Je reviens de Davos et je suis satisfait de ma récente visite en Suisse où j'ai participé au 42e Forum économique mondial. J'ai profité de cet événement afin de démontrer aux participants qu'Haïti est désormais ouverte aux affaires. Il est primordial pour moi de convaincre les investisseurs étrangers à s'y rendre.
Aux investisseurs potentiels, j'ai clairement expliqué qu'il est grand temps de s'établir dans le pays. J'ai également souligné que les défis d'Haïti peuvent être des occasions favorables de collaboration, d'innovation et d'investissements qui ne se présentaient pas auparavant.
Je reconnais l'importance d'adopter des mesures pour maintenir un climat de sécurité stable et la facilitation des investissements au pays. Je suis convaincu que les potentiels investisseurs ne seront pas déçus, puisque la corruption d'autrefois, qui a su chasser tant d'investisseurs étrangers et locaux, ne sera plus tolérée. Mon administration mène une politique de tolérance zéro contre la corruption.
Mon gouvernement se chargera d'assurer que les investisseurs obtiennent pleine satisfaction. Durant le mois de novembre 2011, nous avons reçu en Haïti plus de 1 000 entrepreneurs, dont 479 investisseurs internationaux venus de 30 pays, à la recherche d'opportunités. De nouveaux investissements dans différents domaines sont évalués à plus de 200 millions de dollars américains: le tourisme, l'industrie textile, l'agriculture, la pêche et l'élevage, la construction et les télécommunications ont été identifiés comme des secteurs économiques clés pour les investisseurs.
Dans le secteur du tourisme, Haïti (membre fondateur et en règle de l'Organisation mondiale du tourisme), revient avec énergie sur la scène du tourisme international, après 25 ans d'absence. C'était l'un des objectifs politiques et économiques de la présidence. Les investissements commencent déjà à arriver au pays. Ainsi, en 2014, on ouvrira le premier resort touristique pour aider à la promotion du tourisme international et de loisirs en Haïti.
Depuis le début de ma présidence, les plans suivants ont été mis en application ou sont en cours de finalisation:
- 903 000 écoliers subventionnés dans le cadre du programme de scolarisation gratuite.
- 15,9 millions de dollars ont été collectés pour le Fonds National d'Éducation à partir des appels entrants internationaux et des transferts d'argent.
- 35 000 personnes hébergées dans six camps ont été déplacées dans un logement permanent.
- 150 000 personnes à travers le programme 16/6 ont été relocalisées.
- 3400 maisons seront bientôt remises aux principaux bénéficiaires.
- la construction du Parc industriel de Caracol qui générera plus de 60 000 emplois à long terme et 20000 en mars prochain.
- le programme «Aba Grangou» visant à réduire la faim de 50% en 2016 et à l'éradiquer en 2025.
- le lancement du programme «Ban m limyè, ban m lavi » dont l'objectif est d'électrifier 200 000 foyers en moins de deux ans -- et dans tout le pays à l'avenir.
Je profite de cette tribune pour réaffirmer mon engagement d'apporter beaucoup plus de résultats afin de satisfaire les besoins de mon peuple. Mon vœu est de propulser Haïti sur la voie d'une croissance économique stable et durable.
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La clé du rétablissement de la situation à Haïti me semble devoir être recherchée dans une direction prioritaire : celle de la mise en place d'un système éducatif performant.
Le premier point est que le système éducatif est un tout non divisible. Il convient de réformer tant l'école primaire que secondaire sans négliger l'enseignement supérieur.
Le second point d'importance est que le système éducatif soit placé sous la responsabilité de l'Etat haïtien et de lui seul. Il n'est pas bon que les confréries religieuses ou d'autres obédiences privées se voient confiées une part significative de la formation des jeunes.
L'enseignement supérieur, enfin, doit être remis en état de façon à devenir comparable aux références internationales du domaine.
Tout cela ne pourra se faire rapidement et nécessitera du temps (la formation d'une génération ne peut se faire qu'en environ 20 ans). Il faudra s'appuyer sur l'aide des universités étrangères au début mais il faut, notamment parce que la remise en état sera longue, commencer le travail sans tarder. Il en va de l'avenir des futures générations d'adultes... On ne peut, dans ce contexte, que regretter que l'Institut Aimé Césaire qui avait été mis en place par la Francophonie avec l'aide de l'Etat Haïtien et de l'Université des Antilles et de la Guyane n'ait pas survécut au séisme de 2010.
