Maxime Duchesne

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Le déni du Parti québécois

Publication: 25/05/2013 02:18

L'élection du Parti Québécois à la tête de l'État fut probablement l'une des plus grandes surprises de 2012. À peine quelques mois plus tôt, on craignait même la disparition du parti! Son élection fut pratiquement un coup de chance, à quelques centaines de voix d'un gouvernement libéral. Aujourd'hui, mai 2013, bien qu'il contrôle toujours l'exécutif, le Parti québécois se retrouve dans une situation plus délicate que jamais. Les chroniqueurs et éditorialistes, tant à gauche qu'à droite, s'acharnent contre lui, certains l'accusant de tous les maux qui affligeraient le Québec, d'autres d'avoir renié ses engagements.

Il est vrai que le PQ a promis plus qu'il ne pouvait livrer. Mais il ne faut pas être surpris de voir que ses politiques ressemblent à celles du Parti libéral: c'est la continuité de l'État, communément nommée la « dépendance aux sentiers ». L'exemple de la préservation du Plan Nord - une politique digne de l'époque coloniale - vient naturellement à l'esprit de plusieurs. Malgré un changement à la tête de l'État, les engagements du gouvernement demeurent, tout comme les fonctionnaires, les réels détenteurs du pouvoir. Un parti ne peut tout simplement pas renier les engagements passés du gouvernement alors que les changements sont lents, pénibles et se heurtent toujours à une opposition. Il en serait ainsi peu importe que ce soit la Coalition avenir Québec, le Parti libéral du Québec ou Québec solidaire au pouvoir. Être minoritaire au premier mandat ne fait que rendre la situation plus complexe puisque la formation politique au pouvoir ne dispose que de très peu de temps pour réaliser ses engagements. Ceux qui croient qu'un autre parti aurait pu faire beaucoup mieux portent des lunettes roses et seraient inévitablement déçus advenant l'élection de leur parti favori.

Par contre, ceci n'explique pas tous les déboires du PQ. Le fait d'être minoritaire rend la réalisation de certaines promesses difficile, mais n'explique pas pourquoi le PQ semble avoir renoncé à plusieurs de ses principaux engagements. Plutôt que de chercher à forcer l'opposition à se mouiller ou d'accepter qu'une résistance soit inévitable, le PQ tente futilement d'éviter la controverse en diluant ses promesses, voire en reculant complètement avant même de laisser l'opposition formuler ses contre-propositions. La loi 101 promise versus le projet de loi 14, l'abolition de la taxe santé ou même le transfert du fonds des générations vers le remboursement de la dette viennent à l'esprit. Visiblement, certaines promesses étaient irréalistes (encore faut-il mentionner que les autres partis ne faisaient pas mieux à cet égard) tandis qu'on juge préférable de reculer sur d'autres engagements afin d'éviter une levée de boucliers.

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  • Un gouvernement du Parti québécois ne <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/08/06/pq-integrite-elus_n_1749328.html" target="_hplink">demandera pas à ses élus de remplir la caisse électorale</a>, pas plus à ses ministres qu'à ses députés. L'effort reposera sur les militants.

  • Le Parti québécois a <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/08/04/soins-domicile-parti-quebecois_n_1742718.html" target="_hplink">promis la création d'une politique nationale de soins et de services à domicile</a>. Pauline Marois veut regrouper et augmenter les services offerts aux personnes en perte d'autonomie qui souhaitent rester à la maison. La chef péquiste a promis d'ajouter 120 millions de dollars aux 380 millions déjà prévus par le gouvernement, pour atteindre une enveloppe de 500 millions d'ici cinq ans.

  • <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/08/03/marois-pq-banque-developpement-quebec_n_1737944.html" target="_hplink">Création d'une Banque de développement économique du Québec</a> dont le mandat serait de soutenir la croissance, d'aider les entreprises à démarrer, surtout en région et dans le domaine de l'économie sociale, en leur donnant accès à du capital de risque.

  • La chef du Parti québécois <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/08/13/parti-quebecois-garderies-place-enfant_n_1772776.html" target="_hplink">«garantit» une place en garderie pour tous les enfants qui en ont besoin d'ici la fin du premier mandat d'un gouvernement péquiste</a>. Le PQ maintiendra le tarif à 7$ jusqu'à ce que l'objectif d'une place par enfant soit atteint.

