Avec le décret adopté par le premier conseil des ministres du nouveau gouvernement de Pauline Marois, le mouvement étudiant peut crier réellement victoire. Bien que l'annonce avait été faite dès le lendemain des élections, il restait à donner aux engagements du Parti Québécois, l'imprimatur d'un gouvernement. Avec l'annulation de la hausse de 1778 $ et l'abrogation dès le lendemain de la loi 12 (projet de loi 78), les revendications étudiantes de ce printemps érable se trouvent accomplies. Les étudiants ont gagné.
Cela semble aller de soi, un nouveau gouvernement respecte les engagements qu'il a pris durant la campagne. Le Parti Québécois avait promis l'annulation de la hausse et l'abrogation de la loi 12, il l'a fait. Pourtant, pour en arriver là, il a fallu un travail énorme, tant pendant le printemps que pendant la période électorale. Car, on doit se le dire, la réélection du Parti libéral du Québec aurait été un coup de massue au mouvement étudiant. Or, si les étudiants ont réussi par la grève à repousser Jean Charest dans ses derniers retranchements et l'obliger à déclencher les élections, il fallait absolument que les étudiants prennent part à cette campagne électorale pour empêcher sa réélection.
C'est dans cette perspective que la Fédération étudiante universitaire du Québec, en collaboration avec sa consoeur la Fédération étudiante collégiale du Québec, a mis en place une ambitieuse campagne pour faire sortir le vote des jeunes, prenant le pari que plus les jeunes iraient voter, plus le gouvernement libéral avait des chances d'être défait. Nous voulions faire la différence.
On a ciblé des circonscriptions où il y avait des établissements d'enseignement supérieur, entre autres, celle du premier ministre Charest, Sherbrooke. Nous avons fait des barbecues, du porte-à-porte, des appels téléphoniques, menée une campagne 2.0 sur le web. Nous étions de toutes les tribunes pour mobiliser, informer et sensibiliser les jeunes, mais aussi les moins jeunes sur les enjeux qui nous préoccupaient dont la hausse des frais de scolarité et la loi 12. Mais on a aussi parlé d'environnement, de mode de scrutin, de développement économique et durable, de fiscalité et de ressources naturelles, etc. Bref, les fédérations étudiantes ont pris le taureau par les cornes, et ont finalement fait la différence.
Est-ce que les jeunes de 18 à 34 ans ont été votés en plus grand nombre à ce scrutin comparé à celui de 2008 où le taux de participation avait atteint un famélique 40 % ? Nous ne le savons pas encore. Mais avec un taux de participation générale qui est passé de 57 % à près de 75 %, on peut présumer, sans trop se tromper, qu'une importante partie de la population, dont les jeunes ont voulu faire la différence.
Et il y a une différence : Annulation de la hausse des frais de scolarité, abrogation de la loi 12, abolition de la taxe santé, arrêt de l'exploitation du gaz de schiste. Et tout cela grâce, en partie du moins, au travail des fédérations étudiantes.
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La manif du 27 avril
AFP PHOTO / ROGERIO BARBOSA
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La manif du 27 avril
La Presse Canadienne/Ryan Remiorz
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Photo Megan Moore
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Quelques images de la manifestation
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Camille Robert, porte-parole de la CLASSE
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(Crédit: Geoffrey Dirat, Le Huffington Post Québec)
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(Crédit: Caroline d'Astous, Le Huffington Post Québec)
(Crédit: Caroline d'Astous, Le Huffington Post Québec)
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Ecoutez ce clip qui fut diffusé à travers le Canada d'un océan à l'autre. . Ces données ont été confirmées partout dans les médias! Serait ce simplement des lacunes en éducation sur l'économie du Québec qui vous manque? If ROC stops giving us Billions, hitting the wall will be dramatic for Quebec! I will be out of here...you will have contributed to its self destruction. Listen and share with your friends: http://www.sunnewsnetwork.ca/video/1795709559001
Non seulement reneehoude nous sert la propagande anglo-impérialiste mais elle le fait en anglais : Doublement colonisée.
reneehoude peut se faire accroire que les anglos nous font vivre avec la péréquation - comme s'ils étaient assez stupides pour perdre de l'argent avec un territoire et un peuple qu'ils contrôlent - mais, pour y arriver, il faut qu'elle néglige le fait que tout les ministères fédéraux dépensent moins au Québec que ce que devrait être sa part : Moins d'argent pour l'agriculture, moins d'argent pour la défense, moins d'argent pour les infrastructures, moins d'argent pour la R&D, etc.
C'est pas pour rien qu'on se qualifie pour recevoir le béesse de la fédération.
