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Jean-François Lisée le social-démocrate

29/09/2016 08:15 EDT | Actualisé 29/09/2016 09:44 EDT

Ce texte est cosigné par Gérald Larose, Michel Rioux, Yves Vaillancourt, Marilyse Lapierre, Benoit Lévesque, Stéphane Paquin, France Giroux, René Lachapelle, François Aubry et Danièle Letocha, qui sont membres du Collectif pour le renouvellement de la social-démocratie

Depuis maintenant sept ans, les membres du Collectif pour le renouvellement de la social-démocratie font porter leur réflexion sur les conditions qui pourraient favoriser le développement, au Québec, de l'idéologie sociale-démocrate et son implantation. Il arrive aussi que le Collectif intervienne publiquement sur des questions que nous estimons importantes pour la société québécoise.

La présente course à la direction du Parti québécois, en raison des enjeux qu'elle soulève pour le présent et l'avenir du Québec, commande qu'on y porte attention. Ce parti, depuis sa fondation, prend appui sur deux piliers : l'indépendance et la social-démocratie. C'est sous l'angle de nos convictions sociales-démocrates que nous suivons les débats en cours. Et à nos yeux, le candidat qui réunit davantage de qualités à cet égard, tant dans son programme qu'en raison de l'aplomb dont il fait preuve dans son discours, est Jean-François Lisée.

L'intérêt que porte Lisée aux enjeux touchant la vie démocratique et citoyenne rejoint nos propres valeurs. Les points de vue qu'il a exprimés avec conviction sur des questions essentielles comme la démocratisation des institutions, la décentralisation des pouvoirs, le développement des régions et la place que doit occuper de la société civile dans les grands débats qui concernent l'ensemble des acteurs sociaux sont à signaler.

D'autres candidats mettent en avant des idées intéressantes. Mais ce qui distingue Jean-François Lisée, à notre avis, ce sont ses prises de position franchement sociales-démocrates sur un ensemble de sujets.

Il appuie la campagne des organisations syndicales en faveur de l'établissement d'un salaire minimum décent, à 15 $ l'heure d'ici 2022. Ce qui signifierait des hausses annuelles de 0,75 $ l'heure plutôt que les 0,10 $ actuels. Ses propositions sur les écoles privées vont dans le sens d'une plus grande égalité des chances. Lisée prend publiquement la défense du réseau des Centres de la petite enfance (CPE) et préconise le gel des places en garderies privées, s'inscrivant ainsi en faux face aux volontés clairement exprimées par le gouvernement libéral. Il s'attaque de front aux privilèges honteux accordés en matière de rémunération globale à la caste médicale par le même gouvernement libéral, y compris en remettant en question la rémunération à l'acte. Il s'engage à augmenter le rôle et les pouvoirs d'Investissement Québec et de la Caisse de dépôt et placement dans le développement économique « national, régional et sectoriel » du Québec. Il compte interdire toute exploitation de gaz et de pétrole de schiste sur tout le territoire québécois.

Nous qui croyons au rôle essentiel des institutions pour favoriser et assurer le fonctionnement démocratique d'une société sommes sensibles à « une certaine idée de l'État » qui se dégage de l'ensemble des interventions publiques de ce candidat. À l'heure où seulement un Québécois francophone sur cinq soutient un gouvernement qui s'acharne à dépecer le modèle québécois patiemment mis en place depuis près 60 ans par des gouvernements tant libéraux que péquistes, il devient urgent de ne rater aucune occasion susceptible de freiner les basses œuvres de ces démolisseurs d'avenir. Le choix d'un leader pour le PQ est l'une de ces occasions.

Ce qui est l'essence même de la social-démocratie à laquelle nous sommes attachés.

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