L'homme qui rit est la quatrième adaptation du roman de Victor Hugo paru en 1869. C'est l'inégal réalisateur français Jean-Pierre Améris qui signe cette nouvelle version. Capable du meilleur comme du pire, Améris signe son onzième long métrage avec cette adaptation colorée et numérique de l'oeuvre éponyme d'Hugo.
On ne parle que de lui. Depardieu, dans une grosse colère, s'engueule avec sa famille et part en claquant la porte, sans oublier de rendre les clés. Tandis que le spectacle, si improbable pour nous, réjouit et distrait la terre entière dans une comédie burlesque inédite, la France, elle, n'a pas le coeur à rire. Elle est même plutôt hors d'elle, enragée pour tout dire, alors qu'ici, on est pliés en deux.
Cher Monsieur Depardieu, Tout en sachant pertinemment que mon message risque de se perdre et de ne jamais aboutir dans votre boîte courriel, je me permets d'écrire ceci : Lorsque j'étais petite, je regardais les Misérables en boucle. Un chocolat chaud pas très loin sur la table d'appoint, une grosse doudou m'enveloppant et j'attendais patiemment que l'histoire se termine pour la recommencer. J'étais émerveillée devant la volonté du père Madeleine, maire de Montreuil-sur-Mer, à générer le bien autour de lui...
Gérard Depardieu prend le contrepied de l'attitude de Simone Signoret au soir de sa vie, il milite pour une cause: la sienne. Quand il ouvre sa gueule, c'est pour sa gueule. Simone Signoret a terminé sa vie en publiant Adieu Volodia, Volodia diminutif de Vladimir, Gérard Depardieu écrit quant à lui un vibrant "Bonjour Volodia", bonjour Vladimir Poutine.
Si l'argent et la fortune n'ont pas de frontières, ceux qui ont décidé d'en faire leurs seuls maîtres doivent comprendre qu'une citoyenneté vient avec des droits, mais aussi des devoirs envers l'État, de même qu'envers tous nos concitoyens qui sont eux aussi garants de notre sort personnel. Si, comme Depardieu, l'on pousse le cynisme jusqu'à aller demander une citoyenneté qui nous est complètement étrangère, on se doit aussi collectivement de réaffirmer qu'une citoyenneté s'acquiert, mais qu'elle peut aussi se retirer. Et cela, aucune fortune ne pourra le racheter.