Michel Pagé

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Le respect dû aux personnes âgées et leur maintien à domicile

Publication: 16/06/2013 10:37


«Mourir la belle affaire, mais vieillir! » - Jacques Brel

Je ne peux que saluer l'intention du ministre de la Santé - le docteur Réjean Hébert, gériatre - de s'intéresser avec vigueur et détermination au sort des personnes âgées. Certes, «refuser de prendre le virage du maintien à domicile serait irresponsable financièrement». Mais avant d'ajouter un autre programme et une autre ponction dans les revenus des particuliers pour le financement d'un tel programme ou d'une autre forme d'assurance - ici ''autonomie'' (après l'assurance médicaments et le fonds santé) -, il serait utile de revoir les conditions de la coordination et de l'administration des soins et du maintien à domicile.

Un certain portait tragique et désespérément obscur de la vieillesse est amplifié par le traitement normatif de l'organisation des soins ou services au maintien à domicile.

LIRE AUSSI: Québec veut développer les soins à domicile

Un premier obstacle à la réalisation efficiente de l'intention bien avisée du gouvernement québécois de développer les soins et le maintien à domicile serait partiellement lié à l'approche bureaucratique jumelée aux pressions syndicales. Les processus alors arrêtés figent une fragmentation des taches des préposés ou des intervenants auprès des personnes en perte d'autonomie. La catégorie professionnelle détermine alors ce que peut ou ne pas faire tel ou tel intervenant, alors que tout du respect des personnes âgées et la compassion même devraient inciter les intervenants à répondre plus aux besoins immédiats qu'à des motifs normatifs. On multiplie alors les périodes d'attentes pour tel ou tel service alors qu'un(e) proposé(e) ou un(e) auxiliaire familial pourrait déjà résoudre bien des situations évidentes qui n'exigeraient que quelques dizaines de minutes de plus en compagnie du bénéficiaire...

Hypothèse

Ainsi, la réalité de la dynamique organisationnelle dont hérite maintenant le ministre de la Santé du Québec ferait obstacle à une louable intention. Nous aurons entendu des versions variées d'intentions au cours d'une quinzaine d'années, souvent associées à des promesses électorales qui (quelques fois) auront produit leur lot de plans, de programmes et de services assortis de considérations quasi-comptables et de normes évaluatives. Mais d'améliorations concrètes, il y en a peu, sans trop d'effets observables, hormis un durcissement au fur des années de la fonction administrative, que traduit le nombre croissant de cadres que nous rapportent des reportages journalistiques...

Ainsi, je ne crois pas que la seule approche du Vérificateur général (reprise par Le Devoir dans un éditorial titré Soins à domicile - Dissiper le flou) soit de prime importance. Les disparités régionales, par exemple, peuvent être le fait de besoins différents... et d'autres études plus précises - d'autres études encore, mais le système en produit des tonnes! - ne feront que différer le problème à plus tard, alors que la dynamique organisationnelle est en cause...

Questionnement

L'état de la situation, la dignité même des personnes âgées, oblige les décideurs et les politiciens - nonobstant l'option partisane - à se poser certaines questions avant de profiler la menace d'autres taxes et impôts pour financer les services requis pour répondre aux besoins croissants du maintien à domicile et de l'hébergement des personnes en perte d'autonomie.

J'ai le sentiment que beaucoup aurait déjà pu être fait et pourrait être réalisé à court terme par une approche plus compassionnelle, moins bureaucratique. En bout de piste, si rien du court diagnostic que je résume ici n'est corrigé, ce sont les syndicats et le lobbying des entreprises immobilières de résidences pour personnes âgées (aînés, par euphémisme d'un marketing d'affaires) qui se serviront avant que services aux personnes âgées ne soient rendus..

