Mélanie Joly

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Quand le bonheur des uns fait le bonheur des autres

Publication: 31/08/2012 11:29

Deux sujets ont attiré mon attention au cours de la dernière semaine : les référendums d'initiative populaire qui autorisent les citoyens à se mobiliser pour proposer des avenues de changement et le manifeste de Dominic Champagne. Vous allez peut-être me demander en quoi l'un rime avec l'autre. Je vous explique.

Dans son livre, Champagne fait référence au droit au bonheur, concept qui n'a en soi rien de nouveau puisque nos voisins du Sud l'ont spécifiquement inscrit dans leur Déclaration d'indépendance il y a plus de 200 ans. D'ailleurs, à travers l'Occident, les sociétés cherchent à comprendre comment améliorer le bien-être des citoyens au moment même où des choix difficiles se dessinent. Bien que les intentions de reconnaître l'importance du bonheur dans nos sociétés soient louables, comment peut-on réellement s'y prendre?

Afin d'augmenter le bonheur collectif, il faut comprendre comment ce bonheur se crée, se développe et s'entretient chez les citoyens. Bien entendu, nos gouvernements ne sont pas là pour règlementer les affaires de cœur des uns, ni les chicanes de familles des autres. Ceci dit, ils ont une influence directe sur des aspects importants qui participent au bien-être : à titre d'exemple, la qualité d'éducation à laquelle nous avons accès, l'égalité des chances dans l'obtention de notre emploi et la qualité de l'environnement dans lequel on vit. Bref, le travail de nos politiciens a un impact direct sur notre bonheur quotidien.

Dans le cadre de leur travail, les hommes et femmes politiques font face à un problème de taille bien connu : nos besoins sont plus grands que les ressources dont ils disposent. Plus notre société offre des services aux citoyens et plus de nouvelles technologies se développent, plus il est difficile pour nos gouvernements de répondre à tout un chacun sans endetter les générations futures. Il faut donc faire des choix. Notre système démocratique fait en sorte que ce sont nos élus qui nous proposent ces choix.

Nos élus ne connaissent cependant pas les réelles aspirations des citoyens et leurs souhaits quant aux manières d'améliorer leur qualité de vie. Ils les présument. Or, les citoyens ne sont pas dupes : ils savent que nos droits et services fondamentaux font face à des contraintes importantes et qu'à tout vouloir en même temps, nous risquons de n'avoir rien du tout. Il est donc grand temps de leur poser les vraies questions qui tiennent compte des contraintes associées aux choix offerts afin de révéler ce que les citoyens veulent vraiment. Voulez-vous que soit offert de meilleurs régimes de retraite aux employés municipaux même si cela suppose une augmentation du revenu des municipalités (augmentation des taxes et des impôts fonciers)? Voulez-vous obtenir de meilleurs transports collectifs sachant qu'il faudra continuer de soutenir les infrastructures routières existantes et de ce fait, collecter plus de revenus auprès des automobilistes? Bref, il y a mille façons de poser les enjeux. Les citoyens peuvent y répondre.

Notre population a accès à plus d'information et est plus éduquée que jamais. Nos gouvernements font quant à eux face à une importante crise de confiance. La qualité de vie des citoyens et la confiance en leurs institutions pourraient véritablement être influencées par leur participation accrue aux décisions collectives. N'ayons donc pas peur de faire parler nos gens. En ce sens, les référendums d'initiative populaire ou toute autre forme de consultation populaire qui permettraient aux élus de comprendre l'acceptabilité de leurs politiques publiques sont non seulement souhaitables, mais à mon avis, nécessaires. Il est grand temps que nos politiciens le comprennent et n'aient pas peur de poser les questions difficiles : il en a va de la poursuite de notre bonheur collectif.

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  • Jean Charest - Parti libéral du Québec

    Né à Sherbrooke le 24 juin 1958 Marié, père de trois enfants Formation en droit. Admis au Barreau du Québec en 1981. Avant d'entrer en politique: pratique le droit à Sherbrooke Entrée en politique: en 1984, candidat pour le Parti progressiste-conservateur du Canada dans Sherbrooke. Élu député fédéral lors des élections générales à l'âge de 26 ans. <strong>Carrière politique: </strong> Au fédéral, il est nommé ministre d'État à la Jeunesse en 1986 à l'âge de 28 ans. Devient le plus jeune membre d'un cabinet fédéral. Il est ensuite ministre d'État à la Condition physique et au Sport amateur, leader adjoint du gouvernement, président du Comité parlementaire spécial pour le projet de résolution d'accompagnement à l'Accord du lac Meech, ministre de l'Environnement, ministre de l'Industrie et des Sciences, vice-premier ministre, candidat au leadership du Parti progressiste-conservateur du Canada en 1993, chef du Parti progressiste-conservateur, vice-président du Comité national des Québécois pour le Non pendant la campagne référendaire au Québec en 1995. Au plan provincial: il devient chef du Parti libéral du Québec en avril 1998 et chef de l'opposition officielle en décembre de la même année, il est assermenté comme premier ministre du Québec le 29 avril 2003, de nouveau le 18 avril 2007 et le 18 décembre 2008.

