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Les étudiants ont fait la différence et ils peuvent enfin crier victoire

21/09/2012 12:16 EDT | Actualisé 21/11/2012 05:12 EST
PC

Avec le décret adopté par le premier conseil des ministres du nouveau gouvernement de Pauline Marois, le mouvement étudiant peut crier réellement victoire. Bien que l'annonce avait été faite dès le lendemain des élections, il restait à donner aux engagements du Parti Québécois, l'imprimatur d'un gouvernement. Avec l'annulation de la hausse de 1778 $ et l'abrogation dès le lendemain de la loi 12 (projet de loi 78), les revendications étudiantes de ce printemps érable se trouvent accomplies. Les étudiants ont gagné.

Cela semble aller de soi, un nouveau gouvernement respecte les engagements qu'il a pris durant la campagne. Le Parti Québécois avait promis l'annulation de la hausse et l'abrogation de la loi 12, il l'a fait. Pourtant, pour en arriver là, il a fallu un travail énorme, tant pendant le printemps que pendant la période électorale. Car, on doit se le dire, la réélection du Parti libéral du Québec aurait été un coup de massue au mouvement étudiant. Or, si les étudiants ont réussi par la grève à repousser Jean Charest dans ses derniers retranchements et l'obliger à déclencher les élections, il fallait absolument que les étudiants prennent part à cette campagne électorale pour empêcher sa réélection.

C'est dans cette perspective que la Fédération étudiante universitaire du Québec, en collaboration avec sa consoeur la Fédération étudiante collégiale du Québec, a mis en place une ambitieuse campagne pour faire sortir le vote des jeunes, prenant le pari que plus les jeunes iraient voter, plus le gouvernement libéral avait des chances d'être défait. Nous voulions faire la différence.

On a ciblé des circonscriptions où il y avait des établissements d'enseignement supérieur, entre autres, celle du premier ministre Charest, Sherbrooke. Nous avons fait des barbecues, du porte-à-porte, des appels téléphoniques, menée une campagne 2.0 sur le web. Nous étions de toutes les tribunes pour mobiliser, informer et sensibiliser les jeunes, mais aussi les moins jeunes sur les enjeux qui nous préoccupaient dont la hausse des frais de scolarité et la loi 12. Mais on a aussi parlé d'environnement, de mode de scrutin, de développement économique et durable, de fiscalité et de ressources naturelles, etc. Bref, les fédérations étudiantes ont pris le taureau par les cornes, et ont finalement fait la différence.

Est-ce que les jeunes de 18 à 34 ans ont été votés en plus grand nombre à ce scrutin comparé à celui de 2008 où le taux de participation avait atteint un famélique 40 % ? Nous ne le savons pas encore. Mais avec un taux de participation générale qui est passé de 57 % à près de 75 %, on peut présumer, sans trop se tromper, qu'une importante partie de la population, dont les jeunes ont voulu faire la différence.

Et il y a une différence : Annulation de la hausse des frais de scolarité, abrogation de la loi 12, abolition de la taxe santé, arrêt de l'exploitation du gaz de schiste. Et tout cela grâce, en partie du moins, au travail des fédérations étudiantes.

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