Pour l'anglais, j'ai signalé comme abus.
Je crois Mme martine que ceci montre bien comme quoi les minis-syndicats (comme la FEUQ) et les grosses centrales, se mêlent vraiment, de n'importe quoi, surtout ce qui n'est pas ...de leurs ressorts ;p)
Le modèle québécois ... société utopique à danser dans les rues.
.. qui se classe onzième pour la qualité de vie parmi plus de 300 pays états et provinces dans le monde.
Pas fort, mon Guy.
Les étudiants se sont laissés bernés par la hausse des frais de scolarité le problème est bp plus profond que ça .
Le problème c le Près et Bourse lui même plus complexe que les étude à obtenir et ce de manière injuste pour les jeunes .
C ça le problème c les problème qu'engendre d'être obligé de vivre sur un près et bourse .
Mon frère à reçu le pas et bourse il vivait sous la pression du remboursement sans savoir si son métié lui conviendrai et sil trouverai un travail ds sa branche .
plus de petits règlements faisaient en sorte que la bourse était mise en péril en retrait pour toute sorte de petite raison de sans sortir financièrement: com habiter avec qq1 sortir avec une fille qui travail un aide prental qui ne vient pas mais qui est compter com revenu qui pénalise la bourse.
Bref parler de la bourse est une façon mensongère de regarder le problème en front .
Le gvt refuse de changé les façon d'enseignement au plus jeune afin quil apprenne mieux à se connaître des le bas âge afin que leur forme d'inteligence sois reconnu pour ainsi dévelopé celon ses aptitudes et éviter les trouble d'assurense personelle rendu à luniversité ce qui fait décrocher les universitaires.
C'est une victoire héroique, arraché au prix d'une lutte de 7 mois, contre un gouvernement intransigent, une opinion en partie hostile, une police répressive et des tribunaux à la solde du pouvoir. Le mouvement étudiant faisait face à un ennemi disposant de moyens énormes et des milliers d'étudiantes et d'étudiants ont quand même mené un combat exemplaire, refusant les menaces, la divisions, résistant à la répression. Ça faisait très longtemps qu'on avait pas vu des gens lutter au Québec avec autant de détermination. Leur victoire, ils ne l'ont pas volé. Ils se sont battu pour la gagner.
Pour ce qui est de l'évaporation, oubliez ça. Ça va prendre des décénies avant qu'un gouvernement n'ose retoucher aux frais de scolarité. Nos frais de scolarité bas font partie du modèle québécois depuis la révolution tranquille et la lutte étudiante a permis de préserver cet acquis social, probablement pour les 20 prochaines années au moins.
Les fédérations étudiants ont été plus intransigent que le gouvernement de l'époque et le nouveau gouvernement va avoir autant de problème dans ce dossier malheuresement.
Quand vous parlez d'ennemi, de menaces, répression, c'est tout des mots clés pour générer une colère irrationnelle contre une autre personne ou groupe. C'est de la démagogie. Cela était évident dans le démonisation des étudiants qui voulaient aller à leur cours. Comment avoir une discussion quand vous êtes en guerre contre tous ceux qui ne partage pas votre opinion?
La majorité des contribuables sont en faveur d'une hausse des frais de scolarité.
Comment pouvez-vous parler de victoire dans ce contexte? La population s'est prononcé et vous ne voulez pas écouter!
Je remarque chez toi le même discours que chez Martine Desjardins: tu t'obstine comme la Desjardins à parler d'un combat mener uniquement par les étudiants et vous ignorez totalement tous les acteurs qui ont supportés le mouvement sans que les fédérations étudiantes ne leur montre le MOINDRE intérêt en retour.
Si les étudiants avaient vraiment eu une victoire héroique, le Québec serait beaucoup mieux en ce moment. Mais ce n'est pas le cas. Ce qu'on a, c'est un des deux partis qui sont continuellement au pouvoir au Québec. Les deux partis qui ont nivellé la province par le bas depuis trop longtemps, avec un peuple plus divisé que jamais, des étudiants qui se sont appauvris en perdant la moitié d'une année de leurs vie active mais qui auront une augmentation anyway, des finances publiques appauvris par les dégâts collatéraux des manifs et grèves, un Québec toujours aussi corrompu.
Ce sera pas les mêmes noms qui vont se mettre de l'argent dans les poches, mais ils vont quand même faire parti du 1%.
En supposant que certains collégiens commencent à 16 ans. Comme on ne vote qu'à 18 ans ceci ne laisse que 1,807,675 voteurs
Qui peut dire pour qui les jeunes ont voté ? Qui peut dire si la proportion (20%) des 18 à 34 ans ait pu faire la différence ? ... Ceci en ne sachant pas quelle proportion a voté.
