Le Sommet de la terre des Nations Unies organisé à Rio de Janeiro n'était pas commencé que les spécialistes annonçaient déjà une terrible impasse sur les questions de changements climatiques. Et même des reculs sur des enjeux aussi centraux que le droit humain à l'eau ou la protection de la biodiversité. En parallèle de cette triste comédie, et quelques semaines après que le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) ait lancé un appel dramatique pour la protection des ressources naturelles, les mouvements sociaux et environnementaux s'organisent au cœur du Sommet des peuples. Ils veulent proposer une vision du monde basée sur la justice sociale et environnementale. Les 50 000 participants et participantes invitent les gens de partout à partager et disséminer cette vision qui exige un monde respectant la vie et les biens communs.
Non au capitalisme vert!
Le Rapport du PNUE débute sur ces mots: « Les changements que l'on observe actuellement dans le Système terrestre sont sans précédent dans l'histoire de l'humanité. Plusieurs seuils critiques aux niveaux mondial, régional et local sont sur le point d'être atteints ou ont été dépassés. » La réponse de nos gouvernements et des grandes corporations qui s'imposent dans les processus internationaux est non seulement timide et irresponsable, mais maintient le cap vers des stratégies de court terme, d'exploitation des dernières ressources naturelles voire de privatisation du vivant et de la nature au profit du désormais célèbre 1%. Au Sommet officiel des Nations Unies, vingt ans après la « naissance » du développement durable, on propose au mieux de peindre en vert le capitalisme, voire de faire du vert le nouveau moteur d'accumulation inégale des richesses. Il s'agit d'une option basée sur un système écocide, sur l'exclusion de la majorité, sur l'exploitation des ressources et des humains, d'un système qui est LA source de la crise environnementale actuelle.
Mobilisation mondiale
C'est dans ce contexte que le Sommet des peuples pour la justice sociale et environnementale se tient. Il est de fait l'unique activité organisée à Rio en 2012 qui vise vraiment à sortir de la crise environnementale actuelle. Il s'est donné comme objectif de déterminer les « causes structurelles » des crises écologiques, sociales, économiques et démocratiques pour écarter les « fausses solutions », présenter les « solutions des peuples » et définir un « agenda commun » pour les mois à venir.
Et les propositions ne manquent pas: souveraineté alimentaire et agro-écologie, démocratisation et décentralisation de la préservation et gestion des biens communs, scénarios de descente énergétique et universalisation de l'accès à l'énergie, extension de la protection sociale et des droits sociaux à tous les peuples de la planète, taxations internationales pour financer les biens communs, réforme et démocratisation de l'ONU, etc.
L'organisation d'un évènement de l'ampleur du Sommet trouve aussi son importance dans le contexte où les sphères financière, politique et médiatique sont en symbiose et cherchent à empêcher que ces alternatives et revendications populaires soient mises en valeur. C'est pour cette raison que le 20 juin s'organise une journée d'actions globales avec des mobilisations partout sur la planète.
Comme l'auteur Hervé Kempf, lequel était récemment à Montréal à l'invitation d'Alternatives pour le Festival des solidarités, nous disons: pour sauver la planète, il faut sortir du capitalisme, en reconstruisant une société où l'économie n'est pas reine mais outil, où la coopération l'emporte sur la compétition, où le bien commun prévaut sur le profit.
Au Québec et au Canada
Le 22 avril dernier, plusieurs centaines de milliers de personnes se mobilisaient pour le bien commun à Montréal dans une manifestation sans précédent. Signée par des dizaines de milliers de personnes, la déclaration qui accompagnait cette mobilisation exigeait un débat de société qui doit permettre une transformation sociale en profondeur !
Au Canada de Stephen Harper, c'est malheureusement le chemin inverse qui est emprunté. L'adoption de la loi C-38 qui affaiblit les règlementations environnementales et attaquera ceux qui cherchent à les défendre n'est que la dernière en liste d'une longue série de gestes anti-environnementaux posé par le seul pays au monde qui s'est retiré du protocole de Kyoto.
Photo: Victor Diaz Lamich.
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Pour appliquer un changement, cela doit passer par les agissmenet de la populations et aussi par la compéhension des les pour et les contres de notre facilité d'accès à tout ses gadgets. La plupart du temps, ils ne sont qu'accessoires inutiles du progrès. Plus simplement dit, consommer moins, et intelligement.
Nous sommes dans un monde d'abondance et nous, devant ce surplus, oublions vite que ce n'est pas tout utiles ou nécéssaire. Devant un changement du consomateur, les compagnies ajustent toujours leurs visées afin de continuer d'engranger des profits. Le pouvoir d'agir passe par nos choix de tout les jours.
L'économie capitaliste verte n'est pas un choix, elle s'imosera d'elle même de toute façons, question d'imager positivement la consomation. De donner belle image à ces grosses corporations qui cherchent de nouvelles idées pour attirer la clientelle.
Oui, moins consomer tuera des entreprise et des emplois, mais ceux qui concordent avec les demende de consomation des population surviverons. L'économie libre, est cruelle, alors cessons de jouer leur jeu.
Dans ce genre d’analyse on oublie souvent des facteurs : la prise de risque, ce ne sont pas toute les entreprises qui survivent, le changement dans les habitudes de consommations, il existe un écart entre ce que le gens disent et font, la plupart de ces cie sont financé par les fonds de pension. Avis pour ceux qui veulent changer le système, faite pression sur les fonds de pension!
Mais il ne faut pas oublier que c'est de même pour ceux qui chialent contre le gouvernement et qui ne votent pas.
C'est un devoir d'agir, et les actions sont simple et facile d'accès: du genre, se contenter de 2 télé au lieux de 5, acheter local quand c'est possible, choisir une station service qui fait travailler les québécois au lieux de celle qui ferment des raffineries...etc.
Oui c'est effectivement parfois difficile à appliquer mais vu le peu de pouvoir que nous avons , les seuls actions possibles et concrète sont sous forme économique, par nos achats et politique, en exerçant notre droit de vote.
Mais il est tout aussi utopique de croire que c'est une «révolution» qu'il faut pour changer la donne.
Toutes les révolutions, sans exception, sont survenues dans des mondes où régnait la vraie misère, et c'est la promesse d'échapper à cette misère qui a permis à ces révolutions de se produire, de renverser les pouvoirs en place... même si trop souvent, les promesses qui étaient supposément leur raison d'être n'ont pas été tenues.
C'est dire que la situation actuelle, du moins dans les pays développés, a peu de chances de mener à la révolution.
Mais il ne fait aucun doute que cette situation, le capitalisme à outrance, la perversion de l'idéal démocratique, la corruption endémique des gouvernants au profit des riches, avec ce qu'elle entraîne pour l'avenir de la planète, n'est plus tenable. La question est de savoir si elle peut être renversée sans une nouvelle révolution, mais plutôt par une évolution… des mentalités.
On neveut surtout pas retomber dans ce piège à rats.
Il faut creuser et proposer mieux...à petits pas.....c'est ce que propose la Coalition pour des lendemains meilleurs au Québec....