"C'est cher, n'est pas?" En quatre petits mots assassins, le journal Ottawa Sun a réussi récemment un double exploit peu enviable: il a démontré son incapacité à écrire correctement une courte phrase en français, tout en colportant d'effroyables clichés sur le bilinguisme du Canada.
L'anecdote, dont la profonde ironie a fait le tour du pays, serait presque comique si elle ne traduisait pas une tendance lourde qui semble se répandre au sein de certains cercles de droite. Selon les pourfendeurs du bilinguisme, la politique des deux langues officielles ne devrait être analysée que selon une pure logique comptable. C'est ainsi que l'Institut Fraser a publié il y a quelque temps une analyse évaluant à 2,4 milliards $ le coût annuel du bilinguisme au pays, sans tenir compte du contexte historique et des avantages évidents qui y sont liés. L'infâme manchette du Ottawa Sun faisait écho à cette analyse dans finesse.
Tout ce brouhaha autour du coût lié aux deux langues officielles m'apparaît comme une tempête dans un verre d'eau orchestrée par des bigots à l'esprit tordu.
Le bilinguisme, en effet, n'est pas une question de sous, mais de vivre-ensemble et de respect mutuel, des notions qui semblent étrangères aux quelques pyromanes qui arrosent le feu linguistique pour faire avancer leur propre agenda. Ne soyons pas dupes: les avantages du bilinguisme sont trop importants, trop intrinsèquement fondamentaux pour être résumés à une série de chiffres en rouges dans les colonnes du budget fédéral. ll y a deux nations fondatrices au Canada et nos institutions et politiques doivent le refléter.
La cohabitation de l'anglais et du français sur un même territoire est d'abord une richesse culturelle inestimable. Ces deux langues s'accompagnent en effet d'idéologies et de philosophies complémentaires qui nous permettent une plus grande ouverture au monde en multipliant les opportunités d'affaires et d'échanges humains internationaux.
Il faut aussi rappeler que le Canada est un pays bilingue né de l'union de deux peuples fondateurs, l'un anglophone, l'autre francophone. Il est donc tout à fait légitime que ses citoyens demandent à être traités de façon équitable par leur gouvernement. C'est d'ailleurs un thème très cher au NPD, qui a constamment rappelé les conservateurs à l'ordre à ce sujet ces derniers mois.
Enfin, et c'est à mon avis le point le plus important, le bilinguisme du gouvernement fédéral est une bonne pratique d'un point de vue moral. Il relève du respect de l'être humain, de sa communauté et de son histoire. Nier sa nécessité revient à cultiver la haine et la méfiance.
Pour reprendre un terme qui lui est cher, je dirais que Stephen Harper se contrefiche "royalement" de l'état de la langue française au pays. Nous n'avons qu'à nous rappeler de la nomination d'un vérificateur général et de juges de la Cour suprême unilingues anglophones ou à l'abolition de 200 postes de formateurs linguistiques à l'École de la fonction publique pour nous convaincre du peu d'importance qu'accorde le premier ministre aux francophones. Quand le premier ministre lui-même fait preuve d'une arrogance aussi répugnante sur une question fondamentale comme celle-là, faut-il s'étonner que la droite enragée se permette des attaques aussi sournoises et malhonnêtes?
Peu importe ce qu'en pensent les pupitreurs maladroits du Ottawa Sun, le bilinguisme canadien n'est pas un luxe frivole, au contraire. C'est plutôt une richesse, un concept qui prend racine au coeur même de notre pays et qui a été un formidable moteur de progrès au cours de l'histoire. Le NPD, contrairement aux enragés de la droite ultraconservatrice, l'a très bien compris, et c'est pourquoi nous continuerons à défendre les droits des francophones partout au pays face à un gouvernement conservateur insensible et déconnecté de la réalité.
l'esprit de clocher -au moins dans le Québec , m'a rapidement dégoûté et les passages que j'y ai faits depuis m'ont convaincu que les choses n'avaient pas vraiment beaucoup changé (si ce n'est le départ des anglophones )
Vous souvenez-vous de cet article puant d'un quotidien de Toronto (le Sun, je pense, vers la fin des années 90)? Ils avaient calculé combien cela coûterait de payer le déménagement des franco-ontariens pour qu'ils s'installent au Québec... et combien l'Ontario épargnerait en n'ayant plus de services à leur offrir en français. Plus raciste que ça...
L'article avait à peine soulevé quelques vagues.
nous n'avons pas a défendre notre langues par l'intérieur de notre pays car nous sommes un pays et d'une seule langue officielle et les immigrants qui viennent chez nous savent quelle langues ils doivent apprendre et quelle culture respecté et ils doivent parlé le Hollandais au travail et dans la rue.
