Élevage

Getty Images

Gaz de schiste: trois études sonnent l'alarme

L'exploitation des gaz de schiste n'en finit plus d'occuper le paysage médiatique. La controverse trouve son origine non seulement dans le secret entourant la nature des substances chimiques utilisées par les entreprises gazières, mais aussi du fait que ces dernières rejettent le principe de précaution. Elles requièrent plutôt la preuve, hors de doute, d'un lien entre la contamination de l'environnement et l'extraction du gaz de schiste. Trois études américaines récentes tentent de faire le point sur les impacts de cette industrie naissante sur la qualité de l'environnement et la santé des populations voisines.
PA

Faut-il faire confiance à Santé Canada?

Le chlorydrate de ractopamine est un additif alimentaire généralement donné sur prescription à certains animaux d'élevage, afin d'accélérer leur gain de poids ou de diminuer le taux de gras de leurs muscles. L'usage de cette substance est particulièrement controversé puisqu'il est interdit dans l'Union européenne, en Chine et dans une majorité d'États. En fait, seuls 27 pays, dont les États-Unis, le Brésil, le Mexique et le Canada approuvent son utilisation et tolèrent qu'un certain pourcentage de résidus se retrouve dans la viande offerte aux consommateurs. Lorsqu'elle est absorbée, la ractopamine a concrètement le même effet que les hormones de stress, dilatant les vaisseaux et augmentant le rythme cardiaque.
AP

L'élevage industriel rend malade

Selon les données divulguées en 2010 par la FDA et l'Agence de la santé publique du Canada, environ 80% des antibiotiques administrés en Amérique du Nord en 2009 l'étaient aux animaux d'élevage. Toujours selon la FDA, ce nombre a progressé de 6,7% en 2010. Au Québec, comme ailleurs en Amérique du Nord, il n'existe aucun système de suivi des antibiotiques injectés aux animaux d'élevage