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«Dunkerque», le film de Christopher Nolan

J’ai été foudroyée par ce que j’ai ressenti : une immersion totale dans le savoir-faire d’un grand réalisateur.

10/08/2017 09:00 EDT | Actualisé 10/08/2017 09:00 EDT
John Cairns
British Army Helmet left on the beach at Dunkirk after the retreat from the Germans 1940.re-enactment.

Je connaissais Christopher Nolan de réputation, mais pas son œuvre, je dois faire amende honorable. Confiante, je suis allée voir la version normale avec sous-titres français. Déçue, et inquiète de devoir poser un jugement, j'ai décidé de retourner au cinéma voir la version Imax, me fiant à mon instinct. Eh bien, j'ai été foudroyée par ce que j'ai ressenti : une immersion totale dans le savoir-faire d'un grand réalisateur.

SYNOPSIS

Mai 1940, alors que la Seconde Guerre mondiale fait rage, l'armée allemande encercle Dunkerque et exige que les alliés déposent leurs armes. De l'autre côté de la Manche, une gigantesque opération militaire s'organise pour venir en aide aux 400 000 soldats britanniques, français et belges pris au piège dans la ville portuaire. Alors que tout espoir semble perdu, le miracle se produit.

La peur, l'épuisement et l'humidité se lisent sur les visages de ces jeunes soldats qui nous transmettent leur détresse juste par le regard.

Ce film est physiquement une expérience sensorielle inaccoutumée : le froid sur les joues de Kenneth Branagh s'inscrit sur la peau de l'acteur dans un montage d'une fluidité si parfaite qu'il pénètre chaque gros plan. Les escadrilles allemandes glissent comme des oiseaux de malheur et percutent les soldats à découvert sur les bateaux, c'est renversant. La peur, l'épuisement et l'humidité se lisent sur les visages de ces jeunes soldats qui nous transmettent leur détresse juste par le regard. Le bleu du ciel sur cette mer déchaînée, où la douceur des plages de sable, avec tant de contrastes, Nolan ne nous épargne rien, ni la colère ni les trêves trop courtes.

Il faut parler de Hans Zimmer, musicien fabuleux qui souligne le son des mitrailleuses, celui de la houle furieuse qui décime les soldats. Par ses variations orchestrales, il fait partie du film, de son émotion. Il est né en 1957 à Francfort et se dit autodidacte. Il est naturalisé américain et vit à Los Angeles. Il a collaboré à de grosses productions comme Rain Man en 1988 et Thelma et Louise de Ridley Scott en 1990. On lui doit plusieurs films avec Christopher Nolan.

Il est très difficile de décrire avec toute ma sensibilité la valeur d'un tel film.

Il est très difficile de décrire avec toute ma sensibilité la valeur d'un tel film. Tout ce que je peux vous dire, c'est que cette aventure cinématographique est importante. En espérant que la curiosité vous guidera vers la version Imax...

À l'affiche au cinéma.

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