  • Pauline Marois a promis de<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/08/02/charest-parle-economie-adversaires-le-ciblent_n_1733168.html" target="_hplink"> tenir un vaste sommet sur la gestion et le financement des universités</a> et d'abroger la loi 78, que la leader souverainiste juge «ignoble».

  • Un gouvernement Marois <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/08/02/charest-parle-economie-adversaires-le-ciblent_n_1733168.html" target="_hplink">embauchera 600 professionnels supplémentaires d'ici 2015 afin de contrer le décrochage scolaire</a>. Le PQ évaluera aussi la possibilité d'implanter dans les milieux défavorisés la maternelle à quatre ans à temps plein, et verra à renforcer l'autonomie des établissements scolaires.

  • Un gouvernement péquiste <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/08/09/pauline-marois-pq-fonds-protection-entreprises_n_1760351.html" target="_hplink">reviendra à une forme de nationalisme économique à la Caisse de dépôt</a> en créant un fonds d'investissement stratégique de 10 milliards $, pour protéger les entreprises contre les prises de contrôle étrangères.

  • Pauline Marois a promis de faire <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/08/14/pq-propose-une-charte-laicite_n_1775508.html" target="_hplink">adopter une charte de la laïcité</a> dans les services publics advenant l'élection de son parti. La charte reposerait sur les principes de neutralité de l'État et de prépondérance de l'égalité entre les femmes et les hommes.


Naturellement, la confiance des Québécois envers le PQ est ébranlée et plusieurs de ceux qui ont voté pour ce parti voteront pour d'autres partis, comme Québec solidaire, Option nationale et la Coalition avenir Québec. Il aurait été plus sage pour le PQ d'aller de l'avant avec ses promesses, même en sachant pertinemment que l'opposition les bloquerait, ce qui lui aurait permis au minimum de démontrer qu'il y avait une réelle volonté, mais qu'un mandat majoritaire sera nécessaire pour les réaliser. Au lieu de ceci, on tente futilement de plaire à tous, allant même jusqu'à proposer l'anglicisation de la STM, pourtant complètement contraire aux engagements du parti (Lisée, are you listening?). Puisque le PQ recule avant même qu'on le pousse, qui croira qu'il en serait autrement s'il était majoritaire?

Le déni

Malheureusement, au lieu de prendre du recul pour comprendre les causes de l'insatisfaction, Pauline Marois invitait plutôt les autres partis souverainistes à se saborder pour la cause! On peut difficilement trouver un plus grand déni de la réalité que dans cette affirmation. Le problème n'est pas la multiplication des partis politiques; si Québec solidaire et Option nationale (ON) attirent autant de votes, c'est qu'ils plaisent à de nombreux électeurs. Il y a toujours eu plus de trois partis politiques: du Parti conservateur du Québec au Parti vert, il y a et aura toujours des tiers partis qui ne rejoignent qu'une petite partie de la population, visiblement insatisfaite de l'offre des principaux partis politiques. En visitant le site du Directeur général des élections du Québec, on constate rapidement qu'ON n'est pas le seul parti souverainiste non représenté à l'Assemblée nationale. Est-ce que ces autres partis indépendantistes nuisent à la cause et devraient se saborder? Évidemment que non. Ils n'attirent pas beaucoup d'attention et ne nuisent aucunement au Parti québécois.

Le nécessaire constat est le suivant: le problème du PQ est le PQ lui-même. Les sondages nous démontrent l'impopularité croissante du gouvernement. Les perspectives de réélection diminuent alors que la menace d'implosion refait surface. C'est vraisemblablement à quoi sert la campagne promotionnelle pour la souveraineté: sauver les meubles. Le parti de Jean-Martin Aussant stagne autour de 3% d'appuis, mais prend ces votes directement dans une partie de l'électorat déçue du Parti québécois. Québec Solidaire poursuit sa lente croissance, après avoir arraché au PQ deux circonscriptions en deux élections. L'appel au sabordage des autres partis souverainistes était une reconnaissance implicite du danger qui guette le PQ - mais était franchement maladroit, désespéré et futile.

Sur la question économique, le PQ doit viser le centre. C'est depuis toujours l'endroit le plus rentable politiquement puisqu'il rejoint le maximum d'électeurs et touche principalement la classe moyenne. D'une manière ou d'une autre, le Parti québécois s'est discrédité aux yeux de l'électorat de gauche, électorat qui ira à coup sûr vers Québec Solidaire (ou ON) aux prochaines élections. De plus, une alliance avec Québec Solidaire est impossible, mais le PQ ne doit pas pour autant chercher à vaincre QS en le remplaçant (nous avons tous constaté à quel point viser la gauche n'a pratiquement rien donné au PQ lors de la dernière campagne électorale). D'ailleurs, selon plusieurs sondages, la moitié des électeurs de QS ne sont même pas souverainistes! Un rapprochement entre ces deux partis est impossible et n'est pas souhaitable pour les deux partis, nonobstant ce qu'en pensent plusieurs.