On est en droit d'exiger des réponses à certaines questions des décideurs des politiques de maintien à domicile et pour des soins aux personnes âgées,

L'organisation du maintien à domicile intervient sur un mode trop normatif

Les taches et les temps alloués aux intervenants sont aujourd'hui découpés en fonction de descriptions syndicales et administratives.

  • Le maintien à domicile requiert une approche intégrée qui doit comprendre des modes d'assistance (ergonomie, physiothérapie) qui permettent de maintenir l'autonomie physique et psychologique;

  • Les soins et services requièrent une approche plus souple, plus intégrée, libérée de lourdeurs administratives et de trop de postes de cadres, mais augmentée de plus d'intervenants en contact mus par des motifs de compassion et d'entraide.

  • Les évaluations successives s'imposent certes, mais encore faut-il qu'elles ne servent pas que de prétexte aux fonctionnaires pour se protéger et justifier l'excroissance des structures administratives.


Cheminement vers la semi-autonomie, et besoins criants de résidences pour personnes semi-autonomes en couple

  • Le traitement respectueux des personnes vivant en couple exige qu'on ne les sépare pas, sous prétexte d'une évolution de non-autonomie de l'un ou de l'autre des époux.
  • Quel argument justifie qu'on (travailleur social ou administration) sépare deux personnes devenues vulnérables, deux personnes qui auront passé plus de 50, 60 ou 70 ans ensemble, qui se tiennent par la main dans tous leurs déplacements, qui ne veulent pas être séparées dans cette dernière période de vie, ce jusqu'à leur mort.
  • Le manque de places pour personnes semi-autonomes est une réalité pressante sur la Rive-sud, plus qu'ailleurs, semble-t-il, et depuis fort longtemps. L'organisation des soins à domicile et par la suite des soins en résidences pour personnes semi-autonomes doit prévoir des chambres pour les personnes âgées toujours en couple, car il est inhumain de séparer des personnes qui ont vécu ensemble toute leur vie durant.


Résidences privées pour personnes âgées (retraités)

Il existe un nombre croissant de résidences pour personnes âgées (les aînés dit-on alors, par souci de marketing d'affaires) gérées par des sociétés immobilières. Mais, un lieu de résidence pour personnes âgées requérant des soins à domicile exigerait aussi un aménagement physique sécuritaire à l'intérieur des appartements, et satisfaisant les recommandations d'associations pour personnes âgées.

On rapporte déjà des opérations de lobbying visant à profiter de programmes de maintien à domicile, voire de subventions, alors que les entreprises immobilières auraient déjà la responsabilité de faire en sorte que leurs appartements soient sécuritaires pour les clientèles à qui ils les louent (Le Devoir, 24 mars 2012). Ces entreprises immobilières auraient l'obligation légale d'adapter l'aménagement des appartements de manière à répondre aux normes prévues pour les habitations pour une clientèle vieillissante... (tuiles antidérapantes dans la salle de bain et la cuisine, régularité des surfaces des planchers, prises électriques répondant aux normes dans les salles de bain et de lavage...). À défaut on crée indûment des risques de chute et autres incidents...

Discussion

C'est au Québec que la proportion des personnes âgées est parmi les plus élevées au monde, après le Japon. Mais, le Japon valorise la contribution patrimoniale des aînés. Ils ont un rôle à jouer dans la transmission de savoir-faire, de métiers ou d'arts traditionnels. Ici, on néglige cette fonction vitale, ce qui représente une forme de mépris envers les vieux. En Afrique, on dit qu'un vieillard qui meurt est une bibliothèque qui brûle. Ici, on parque les vieux de manière à correspondre à des encadrements normatifs, où on les distrait comme des enfants par des activités de peintures à numéro... La désolante indicible frayeur de vieillir se voit partout! Comment vivre heureux sans être utile? Or, le système les condamne à l'inutilité.

Et les vieux vivent dans la crainte d'être placés; il faut voir dans leurs visages cette crainte d'un jugement fatidique du travailleur social qui jugera de leur autonomie... Cette frayeur les pousse à tout supporter, fragiles et vulnérables, et à ne point s'opposer à la hausse de tous les frais des administrations résidentielles.

