Depuis longtemps, on prétend qu'il faut s'y prendre différemment pour exploiter le gaz naturel moderne dans la vallée du Saint-Laurent, car il s'agit de l'une des régions les plus peuplées au Québec. On nous l'a répété quand le moratoire du projet de loi 37 a été déposé. Mais si c'est vrai, où sont tous les gens dont on parle?
La puissante tornade de catégorie EF-5 qui a frappé l'Oklahoma vient nous ramener à la nouvelle réalité climatique. Alors même que les concentrations de gaz à effet de serre dépassent 400 parties par million (PPM), un seuil qui n'a pas été atteint depuis 3,2 millions d'années, le climat se dérègle littéralement sous nos yeux. Peut-on encore qualifier de tels événements de catastrophes naturelles?
"Une image vaut mille mots" disait Confucius. C'est sûrement ce que se sont dits les gens de chez Google pour le projet Timelapse qu'ils viennent de lancer. C'est passionnant... mais un peu effrayant.
Alors que le Québec encourage l'industrie à développer le Nord, ce territoire fragile a besoin davantage de protection, non pas de spectaculaires reculs. Nous exhortons le gouvernement à faire preuve de leadership dans ce dossier et de fixer dès maintenant des cibles de conservation ambitieuses pour son territoire.
L'avenir du secteur énergétique au Canada déterminera le sort de notre société. Cette question doit être largement discutée, tant à l'échelle nationale que provinciale, et doit dépasser les frontières politiques et économiques. Nous devons définir le genre de pays que nous voulons léguer à nos enfants et à nos petits enfants.
Les scientifiques ont démontré qu'une augmentation globale de la température d'à peine deux degrés Celsius suffirait pour engendrer d'importantes conséquences sur notre planète. L'ONU, la Banque Mondiale et l'International Energy Agency ont tous appelé à une action immédiate pour contenir le réchauffement climatique en deçà de la barre des deux degrés. C'est complètement incompréhensible que quiconque, qui prétend avoir à coeur l'avenir de notre planète et qui comprend la responsabilité collective que nous avons envers les générations futures, puisse voter contre une motion qui vise à atteindre ce but.
Nous nous apprêtons à fracasser l'un des seuils critiques au-delà desquels le climat se dérèglera irréversiblement. Face à cette situation, les délais et les faux-fuyants ne sont plus acceptables. L'heure est venue de choisir son camp. Le gouvernement et l'industrie pétrolière canadienne ont choisi le leur. Nous devons donc nous-mêmes reprendre l'initiative pour défendre les droits des prochaines générations.
La régulation du développement des ressources par une approche intégrant les impacts cumulatifs pourrait contrebalancer le paradigme actuel de gestion. Cette approche serait axée sur les besoins en gestion du territoire, de l'eau, de l'air, de la faune et des communautés qui en dépendent en premier lieu, plutôt que sur l'extraction des ressources. En termes pratiques, cela signifie que, plutôt que de se concentrer sur ce que nous devrions prendre de la nature afin de créer de la richesse et de l'emploi, nous devrions d'abord examiner ce qui doit y être conservé.
Malgré les efforts de l'AIEA et d'autres pour convaincre l'humanité que 27 ans après, Tchernobyl n'est plus un problème, rien n'est en réalité réglé.
La découverte de gaz naturel dans l'Utica pourrait entraîner des répercussions beaucoup plus importantes sur l'économie et les impôts qu'on ne le croyait de prime abord. Même selon les prévisions les plus pessimistes, le bilan est percutant: 37 milliards de dollars au PIB, 14 000 emplois de pointe et plus de 10 milliards de dollars en nouvelles recettes fiscales. Le plus incroyable, c'est que l'exploitation locale du gaz naturel de l'Utica serait plus écologique que les sources que le Québec utilise à l'heure actuelle.
Préférez-vous les bananes ou le printemps? La question peut vous sembler absurde, mais c'est exactement le genre de fausse opposition qu'un sondage continental publié à l'occasion du Jour de la Terre propose. Le sondage révèle que les Nord-Américains priorisent l'indépendance énergétique par l'entremise de l'expansion des sables bitumineux à la lutte aux changements climatiques...
Si l'identité québécoise du 20e siècle a été marquée par la nationalisation de l'hydroélectricité, l'identité québécoise du 21e siècle devra l'être par la fin de notre dépendance au pétrole. Lorsqu'ils voyageront autour du monde, nos enfants seront fiers d'appartenir à une nation «pétrolibre».
La Marche pour la Terre 2013 se tiendra le dimanche 21 avril à Montréal. Il y a un an, la première marche, qui a rassemblé un quart de millions de personnes, avait eu l'effet d'un grand tremblement de terre. Un an plus tard, loin du printemps érable, l'appel à la mobilisation est tout aussi important, et les raisons de marcher toutes aussi nombreuses.
L'exploitation des gaz de schiste n'en finit plus d'occuper le paysage médiatique. La controverse trouve son origine non seulement dans le secret entourant la nature des substances chimiques utilisées par les entreprises gazières, mais aussi du fait que ces dernières rejettent le principe de précaution. Elles requièrent plutôt la preuve, hors de doute, d'un lien entre la contamination de l'environnement et l'extraction du gaz de schiste. Trois études américaines récentes tentent de faire le point sur les impacts de cette industrie naissante sur la qualité de l'environnement et la santé des populations voisines.
En toute logique, ceux qui veulent alourdir le fardeau fiscal des compagnies minières n'ont pas vraiment intérêt à revoir le régime des redevances au moment où ce secteur connaît un ralentissement important. Il serait pour le moins paradoxal d'augmenter les impôts de ces dernières au moment où les investissements prévus sont plus incertains que jamais!
Dans son nouveau livre Hérésies, Jacques Brassard, ancien ministre de l'Environnement et des Ressources Naturelles, attaque ouvertement les écologistes du Québec. Fort de 30 ans d'histoire, le Réseau québécois des groupes écologistes lui répond avec joie.