuil. Un an plus tard, j'ai encore le cœur en berne et j'éprouve encore la perte de celles et de ceux qui ont tant et tant donné pour le Bloc, pour le mouvement souverainiste, pour le Québec. Un an plus tard, je ne vois toujours rien de positif à retenir du 2 mai. Ni pour mon parti, ni pour ma cause, ni pour le Québec. Le soir de mon élection, ma première élection au Bloc, personne n'a ouvert le Champagne et personne n'avait le goût de célébrer.
Je prendrai désormais le 2 mai comme un jour de deuil. Un an plus tard, j'ai encore le cœur en berne et j'éprouve encore la perte de celles et de ceux qui ont tant et tant donné pour le Bloc, pour le mouvement souverainiste, pour le Québec. Un an plus tard, je ne vois toujours rien de positif à retenir du 2 mai. Ni pour mon parti, ni pour ma cause, ni pour le Québec. Le soir de mon élection, ma première élection au Bloc, personne n'a ouvert le Champagne et personne n'avait le goût de célébrer.