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  • Déficit zéro reporté

    Nicolas Marceau annonce un <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/11/28/quebec-deficit-equilibre-budgetaire-mise-a-jour-economique_n_4354386.html" target="_blank">déficit de 2,5 milliards $ pour le Québec</a>. Le gouvernement du Québec est dans l'obligation de reporter de deux ans le retour à l'équilibre budgétaire, prévu en 2013-2014, en raison de la situation économique précaire. (Radio-Canada)

  • Rapport de la commission Duceppe

    La Commission nationale d'examen sur l'assurance-emploi a rendu public son rapport, contenant <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/11/27/assurance-emploi-gilles-duceppe_n_4351813.html" target="_blank">30 recommandations</a> pour « atténuer les effets les plus négatifs » de la réforme de l'assurance-emploi, entamée par le gouvernement fédéral en 2012 (Radio-Canada.ca)

  • Loi 14

    Diane De Courcy <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/11/14/de-courcy-loi-14_n_4276486.html" target="_blank">saborde le projet de loi 14</a> sur la Charte de la langue française. La ministre responsable, Diane De Courcy, a préféré saborder le projet de loi plutôt que de vider de sa substance la réforme promise par le Parti québécois (PC)

  • PKP à Hydro-Québec

    Pierre Karl Péladeau a été <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/04/17/pierre-karl-peladeau-presidera-le-c-a-dhydro-quebec_n_3100251.html" target="_blank">nommé à la tête du conseil d'administration d'Hydro-Québec</a>. Il est entré en poste à la mi-mai. Pauline Marois a déclaré qu'elle continuera d'associer étroitement l'homme d'affaires Pierre Karl Péladeau à son <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/10/10/pauline-marois-defend-presence-pierre-karl-peladeau-electrification_n_4077958.html" target="_blank">projet d'électrification des transports.</a>

  • Commission Ménard

    Les audiences de la <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/08/30/commission-menard-printemps-erable_n_3843296.html" target="_blank">Commission d'examen des événements du printemps 2012</a> ont débuté en septembre 2013. Serge Ménard a indiqué en octobre qu'il serait <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/10/21/commission-menard-audiences_n_4135191.html" target="_blank">impossible de produire un rapport en l'espace de quelques semaines</a> sur des heurts s'étant échelonnés sur une période de plusieurs mois dans plusieurs villes du Québec (Radio-Canada)

  • Hausse des taxes scolaires

    Les compressions du budget Marceau ont entraîné une baisse de revenus de 200 millions $ pour les commissions scolaires. Celles-ci ont en retour imposé une hausse des taxes scolaires. Après deux mois de silence, la première ministre s'est finalement élevée contre cette nouvelle hausse de taxe, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/09/16/aux-commissions-scolaires_n_3936197.html" target="_blank">en exigeant que les commissions scolaires trouvent un autre moyen d'absorber ces compressions</a>.

  • Charte des valeurs

    Le <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/09/10/quebec-charte-valeurs-quebecoises-neutralite-religieuse_n_3900140.html" target="_blank">dévoilement de la Charte des valeurs québécoises</a> par le ministre Bernard Drainville a lancé un vaste débat dans la société québécoise. En plus de diviser la population, la Charte a avivé les tensions entre les communautés culturelles et les Québécois «de souche».

  • BPC à Pointe-Claire

    Fin août, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/08/27/matieres-contaminees-pointe-claire_n_3825344.html" target="_blank">l'entreposage illégal de matières contaminées aux BPC dans la municipalité de Pointe-Claire</a> a été rendu public. Le ministère de l'Environnement connaissait la situation depuis le printemps, mais n'avait pas avisé la population environnante. Des garderies se trouvent notamment à proximité du site de l'entreprise Les équipements de puissance Reliance. Le gouvernement a par la suite réagi promptement, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/09/16/bpc-pointe-claire_n_3937011.html" target="_blank">prenant le contrôle du site</a> après de nombreux avertissements émis à l'entreprise.