De ce fait tous les hollandais savent pertinament très bien parler l'anglais car que ce n'est pas devenue une langue qui menace notre langue comme vous au Québec qui est évident.
Mais les gens en Hollande sont pas dupe et un immigrants peut nous parler en anglais a sont arrivé mais au bout de quelque semaine si jamais un mots de Hollandais sort de sa bouche alors ont lui répond seulement en Hollandais, car nous avons aussi une responsabilité en tant que citoyen de protégé notre langue,l'immigrants a deux ans pour ce conformé au lois d'immigration sur la langue officielle sinon il est renvoyé ilico, un pays a deux langues c'est utopique.
C'est ce qu'ils mon répondue.
Pendant que l'on subventionne les deux langues du pays: le français de France(!) au Canada et l'anglais Canadien au Québec, plus de 90% des langues autochtones du Canada vont disparaitre cette génération. Et c'est sans parler du français acadien, du métis et du français canadien à l'extérieur du Québec. Beau travail Monsieur Trudeau.
Il est grand temps de revoir ce modèle désastreux même si certains aspects de cet idéal sois louable. Il semble que les modèles qui ont réussis au contraire, comme la Suisse ou au Canada Radio-Canada/CBC ont compris la vrai façon de faire: chacun s'occupe de ses propres affaires. Vive la séparation et la responsabilisation!
Notre histoire est une collision entre notre peuple et un autre qui ne partageait pas notre langue et cela créé un handicap pour plusieurs.
C'est une richesse pour un pays comme l'Allemagne d'avoir une seule langue sur leur territoire.
C'est une richesse pour une personne de naître avec un seul sexe. C'est un handicap lors qu'elle en a deux.
C'est une richesse pour un athlète d'arriver premier et un handicap d'arriver deuxième.
Ce serait une richesse pour les Kurdes d'avoir leur pays à eux mais c'est un handicap d'être répartis dans trois pays.
Ce serait une richesse pour les francophones d'amérique d'avoir leur pays et qui serait en plus voisin de deux des plus riches pays du monde.
Vive le Canada libre. Vive le Québec libre. Vive l'indépendance. Vive la souveraineté des anglophones canadiens. Vive la souveraineté des francophones québécois. Vive la culture anglophone Canadienne. Vive la culture francophone québécoise. Vive la Nouvelle-France.
D'ailleurs, la constitution imposait autrefois le bilinguisme au Manitoba et à l'Alberta et ces deux provinces ont contesté leur statut et obtenu que la constitution soit amendée.
Au Canada, il n'y a que le NB qui soit officiellement bilingue, les autres provinces du ROC ont l'anglais comme longue officielle, de facto ou de jure et le Québec le français.
Le Québec n'a pas imposé le français à sa population, la Loi 101 a tout simplement reconnu la langue parlée par la majorité comme étant la langue officielle. On impose pas une langue officielle, celle-ci s'impose d'elle-même parce qu'elle est la langue de la majorité. La minorité anglophone au Québec compte pour à peine 8 % de la population, il aurait donc été plus qu'anormal que la langue de la minorité soit imposée comme langue officielle à la majorité, comme il serait anormal de demander à l'Alberta ou aux autres provinces du ROC d'adopter le français comme langue officielle.
D'après vous, les autres provinces, qui ont l'anglais comme langue officielle, ont-elles imposé cette langue à leur population ou bien s'agit-il tout simplement de reconnaître la langue de la majorité comme langue officielle ?
C'est fou de voir les clowns libertariens faire ainsi les manchettes quand ils ne représentent que 0.000001% de la population!
Il n'y a aucune province bilingue dans ce pays, à part le NB, les autres provinces du ROC ont l'anglais comme langue officielle et le Québec le français. Alors non, le Québec ne deviendra pas bilingue, pas plus que les autres provinces, surtout que dans les faits, il est la province la plus bilingue au Canada. Et il n'y a absolument aucune hypocrisie là-dedans et je dirais que l'hypocrisie est plutôt dans votre cour.
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/opinions/editoriaux/201110/17/01-4458181-le-npd-nous-roule-dans-la-farine.php
Quoi qu'il en soit, vous perdez votre temps et vous prêchez dans le désert, car le reform détient une majorité absolue des votes dans le ROC et plus il tapera sur le français, sur le bilinguisme et plus généralement sur le Québec, plus le ROC sera satisfait de son travail et plus il augmentera ses appuis. Les médias du ROC ne font que refléter l'état d'esprit des citoyens.
Tout a fait vrai.