En ces temps difficiles pour tous, comme un peu partout en Occident, la cuisine au Québec est devenue presque une obsession, une forme de religion. On s'y adonne avec délectation et gourmandise. Entre amis, dans des « partys », en famille on ne parle plus que de bouffe, que ce soit pour s'échanger des recettes trouvées sur Internet, dans le dernier livre d'un grand chef ou, plus que jamais, à la télévision.
Ça y est, c'est le mercredi des Cendres, le carême est commencé. Le quoi? Vous savez le jour qui suit le toujours aussi célèbre Mardi gras, où les abus de bouffe et d'alcool couronnent les célébrations des carnavals un peu partout dans le monde? Joli reflet de société, vous ne trouvez pas? On se rappelle toujours quand faire la fête et abuser, mais on oublie trop souvent d'arrêter ou simplement de se poser la question: pourquoi manger ou boire autant?