Puis, la lourdeur administrative du maintien à domicile vient à bout des résistances, ou épuise lentement les aidants naturels tout autant que la lourdeur des soins et des attentions à prodiguer...

Ainsi, plus que le mode de financement ou des disparités régionales, ou les paramètres de nature comptable relevés par le VG et relatés par la presse, ce sont chacune des tares de la dynamique des processus organisationnels relevées plus haut qu'il faut craindre.

Alors, avant tout projet de nouvelles structures et de nouveaux modes de financement d'une assurance autonomie, c'est l'amélioration de l'offre des services et l'écoute des désirs des personnes âgées qu'il faut prendre en compte. Tout nouveau plan doit être régi de manière claire de manière à éviter que les administrateurs se protègent et trouvent là comme dans les coupures budgétaires, prétexte à accaparer plus pour eux et à minimiser les services pour les patients ou les personnes âgées. Ah! Si ces administrateurs se commettaient à poser des gestes positifs, non des gestes administratifs!

Ailleurs ou plus tard, je vous entretiendrai de solidarité citoyenne, de respect de la transmission des valeurs culturelles et religieuses et des traditions profondes dont les personnes âgées sont encore des dépositaires vivants...

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  • Contribution maximale à 100$

    Dorénavant,<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/01/01/la-contribution-maximale-_n_2392359.html"> le maximum permis de contribution à un parti, à un député indépendant ou à un candidat indépendant autorisé est de 100 $</a>. Il s'agit là d'un volet de la loi modifiant la loi électorale qui vise à réduire les contributions par électeur, à diminuer le plafond des dépenses électorales et à rehausser le financement public des partis politiques. Le montant des dépenses électorales permises pendant une élection générale a également été réduit, il passe de 11,5 millions $ à 8 millions $. Le projet de loi 2 du PQ a été adopté le 6 décembre à l'Assemblée nationale.

  • La consigne restera à cinq cents

    Le Parti québécois applique les freins sur une promesse formulée par le Parti libéral il y a quelques mois: <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/12/21/consigne-canettes-quebec_n_2340401.html">il ne fera pas passer de 5 à 10 cents la consigne des canettes</a> de bière et de boissons gazeuses — pour l'instant, du moins.

  • 22 conseillers culturels à Montréal

    Maka Kotto a convoqué, à Montréal, tous ses conseillers en poste à l'étranger, et ce pendant une semaine aux frais des contribuables. <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/12/11/maka-kotto-visite-montreal_n_2279605.html">La décision controversée du ministre de la Culture</a> a été prise sans véritable justification et contre l'avis de ses hauts fonctionnaires, en pleine période de compressions. La visite aura coûté au bas mot plus de 64 000 $.

  • La nomination de Nicolas Girard à la tête de l'AMT fait jaser

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/09/26/nicolas-girard-amt_n_1917572.html">La nomination de l'ancien député péquiste</a> Nicolas Girard au poste de président-directeur général de l'Agence métropolitaine de transport (AMT) fait sursauter les partis d’opposition, qui dénoncent une nomination partisane. En décembre, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/12/10/caq-demande-la-demission-nicolas-girard-amt_n_2272468.html">la CAQ reviendra à la charge</a> en demandant la démission de M. Girard après que Paul Côté, l’ex-directeur par interim de l’agence, eut été nommé directeur adjoint.

  • La loi 1 sur l'intégrité est adoptée

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/12/07/adoption-loi-1-integrite-assemblee-nationale_n_2260195.html">Cette loi a été la première annoncée par Pauline Marois</a> en novembre, après son arrivée au pouvoir. La loi 1 prévoit que, pour soumissionner sur des appels d'offres du secteur public, les entreprises et leurs sous-traitants devront obtenir un «certificat de bonnes moeurs» qui atteste de leur probité.

