Matthew Dubé

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Intimidation: à nous de jouer dans la cour des grands

Publication: 13/06/2012 00:00

Même s'il existe depuis longtemps, le fléau de l'intimidation peut être combattu.

Or, si notre société veut s'attaquer sérieusement à ces gestes barbares et cruels qui ont déjà blessé tant de nos jeunes concitoyens, elle doit avoir un guide, un objectif précis et des moyens concrets. C'est pourquoi j'appuie entièrement la motion de mon collègue Dany Morin, qui demande au gouvernement fédéral de se doter d'une stratégie nationale de prévention de l'intimidation.

On le sait, l'intimidation ne se confine plus de nos jours à la cour d'école. La révolution Internet a multiplié les occasions de répandre des rumeurs blessantes et d'humilier publiquement les moutons noirs des classes primaires et secondaires. On partage des montages photos par courriel, on vandalise le mur Facebook d'une cible, on profère des menaces sur Twitter... Toutes ces méthodes ajoutent une couche de malheur à ceux qui subissent quotidiennement les quolibets et les coups de poing.

C'est précisément pour refermer cette nouvelle fenêtre numérique que mon collègue a déposé sa motion. Selon le texte proposé à la Chambre des communes, la stratégie nationale serait articulée autour de la cyber-intimidation. La compétence du gouvernement fédéral en matière de télécommunications permettrait donc d'agir concrètement, tout en laissant toute la marge de manœuvre nécessaire aux provinces. Afin de mieux comprendre le phénomène, un comité parlementaire spécial non partisan serait aussi créé.

L'intimidation est un fléau rendu possible par l'inaction de la société. Heureusement, des voix de plus en plus fortes et nombreuses commencent à s'élever. Plusieurs initiatives personnelles ont été mises sur pied, notamment celle du jeune Maxime Collard. Le Québec étudie présentement le problème en commission parlementaire et l'Ontario a adopté récemment une loi contre l'intimidation.

L'époque de l'aveuglement volontaire, des silences complices et des non-dits est révolue. Montrons-nous à la hauteur de notre rôle d'adultes et jouons dans la cour des grands en adoptant une fois pour toutes une stratégie sans compromis envers l'intimidation. Appuyons l'initiative de mon collègue Dany Morin et nous aiderons le bien à jaillir dans nos écoles.

 
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Même s'il existe depuis longtemps, le fléau de l'intimidation peut être combattu. Or, si notre société veut s'attaquer sérieusement à ces gestes barbares et cruels qui ont déjà blessé tant ...
Même s'il existe depuis longtemps, le fléau de l'intimidation peut être combattu. Or, si notre société veut s'attaquer sérieusement à ces gestes barbares et cruels qui ont déjà blessé tant ...
 
 
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07:26 sur 17/07/2012
Bravo et merci de vous intéresser à cette réalité qui, comme vous le mentionnez, ne date pas d'hier. Nous, intervenants scolaires (psychoéducatrice pour ma part) sommes heureux que les médias en parlent enfin, reconnaissent cette problématique et cherchent des stratégies pour la prévenir et éventuellement, y mettre fin. Je vous laisse la section de mon blogue qui aborde l'intimidation; vous y trouverez entrevue, réactions à l'actualité, collaboration d'un jeune adulte Asperger. http://ensemblemaintenant.com/category/intimidation/

Merci encore. C'est en en parlant que nous viendrons à bout de quelque chose; des souffrances à l'origine de l'intimidation et perpétrées par l'intimidation.

Stéphanie Deslauriers
Psychoéducatrice
11:51 sur 14/06/2012
Et on fait quoi avec ce gouvernement fédéral qui passe son temps à intimider ses citoyens ? Il suffit de voir ce qui arrive à ceux qui ne sont pas d'accord avec lui. Coupe de subventions pour commencer.
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
jfjoubert
Le pire n'est pas toujours certain.
07:53 sur 14/06/2012
Il y a plus d'argent au fédéral. C'est ça pour vous la cour des grands? Mais nous y avons moins d'influence. À 23% de population nous pouvons être d'accord, mais notre refus n'a aucune conséquence. De demander au fédéral de venir jouer dans une juridiction provinciale (où nous avons 100% du pouvoir démocratique, la volonté et le pouvoir de changer les choses) et finalement demander à une dizaine de millions de gens de l'Ontario et de l'Alberta de s'intéresser à une initiative faite sur mesure pour le Québec et leur demander de nous gérer cette situation et de la faire passé au Parlement... wow!

Je vous suggère un très bon livre... "Le Coffre à Outil du Bonheur".:
"Les études ont démontré que les gens heureux ont de l’estime pour eux-mêmes et le sentiment de contrôler leur vie"
06:58 sur 14/06/2012
La plupart des cas d'intimidation se fond soit a l'école et dans le milieu de travail tous des compétence provincial (sauf pour les quelque emploi de juridiction fédéral) à part fair des recommendations le fédéral ne peu pas faire grand chose. dans la plupart des cas,
Cet utilisateur a choisi de ne pas participer au système des médailles.
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19:45 sur 13/06/2012
Il faut d'abord travailler au niveau des jeunes dans les écoles. Ce n'est pas de juridiction fédérale.
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Pedro Individuo
11:04 sur 13/06/2012
Heu, comment va-t-on évaluer l'efficacité?
08:50 sur 13/06/2012
Vous rêvez mais c'est permis.
Le fédéral n'a rien à cirer du harcèlement. Il n'est couvert nulle part dans son droit du travail et encore moins dans l'éducation qui est de juridiction provinciale. Après 3 ans d'arbitrage où la défense a tenté de me faire passer pour une mythomane.... Ziltch! Cause rejetée. Les intimidateurs ont tous les droits et ça commence avec les détenteurs de pouvoir eux-mêmes. Dans mon cas, on me poussait vers la porte.
Ce qu'il faudrait faire, personne ne veut le tenter. La culture de l'intimidation est beaucoup trop lucrative et gratifiante pour cesser. Parler du mal pour vaincre le mal.... je n'y crois pas. C'est une autre source d'encouragement. Victimiser ne fait que cautionner le résultat poursuivi. Bulleye! On confirme que ça marche d'intimider. Et ça dure depuis que le monde est monde.