  • Pauline Marois - Parti québécois

    Née à Québec le 29 mars 1949 Mariée et mère de quatre enfants <strong>Formation</strong>: baccalauréat en service social, Université Laval et maîtrise en administration des affaires (MBA) aux HEC, Université de Montréal Avant d'entrer en politique: consultante budgétaire, responsable du service animation, coordonnatrice du cours en assistance sociale, directrice générale d'un CLSC, attachée de presse, consultante, directrice de cabinet, professeur à l'Université du Québec à Hull <strong>Carrière politique</strong>: députée de La Peltrie de 1981 à 1985, puis députée de Taillon de 1989 à 2006, puis députée de Charlevoix depuis 2007. Elle a été ministre d'État à la Condition féminine, de la Main-d'oeuvre et de la Sécurité du revenu, présidente du Conseil du trésor, ministre des Finances et ministre du Revenu, ministre responsable de la Famille, ministre de l'Éducation, ministre de la Famille et de l'Enfance, ministre d'État à la Santé et aux Services sociaux, ministre de la Recherche, de la Science et de la Technologie, ministre d'État à l'Économie et aux Finances, ministre de l'Industrie et du Commerce, vice-première ministre.

  • François Legault - Coalition avenir Québec

    Né à Sainte-Anne-de-Bellevue le 26 mai 1957 Marié, père de deux enfants <strong>Formation</strong>: baccalauréat en administration des affaires (comptabilité publique), MBA en finances des HECAvant la politique: directeur du marketing chez Québécair, cofondateur d'Air Transat en 1986, en devient le pdg jusqu'en 1997. Administrateur de sociétés comme Provigo, Culinar, Sico. Fellow de l'Ordre des comptables agréés du Québec. <strong>En politique</strong>: élu député péquiste de Rousseau en novembre 1998. Réélu en 2003, 2007 et 2008. Ministre de l'Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie, ministre d'État à l'Éducation et aux Jeunes, ministre de l'Éducation, ministre d'État à l'Éducation et l'Emploi, ministre d'État à la Santé et aux Services sociaux. En 2011, il fonde un nouveau parti, la Coalition avenir Québec.

  • Françoise David - Québec solidaire

    Née à Montréal en 1948 <strong>Formation</strong>: baccalauréat en service social (organisation communautaire) de l'Université de MontréalAvant la politique: travaille en service social dans le quartier centre-sud de Montréal, coordonnatrice du Regroupement des centres de femmes, présidente de la Fédération des femmes du Québec. Elle organise notamment la Marche des femmes contre la pauvreté «Du pain et des roses» et la Marche mondiale des femmes contre la pauvreté et la violence en 2000. <strong>En politique</strong>: porte-parole du mouvement Option citoyenne, puis porte-parole de Québec solidaire lors de sa création en 2006. Candidate pour Québec solidaire en 2007 et 2008 dans Gouin où elle termine deuxième.

  • Amir Khadir - Québec solidaire

    Né le 12 juin 1961 à Téhéran, en Iran. Immigre au Québec à l'âge de 10 ans. Marié et père de trois filles. <strong>Formation</strong>: baccalauréat en physique Université de Montréal, maîtrise en physique Université McGill, doctorat en médecine Université Laval, spécialité en microbiologie-infectiologie Université de MontréalCarrière avant la politique: médecin microbiologiste-infectiologue au Centre hospitalier Pierre-Le-Gardeur à Lachenaie. A fait partie de la Coalition des médecins pour la justice sociale, a fait des missions pour Médecins du monde en Irak, en Afghanistan et en Palestine. A présidé le conseil d'administration du SUCO. <strong>Carrière politique</strong>: candidat du Bloc québécois dans Outremont en 2000, candidat de l'Union des forces progressistes dans Mercier en 2003, premier député élu de Québec solidaire dans Mercier en 2008

  • Jean-Martin Aussant - Option nationale

    Né à Sorel-Tracy le 1er juin 1970 <strong>Formation</strong>: baccalauréat en administration des affaires et études en actuariat, Université Laval; maîtrise en sciences économiques, Université de Montréal; études au doctorat en analyse économique, Université Autonoma de Barcelone, Espagne. Avant d'entrer en politique: agent de recherche au CIRANO, vice-président Morgan Stanley Capital International, gestionnaire de portefeuille principal, Investissements PSP. <strong>Carrière politique</strong>: élu député de Nicolet-Yamaska aux élections générales du 8 décembre 2008 sous la bannière du Parti québécois. Porte-parole de l'opposition officielle pour les dossiers de développement économique, institutions financières, commerce international. Il quitte le Parti québécois en juin 2011, siège comme indépendant, puis annonce la création d'Option nationale.

  • Répartition des 125 sièges à la dissolution de l'Assemblée nationale

    Parti libéral du Québec (forme le gouvernement): 64 députés Parti québécois (forme l'opposition officielle): 47 députés Coalition avenir Québec: 9 députés Option nationale: 1 député Québec solidaire: 1 député Indépendants: 2 députés Circonscriptions vacantes: 1 (Bourassa-Sauvé) <strong>Résultats du scrutin du 8 décembre 2008</strong> Parti libéral du Québec: 1 366 046 votes (42,08 %) Parti québécois: 1 141 751 votes (35,17 %) Action démocratique/Équipe Mario Dumont: 531 358 votes (16,37 %) Québec solidaire: 122 618 votes (3,78 %) Taux de participation: 57,43 % ou 3 295 914 votes Bulletins valides: 3 246 333 ou 98,5 %

 

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