  • Lac-Mégantic

    La réaction du gouvernement Marois à la tragédie de Lac-Mégantic, et plus particulièrement celle de la première ministre, a été encensée par tous les observateurs. En plus d'être présent sur le terrain, le gouvernement Marois a débloqué rapidement <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/07/11/lac-megantic-semaine-memoire-victimes_n_3579072.html" target="_blank">un plan d'aide de 600 millions $</a> pour aider la petite localité à se relever de la tragédie.

  • Nominations partisanes

    Le gouvernement Marois a essuyé de nouvelles critiques à la suite de la <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/04/10/sylvain-simard-saq_n_3056306.html" target="_blank">nomination de l'ex-ministre Sylvain Simard</a> à titre de président du conseil d'administration de la Société des alcools du Québec. Cette nomination fait suite à celles d'André Boisclair à titre de délégué du Québec à New York et de Gilles Duceppe à la tête d'une commission, qui avaient également été décriées.

  • Modifications à l'aide sociale

    Les <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/03/02/aide-sociale--quebec-modifie-ladmissibilite-a-certaines-prestations_n_2796245.html" target="_blank">modifications au régime de l'aide sociale</a> annoncées par la ministre Agnès Maltais ont donné lieu à de nombreuses manifestations. La ministre a finalement <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/04/09/aide-sociale-agnes-maltais-bonification-personnes-seules_n_3046591.html" target="_blank">bonifié</a> son offre, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/04/11/manifestations-changements-aide-sociale_n_3059215.html" target="_blank">sans réussir à calmer la grogne</a>.

  • Recul sur les coupes en recherche

    Le 13 février 2013, le gouvernement Marois a <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/02/13/coupes-en-recherche-marois-recule_n_2676872.html" target="_blank">reculé dans sa volonté de couper de 63 millions$</a> le montant investi dans le secteur de la recherche. Finalement, les compressions s'élèveront à 36,5 millions$ L'initiative avait soulevé un tollé parmi les chercheurs qui ont lancé une campagne-choc.

  • Pauline Marois en mission à Davos

    Pauline Marois <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/01/23/pauline-marois-davos-debut-mission_n_2532638.html">explique que sa présence à Davos s'inscrit dans la «stratégie économique»</a> de son gouvernement, à savoir de faire croître les investissements étrangers. Québec tente depuis longtemps d'attirer des investissements en misant sur sa première richesse naturelle, l'hydroélectricité.

  • «Notre home»: une chanson pour tisser des liens

    Le gouvernement du Québec <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/01/17/notre-home-jean-francois-lisee-chanson-anglophones-francophones_n_2498823.html">accorde une somme de 20 000 $ pour appuyer une tournée et une chanson</a> hip hop bilingue qui fait la promotion du rapprochement entre jeunes anglophones et francophones du Québec.

  • Plus de fermeté à l'égard des récidivistes

    Le gouvernement Marois <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/01/16/alcool-au-volant-quebec-recidivistes_n_2485599.html">se dit fermement déterminé à serrer la vis aux récidivistes de l'alcool au volant</a>. Dorénavant, le véhicule du fautif sera confisqué dans tous les cas, et retiré définitivement au contrevenant s'il s'agit d'une troisième infraction ou davantage.

  • Rembourser Montréal pour les manifs

    La Coalition avenir Québec accuse le gouvernement péquiste de <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/01/10/reaction-caq-remboursement-manifestations_n_2450407.html">punir la capitale en refusant de payer le million de dollars</a> demandé par la Ville de Québec pour défrayer les coûts des services policiers engendrés par les manifestations étudiantes du printemps dernier. Sherbrooke et Gatineau ont, elles aussi, obtenu une fin de non-recevoir du ministère de la Sécurité publique.

  • Contribution maximale à 100$

    Dorénavant,<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/01/01/la-contribution-maximale-_n_2392359.html"> le maximum permis de contribution à un parti, à un député indépendant ou à un candidat indépendant autorisé est de 100 $</a>. Il s'agit là d'un volet de la loi modifiant la loi électorale qui vise à réduire les contributions par électeur, à diminuer le plafond des dépenses électorales et à rehausser le financement public des partis politiques. Le montant des dépenses électorales permises pendant une élection générale a également été réduit, il passe de 11,5 millions $ à 8 millions $. Le projet de loi 2 du PQ a été adopté le 6 décembre à l'Assemblée nationale.