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    Dans une déclaration en Chambre et à l'occasion du 23e anniversaire de la tuerie de l'École Polytechnique, le ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron, a exprimé<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/12/06/registre-des-armes-a-feu-quebec_n_2250051.html"> l'intention ferme du gouvernement du Parti québécois de prendre le relais d'Ottawa</a> dans ce dossier.

  • Les partis s'entendent sur le placement syndical

    Le gouvernement péquiste, le Parti libéral et la Coalition avenir Québec en sont venus à<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/12/07/fin-placement-syndical_n_2256054.html"> une entente pour régler le vide dans lequel se trouve le système de placement de la main-d'oeuvre</a> sur les grands chantiers de construction. La loi qui abolit le placement syndical est en vigueur, mais le nouveau Service de référence de la main-d'oeuvre de l'industrie de la construction n'entrera en vigueur qu'en septembre 2013.

  • André Boisclair renonce à son poste de sous-ministre

    Admettant qu'elle avait sous-estimé la nécessité de changement dans la façon de gouverner, la première ministre Pauline Marois annonce qu'<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/12/06/boisclair-renonce_n_2249764.html">elle a convenu avec André Boisclair qu'il abandonnera sa permanence dans la fonction publique</a>. La double nomination dont avait bénéficié M. Boisclair avait suscité la controverse. En plus de son poste de délégué général du Québec à New York, M. Boisclair avait aussi été nommé sous-ministre adjoint.

  • Québec veut resserrer la loi 101

    Le gouvernement dépose <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/12/05/modification-loi-101_n_2243301.html">son projet de loi 14 modifiant la Charte de la langue française</a> et la Charte des droits et libertés de la personne. Le projet de loi fait de l'usage du français un droit inclus dans la Charte québécoise des droits et libertés et modifie les obligations de certaines entreprises. La loi 101 ne sera par ailleurs pas imposée aux cégeps. Les écoles passerelles ne seront pas abolies, mais les critères d'admission seront resserrés.

  • Pauline Marois nomme Blanchet à l'Environnement

    Après moins de trois mois au pouvoir, la première ministre <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/12/04/breton-blanchet-hivon-remaniement-ministeriel_n_2237136.html">Pauline Marois a déjà remanié légèrement son conseil des ministres</a> en nommant le député de Johnson, Yves-François Blanchet, ministre du Développement durable et de l'Environnement pour succéder à Daniel Breton. Elle a aussi ramené au cabinet la députée de Joliette, Véronique Hivon, qui occupera ses anciennes fonctions de ministre déléguée aux Services sociaux et à la Protection de la jeunesse, auxquelles elle avait dû renoncer temporairement pour des raisons de santé.

  • Budget adopté de justesse

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/30/adoption-budget-gouvernement-marois_n_2219133.html">Le gouvernement minoritaire de Pauline Marois a survécu</a>, mais de justesse, à un premier test alors que <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/20/gouvernement-quebec-cure-minceur-ministeres_n_2167550.html">le budget Marceau</a> a été adopté par une seule voix de majorité à l'Assemblée nationale. Après 25 heures d'étude, les parlementaires ont voté sur le budget, et 49 élus péquistes se sont prononcés en faveur, 48 députés de l'opposition ont voté contre et il n'y a eu aucune abstention. Au moment du vote, il y avait en Chambre 97 députés sur une possibilité de 125.

  • Daniel Breton démissionne

    Le passage au gouvernement de Daniel Breton aura duré 71 jours. Rattrapé par des loyers impayés et des infractions au code de la route,<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/29/daniel-breton-demissionne-de-son-poste-de-ministre-de-lenvironnement_n_2211352.html"> le militant écologiste a dû renoncer à ses fonctions</a> de ministre de l'Environnement. M. Breton a été au centre de nombreuses controverses, notamment à la suite <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/15/demission-breton_n_2137654.html">d'allégations d'ingérence dans les activités du Bureau d'audiences publiques en environnement</a> (BAPE).