On pourra lire la totalité de cet article sur "Diversion-baba.blogspot.com"
Quelle honte Michel Martelly de taire ce fait, comme si votre silence approuvait !!
Merci de nous éclairer sur ce drame des enfants haitiens !
je ne suis pourtant pas rassurée du sort de votre pays ! et je ne vois aucun chiffre sur la santé ?
mais
le temps est votre meilleur ami ! pour l'instant ! profitez en !
Si j'en avais les moyens, je les adopterais tous, leur construirai des foyers et leur proposerais une éducation de QUALITE, et un avenir DIGNE. A ce sujet, j'aimerais savoir ce qui a été fait de mon/notre argent envoyé à Haïti lors du séisme de Janvier 2010?
Vous souhaitez en terminer avec la corruption qui était devenue légion avec vos prédécesseurs Aristide et Préval. La cause est noble, mais votre gouvernement et vos fonctionnaires sauront-ils rompre définitivement avec cette tradition qui a refroidi plus d''un investisseur?
Réjouissez-vous que je ne vive pas à Haïti: j' aurais été alors votre pire cauchemar! Bien sûr, vous n'êtes au pouvoir que depuis 8 mois et 24 jours, et je veux croire que vos propos sont sincères et qu'ils seront suivis de faits CONCRETS. Mais le temps presse pour ces populations démunies. Perdre l'espoir, pour elles, serait bien pire que la pauvreté.
Avec un peu d'avance, je vous souhaite tout de même un joyeux anniversaire.
Je profite de cette occasion pour remercier le HP de m'avoir donné cette tribune.
Malgré tout le respect inhérent à vos fonctions, permettez-moi de vous dire que votre billet est choquant.
Choquant parce que votre principale préoccupation du moment semble être celle d'attirer "les investisseurs". Certes, l'argent a toujours été le nerf de la guerre, mais était-ce une raison principale pour en faire le thème principal de votre premier billet au HP?
Choquant également, parce que vous faites l'éloge de votre action ("ma présidence"), frisant l'autosatisfaction! alors qu'au vu de ce qu'il reste encore à réaliser, c'est une goutte d'eau dans l'océan! Par ailleurs, j'attire votre attention sur les 17 occurrences renvoyant à la 1ère personne du singulier, en d'autres termes à vous-même, vs "Haïti", cité...5 fois! Cherchez l'erreur.
Choquant, car l'amélioration des conditions de vie de votre peuple ne semble pas dans ce billet revêtir une grande importance. Récemment, j'ai été REVOLTEE d'apprendre l'existence des enfants-restavek. Je sens alors le besoin de vous rappeler l'Article 19 de la Convention internationale relative aux Droits de l'Enfant --
Protection des enfants séparés de leurs parents
" Les Etats parties prennent toutes les mesures législatives, administratives, sociales et éducatives appropriées pour protéger l'enfant contre toute forme de violence, d'atteinte ou de brutalités physiques ou mentales, d'abandon ou de négligence, de mauvais traitements ou d'exploitation, y compris la violence sexuelle,... (suite post suivant)
J'espère que parmi les 903 000 enfants scolarisés gratuitement figurent les 400 000 "restavek" (enfants esclaves).
Haïti, le premier pays à avoir aboli l'esclavage, voit encore, au 21ème siècle, ces pratiques perdurer sans même que les "maîtres" de ces enfants en réalisent l'immense barbarie tellement c'est "banal".
Le progrès économique, c'est bien, le progrès humain, c'est in-dis-pen-sa-ble pour devenir une nation démocratique et moderne.
Soyez à la hauteur de vos promesses, monsieur le président.
Bon courage et bonne chance au peuple haïtien qui a tant souffert et souffre encore.
Je n'arrive toujours pas à comprendre comment un peuple qui à tant souffert et souffre encore est capable de réduire ses propres "enfants" en esclavage
Martiniquaise, au fait de l'histoire des mes ancetres, je ne comprends pas...
M Martelly n'a jamais parlé des restavek. Il est temps de prendre en main ce problème.