  • La consigne restera à cinq cents

    Le Parti québécois applique les freins sur une promesse formulée par le Parti libéral il y a quelques mois: <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/12/21/consigne-canettes-quebec_n_2340401.html">il ne fera pas passer de 5 à 10 cents la consigne des canettes</a> de bière et de boissons gazeuses — pour l'instant, du moins.

  • 22 conseillers culturels à Montréal

    Maka Kotto a convoqué, à Montréal, tous ses conseillers en poste à l'étranger, et ce pendant une semaine aux frais des contribuables. <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/12/11/maka-kotto-visite-montreal_n_2279605.html">La décision controversée du ministre de la Culture</a> a été prise sans véritable justification et contre l'avis de ses hauts fonctionnaires, en pleine période de compressions. La visite aura coûté au bas mot plus de 64 000 $.

  • La nomination de Nicolas Girard à la tête de l'AMT fait jaser

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/09/26/nicolas-girard-amt_n_1917572.html">La nomination de l'ancien député péquiste</a> Nicolas Girard au poste de président-directeur général de l'Agence métropolitaine de transport (AMT) fait sursauter les partis d’opposition, qui dénoncent une nomination partisane. En décembre, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/12/10/caq-demande-la-demission-nicolas-girard-amt_n_2272468.html">la CAQ reviendra à la charge</a> en demandant la démission de M. Girard après que Paul Côté, l’ex-directeur par interim de l’agence, eut été nommé directeur adjoint.

  • La loi 1 sur l'intégrité est adoptée

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/12/07/adoption-loi-1-integrite-assemblee-nationale_n_2260195.html">Cette loi a été la première annoncée par Pauline Marois</a> en novembre, après son arrivée au pouvoir. La loi 1 prévoit que, pour soumissionner sur des appels d'offres du secteur public, les entreprises et leurs sous-traitants devront obtenir un «certificat de bonnes moeurs» qui atteste de leur probité.

  • Le Québec entend se doter de son propre registre des armes à feu

    Dans une déclaration en Chambre et à l'occasion du 23e anniversaire de la tuerie de l'École Polytechnique, le ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron, a exprimé<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/12/06/registre-des-armes-a-feu-quebec_n_2250051.html"> l'intention ferme du gouvernement du Parti québécois de prendre le relais d'Ottawa</a> dans ce dossier.

  • Les partis s'entendent sur le placement syndical

    Le gouvernement péquiste, le Parti libéral et la Coalition avenir Québec en sont venus à<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/12/07/fin-placement-syndical_n_2256054.html"> une entente pour régler le vide dans lequel se trouve le système de placement de la main-d'oeuvre</a> sur les grands chantiers de construction. La loi qui abolit le placement syndical est en vigueur, mais le nouveau Service de référence de la main-d'oeuvre de l'industrie de la construction n'entrera en vigueur qu'en septembre 2013.

  • André Boisclair renonce à son poste de sous-ministre

    Admettant qu'elle avait sous-estimé la nécessité de changement dans la façon de gouverner, la première ministre Pauline Marois annonce qu'<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/12/06/boisclair-renonce_n_2249764.html">elle a convenu avec André Boisclair qu'il abandonnera sa permanence dans la fonction publique</a>. La double nomination dont avait bénéficié M. Boisclair avait suscité la controverse. En plus de son poste de délégué général du Québec à New York, M. Boisclair avait aussi été nommé sous-ministre adjoint.

  • Québec veut resserrer la loi 101

    Le gouvernement dépose <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/12/05/modification-loi-101_n_2243301.html">son projet de loi 14 modifiant la Charte de la langue française</a> et la Charte des droits et libertés de la personne. Le projet de loi fait de l'usage du français un droit inclus dans la Charte québécoise des droits et libertés et modifie les obligations de certaines entreprises. La loi 101 ne sera par ailleurs pas imposée aux cégeps. Les écoles passerelles ne seront pas abolies, mais les critères d'admission seront resserrés.

  • Pauline Marois nomme Blanchet à l'Environnement

    Après moins de trois mois au pouvoir, la première ministre <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/12/04/breton-blanchet-hivon-remaniement-ministeriel_n_2237136.html">Pauline Marois a déjà remanié légèrement son conseil des ministres</a> en nommant le député de Johnson, Yves-François Blanchet, ministre du Développement durable et de l'Environnement pour succéder à Daniel Breton. Elle a aussi ramené au cabinet la députée de Joliette, Véronique Hivon, qui occupera ses anciennes fonctions de ministre déléguée aux Services sociaux et à la Protection de la jeunesse, auxquelles elle avait dû renoncer temporairement pour des raisons de santé.