  • Marois avec le Conseil de la fédération

    Pauline Marois participe à <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/23/les-premiers-ministres-halifax_n_2174990.html">son premier Conseil de la fédération</a> à Halifax, sous le thème de l’économie. Elle annonce, entre autres, qu’un comité sera chargé d'évaluer si le Québec tirerait avantage d'un projet d'oléoduc, projet qui permettrait à l'Alberta d'acheminer du pétrole des sables bitumineux jusqu'à Montréal.

  • Hydro-Québec, Loto-Québec et la SAQ devront contribuer

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/20/quebec-supprime-2000-post_n_2167515.html">Dure journée pour Hydro-Québec:</a> le gouvernement Marois ordonne à la société d'État de supprimer 2000 postes et réduit substantiellement la hausse tarifaire décidée en 2010 par les libéraux. Québec demande également des efforts à Loto-Québec et à la Société des alcools (SAQ).

  • Un sommet sur l'enseignement supérieur

    À l'issu du Sommet sur l'enseignement supérieur, qui s'est tenu les 25 et 26 février 2013, le gouvernement a adopté l'indexation annuelle de 3% des droits de scolarité.

  • Discours inaugural et lutte contre la corruption

    La première ministre Pauline Marois <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/31/discours-inaugural-marois_n_2051339.html">promet de faire un grand ménage</a> et de ramener l'intégrité à tous les niveaux de l'administration publique.

  • Visite en France

    Mme Marois effectue <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/14/pauline-marois-visite-france_n_1965148.html">une visite de travail en France</a>, où elle rencontre notamment le président, François Hollande. Il ne s'agit pas d'une visite officielle (faite en alternance), mais plutôt d'une prise de contact entre le nouveau pouvoir socialiste et les souverainistes fraîchement élus.

  • Marois refuse de rencontrer le président Kabila

    La première ministre du Québec est en République démocratique du Congo (RDC), où a lieu le 14e Sommet de la francophonie. <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/11/pauline-marois-refus-rencontre-president-kabila_n_1959230.html">Mme Marois rejette tout entretien privé avec l'hôte de la rencontre</a>, le président Joseph Kabila, en raison de son sombre bilan en matière de droits de la personne.

  • Recul sur la taxe santé et les impôts rétroactifs

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/10/nicolas-marceau-pq-taxe-sante-_n_1955613.html">Le gouvernement choisit de ne pas abolir la taxe santé,</a> mais plutôt de la rendre progressive, et cela à partir de 2013. Au chapitre de l'impôt des particuliers, le ministre des Finances Nicolas Marceau abandonne l'idée de hausser de façon rétroactive les impôts des mieux nantis.

  • La hausse des droits de scolarité est annulée et Gentilly-2 sera fermée

    La première ministre <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/09/20/pauline-marois-annulations-frais-scolarite-gentilly_n_1901406.html">annule, par décret, la hausse des droits de scolarité</a> décidée par l'ancien gouvernement libéral. Par ailleurs, la première ministre réaffirme l'engagement du Parti Québécois de procéder à la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2.

  • Gaz de schiste: non pour toujours

    À peine nommée ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet n'attend pas la première séance du conseil des ministres pour donner son opinion. L'<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/09/20/non-gaz-de-schiste-pq-martine-ouellet_n_1900869.html">exploitation des gaz de schiste ne sera jamais sécuritaire</a>, selon elle. Elle réserve ainsi un enterrement de première classe à la position du gouvernement libéral précédent.

  • Présentation du Conseil des ministres

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/09/19/conseil-des-ministres-pauline-marois_n_1898299.html">En ce 19 septembre 2012, le nouveau gouvernement péquiste est formé.</a> Il est toutefois bien loin d'atteindre l'objectif de parité, avec 23 ministres, dont huit femmes et 15 hommes.

 
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