  • Budget adopté de justesse

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/30/adoption-budget-gouvernement-marois_n_2219133.html">Le gouvernement minoritaire de Pauline Marois a survécu</a>, mais de justesse, à un premier test alors que <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/20/gouvernement-quebec-cure-minceur-ministeres_n_2167550.html">le budget Marceau</a> a été adopté par une seule voix de majorité à l'Assemblée nationale. Après 25 heures d'étude, les parlementaires ont voté sur le budget, et 49 élus péquistes se sont prononcés en faveur, 48 députés de l'opposition ont voté contre et il n'y a eu aucune abstention. Au moment du vote, il y avait en Chambre 97 députés sur une possibilité de 125.

  • Daniel Breton démissionne

    Le passage au gouvernement de Daniel Breton aura duré 71 jours. Rattrapé par des loyers impayés et des infractions au code de la route,<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/29/daniel-breton-demissionne-de-son-poste-de-ministre-de-lenvironnement_n_2211352.html"> le militant écologiste a dû renoncer à ses fonctions</a> de ministre de l'Environnement. M. Breton a été au centre de nombreuses controverses, notamment à la suite <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/15/demission-breton_n_2137654.html">d'allégations d'ingérence dans les activités du Bureau d'audiences publiques en environnement</a> (BAPE).

  • Marois avec le Conseil de la fédération

    Pauline Marois participe à <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/23/les-premiers-ministres-halifax_n_2174990.html">son premier Conseil de la fédération</a> à Halifax, sous le thème de l’économie. Elle annonce, entre autres, qu’un comité sera chargé d'évaluer si le Québec tirerait avantage d'un projet d'oléoduc, projet qui permettrait à l'Alberta d'acheminer du pétrole des sables bitumineux jusqu'à Montréal.

  • Hydro-Québec, Loto-Québec et la SAQ devront contribuer

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/20/quebec-supprime-2000-post_n_2167515.html">Dure journée pour Hydro-Québec:</a> le gouvernement Marois ordonne à la société d'État de supprimer 2000 postes et réduit substantiellement la hausse tarifaire décidée en 2010 par les libéraux. Québec demande également des efforts à Loto-Québec et à la Société des alcools (SAQ).

  • Un sommet sur l'enseignement supérieur

    À l'issu du Sommet sur l'enseignement supérieur, qui s'est tenu les 25 et 26 février 2013, le gouvernement a adopté l'indexation annuelle de 3% des droits de scolarité.

  • Discours inaugural et lutte contre la corruption

    La première ministre Pauline Marois <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/31/discours-inaugural-marois_n_2051339.html">promet de faire un grand ménage</a> et de ramener l'intégrité à tous les niveaux de l'administration publique.

  • Visite en France

    Mme Marois effectue <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/14/pauline-marois-visite-france_n_1965148.html">une visite de travail en France</a>, où elle rencontre notamment le président, François Hollande. Il ne s'agit pas d'une visite officielle (faite en alternance), mais plutôt d'une prise de contact entre le nouveau pouvoir socialiste et les souverainistes fraîchement élus.

  • Marois refuse de rencontrer le président Kabila

    La première ministre du Québec est en République démocratique du Congo (RDC), où a lieu le 14e Sommet de la francophonie. <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/11/pauline-marois-refus-rencontre-president-kabila_n_1959230.html">Mme Marois rejette tout entretien privé avec l'hôte de la rencontre</a>, le président Joseph Kabila, en raison de son sombre bilan en matière de droits de la personne.

  • Recul sur la taxe santé et les impôts rétroactifs

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/10/nicolas-marceau-pq-taxe-sante-_n_1955613.html">Le gouvernement choisit de ne pas abolir la taxe santé,</a> mais plutôt de la rendre progressive, et cela à partir de 2013. Au chapitre de l'impôt des particuliers, le ministre des Finances Nicolas Marceau abandonne l'idée de hausser de façon rétroactive les impôts des mieux nantis.

  • La hausse des droits de scolarité est annulée et Gentilly-2 sera fermée

    La première ministre <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/09/20/pauline-marois-annulations-frais-scolarite-gentilly_n_1901406.html">annule, par décret, la hausse des droits de scolarité</a> décidée par l'ancien gouvernement libéral. Par ailleurs, la première ministre réaffirme l'engagement du Parti Québécois de procéder à la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2.

  • Gaz de schiste: non pour toujours

    À peine nommée ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet n'attend pas la première séance du conseil des ministres pour donner son opinion. L'<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/09/20/non-gaz-de-schiste-pq-martine-ouellet_n_1900869.html">exploitation des gaz de schiste ne sera jamais sécuritaire</a>, selon elle. Elle réserve ainsi un enterrement de première classe à la position du gouvernement libéral précédent.

  • Présentation du Conseil des ministres

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/09/19/conseil-des-ministres-pauline-marois_n_1898299.html">En ce 19 septembre 2012, le nouveau gouvernement péquiste est formé.</a> Il est toutefois bien loin d'atteindre l'objectif de parité, avec 23 ministres, dont huit femmes et 15 hommes.


Pour ce qui est d'Option nationale, le terrain est beaucoup plus fertile. Selon un récent sondage non probabiliste de CROP-La Presse, ON serait rendue à 5% d'appuis. Le parti attire de nombreux jeunes universitaires et ne cesse d'augmenter ses effectifs. Avec autant de jeunes éduqués, on peut difficilement croire qu'une simple campagne promotionnelle suffira à leur faire changer d'avis. ON a un message clair pour la souveraineté du Québec et génère de nouvelles idées pour y accéder. Le parti est même sur le point de se doter d'une aile « scientifique » vouée à la recherche, malgré ses moyens limités! Ceci contraste avec le PQ qui, par exemple, fonde la partie économique de sa campagne publicitaire pour la souveraineté sur un simple livre* malgré ses immenses ressources financières! Redevenir un parti d'idées plutôt qu'un parti carriériste devrait être l'une des priorités du Parti Québécois.

Bref, si le PQ souhaite survivre, il devra évoluer, sans quoi la saignée se poursuivra jusqu'au jour où certains députés traverseront la chambre pour se joindre à ON ou QS, ce qui marquerait le début d'une réaction en chaîne fatale pour le parti. Le nécessaire renouveau doit débuter par une longue réflexion sur la cause des déboires du parti. Simplement parler de souveraineté de changera rien. Il faut accepter de nouvelles idées et constater que l'actuelle façon de faire échoue depuis près de 40 ans. Une réunification avec un parti comme Option nationale ne sera possible qu'après des changements substantiels dans l'orientation du PQ, ce qui doit nécessaire inclure un renouveau intellectuel, à défaut de quoi ce sera plutôt le PQ qui se sabordera au profit d'un autre parti.

Campagne pour la souveraineté*

La campagne pour la souveraineté du Parti québécois se base largement sur l'ouvrage à Stéphane Gobeil dont j'ai parlé dans un billet précédent. Le PQ ne semble pas avoir tenté de valider l'analyse du livre et s'est contenté de reprendre les conclusions de l'ouvrage. Une telle façon de faire est inquiétante puisqu'elle semble démontrer que le Parti québécois n'utilise plus ses ressources pour effectuer de la recherche sur la souveraineté. D'ailleurs, selon les données de l'ISQ, Gobeil se serait trompé de deux milliards: il estime à 19,5% la part québécoise des revenus fédéraux pour 2009-2010, en se basant principalement sur le PIB (19,9% du total canadien pour 2009). Or, après avoir contacté l'Institut de la Statistique du Québec, ceux-ci m'ont confirmé que la part québécoise des recettes fédérale pour 2009-2010 était plutôt à 18,4%. Gobeil a bien raison de constater que la part québécoise du PIB fédéral est passée de 19% à 19,9%, mais en chiffres absolus le PIB québécois n'a pas réellement augmenté : de 304,5 milliards en 2008 à 304,9 milliards en 2009 (qui contient 9 des 12 mois de l'année fiscale 2009-2010). Le premier trimestre de 2010 ne connaissait pas une croissance exceptionnelle non plus. Bref, le fédéral ne pouvait pas percevoir beaucoup plus de taxes du Québec (39,7 milliards pour 2009) puisque le PIB n'a pas réellement augmenté et il faudrait donc retrancher 2,3 milliards (de 42,6 à 40,3 milliards) aux conclusions de Gobeil pour 2009-2010 (voir la réponse de Stéphane Gobeil ci-dessous).

Réponse de Stéphane Gobeil : "Au moment d'analyser les Comptes publics, ces chiffres de l'ISQ n'étaient pas disponibles. J'ai donc effectué une corrélation PIB/Recettes, que j'ai sous-estimée de mon propre chef, de façon à demeurer conservateur. Je suis donc très étonné et, je dois le dire, très sceptique. Si le PIB du Québec pour 2010 correspondait à 20,2% du total canadien, comment expliquer que les recettes en provenance du Québec ne représenteraient que 18,4% du total ? Avant de parler d'erreur, il faudra une démonstration pas mal plus poussée. D'autant que de façon générale, les Canadiens profitent beaucoup plus que les Québécois des déductions fiscales fédérales, que ce soit pour les frais de garde, les frais de scolarité, les REER ou les REEE."

D'ailleurs, l'Institut de la statistique du Québec (ISQ) confirme qu'il ne dispose pas de toutes les données nécessaires pour estimer les revenus et dépenses de l'administration fédérale. Une partie des données est exacte alors qu'une autre est basée sur des estimations. Ils confirment aussi que la méthode de répartition du service de la dette n'est pas « officielle » mais qu'elle est utilisée à défaut d'avoir un consensus sur la méthode à utiliser (on parle ici d'une possible différence d'un milliard entre les chiffres officiels de Statistique Canada et la réalité). Autrement dit, malgré quelques possibles erreurs, l'étude de Gobeil n'est pas invalidée par les données publiées par l'ISQ et vice-versa, mais le PQ devrait tout de même refaire une étude similaire à l'interne avec une équipe complète plutôt que de simplement copier-coller le travail réalisé par un seul homme.


3 questions à l'ISQ

1) Avez-vous des données plus à jour pour la part du Québec dans les recettes fédérales?
"Nous publierons au cours du mois de mars ou avril des tableaux des recettes et dépenses des administrations publiques au Québec par secteur de 2007 à 2011. Cependant, comme les données détaillées des administrations publiques n'ont pas toutes été rendues disponibles au niveau provincial par Statistique Canada depuis la révision historique de novembre 2012, certaines composantes auront été estimées par l'ISQ."

2) Est-ce que l'utilisation du PIB pour estimer les recettes totales de l'administration fédérale serait appropriée?
"Les recettes de l'administration fédérale sont réparties par province composante par composante selon des allocateurs appropriés à chaque composante (statistiques fiscales de l'ARC, Comptes publics du fédéral). Cette répartition est effectuée par Statistique Canada pour les années publiées dans les Comptes provinciaux et l'ISQ complète la dernière année."

3) Avons-nous les données exactes pour les dépenses réalisées au Québec par l'administration fédérale?
"En ce qui concerne les transferts aux ménages, les données peuvent être qualifiées d'exactes car elles proviennent en grande partie de fichiers administratifs d'organismes et de ministères fédéraux. En ce qui concerne les transferts du fédéral aux provinces, même chose, car cela provient majoritairement des Comptes publics du fédéral (Stat Can n'utilise pas les Comptes publics des provinces pour les transferts du fédéral aux provinces, car les données peuvent différer selon les différents Comptes publics). Pour les subventions aux entreprises, les données ne sont pas observées, mais allouées par province avec des allocateurs. Pour le service de la dette, Stat Can a décidé de répartir selon la population, car aucune autre méthode ne fait consensus. Finalement, les dépenses en salaires en autres dépenses en biens et services provenait jusqu'à nouvel ordre d'une enquête menée par la Division des Comptes de revenus et dépenses auprès des ministères fédéraux, mais nous ne savons pas à quelle fréquence elle était effectuée et nous n'y avons pas accès. Pour les investissements, la répartition provient principalement de l'enquête sur les dépenses en immobilisation."

VOIR AUSSI SUR LE HUFFPOST

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  • <a href="http://www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/paiements-de-perequation" target="_hplink">Voici les montants qui seront versés aux provinces en 2013-2014 dans le cadre du programme de péréquation de la fédération canadienne.</a> Source: <a href="http://www.fin.gc.ca/fedprov/eqp-fra.asp">Ministère des Finances</a>.

  • Île-du-Prince-Édouard - 340 millions $

    Par habitant: 2350 $

  • Nouvelle-Écosse - 1,458 milliard $

    Par habitant: 1342 $

  • Nouveau-Brunswick - 1,513 milliard $

    Par habitant: 1985 $

  • Manitoba - 1,792 milliard $

    Par habitant: 1353 $

  • Ontario - 3,169 milliards $

    Par habitant: 246 $

  • Québec - 7,833 milliards $

    Par habitant: 934 $

  • Terre-Neuve-et-Labrador - Aucun versement

  • Colombie-Britannique - Aucun versement

  • Alberta - Aucun versement

  • Saskatchewan - Aucun versement

 

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