Dans le comté de Sherbrooke par exemple, où il y a plusieurs cégeps et université, le vote hors-circonscription (qui permet à ceux et celles qui y étudient d'y voter plutôt que de voter dans le comté où habitent leurs parents) a été utilisé à un niveau reccord. Il s'agit d'un vote étudiant massif qui a directement contribué à sortir Charest.
Et de toute manière, c'est avant tout la grève étudiante qui a entrainé l'annulation de la hausse: c'est la grève qui a d'abord amené le PQ à prendre l'engagement d'annuler la hausse, puis qui a forcé le PLQ à partir en élection. La grève étudiante visait l'annulation de la hausse et elle a pleinement atteint son objectif. Il s'agit donc d'une éclatante victoire pour le mouvement étudiant!
Les universités n'auront pas plus d'argent, même moins. Le gouvernement n'a pas plus d'argent et beaucoup de promesse. Pour la majorité silencieuse, c'est eu qui vont finir par payer encore. Elle est où la victoire?
Vous avez déclaré être contre l'indexation des frais de scolarité au coût de la vie. C'est la même chanson qu'avec l'ancien gouvernement qui recommence. En plus, la classe pousse pour la gratuité. Est-ce- que nous fesons face à des fédérations scolaires qui cherche à trouver des solutions ou à des enfants gâter qui veut tout et rien payer?
Le sommet sur l'éducation aurait été une bonne idée. Il y a des discussions importantes sur le coût de l'éducation, l'endettement, le financement, la recherche... Mais élas, le problème est que vous avez déjà contaminé la discussion en prennant position publiquement contre l'indexation. Cela a été la même chose avec l'ancien gouvernement. Pas de hausse, pas de hausse,...
Les fourmis ont marre d'entendre la cigale chantée!!!
C'est quoi cette histoire d'une vraie victoire c'est quand les deux partis sont vainqueurs? Les deux partis, dans cette lutte été opposés, antagonistes. D'une part le PLQ voulait imposer une hausse démesurer qui allait briser tout espoir d'atteindre les objectifs du rapport Parent. De l'autre côté, le mouvement étudiant voulait bloquer la hausse.
7 mois plus tard, on est forcé d'admettre qu'il y a un vainqueur clair (le mouvement étudiant qui a bloqué la hausse) et un vaincu (le PLQ qui a perdu le pouvoir).
Je ne m'inquiète pas du financement des universités. Les recteurs devront faire le ménage dans leurs universités: assez d'aventures immobiliaires, de primes de départ exagérées, de publicité pour se concurancer entre elles. Je pense que le sommet sur l'éducation pourrait servir à leur imposer ce genre de contraintes.
+++
Il s'agit en l'occurrence d'un précédent révélateur. Désormais, nous savons: ici, chez nous, les jeunes peuvent défaire un Régime, battre l'Ancien Régime à son propre jeu.
Cela, ils viennent de le démontrer avec brio, dans une élection de vieux faite sur leur dos, à savoir contre l'avenir même (le seul avenir!) de cette nation. Les passé date, les rétrogrades, les réactionnaires... tous, ils ont perdu leur pari.
C'est ainsi que vous apprenez aux adversaires à vous respecter... par un triomphe d'autant plus grand qu'il est survenu au terme d'un combat inégal et incontestablement déloyal!
+++
Vous ayant suivis pas à pas durant ces longs mois de mépris, voire de répression indigne, j'éprouve un immense plaisir à vous dire encore une fois, bravo!
Désormais, il faut reprendre la lutte dans l'unité, avec détermination et courage, et la mener tous ensemble à son terme. Courage donc! En éducation, l'essentiel reste à faire et la tâche est immense. Au-delà de batailles, même grandioses, vous devrez savoir persévérer et gagner la guerre. Vous saurez que vous y êtes parvenus quand vous poursuivrez et mettrez hors d'état de nuire les restes d'adversaires désarmés et en déroute.
Avec toute mon admiration et mes meilleurs voeux de succès décisifs et irréversibles,
LC
Honte aux chieux du Saguenay et de la région de Québec qui auront sauvé la hausse ben assis sur leur cul.
Criez victoire alors à cause de votre honneur et conviction je n'aurai pas assez d'argent pour envoyer mes enfants au camps de jour cet été...
Quand j'ai fait mes études à l'UdeM, au milieu des années 1990, ils ne donnaient déjà pratiquement plus de permanence, seulement des contrats de courtes durées comme chargé de cours. Ailleurs, il y a des professeurs et des chercheurs qui, à eux-seuls, font que c'est là, et là seulement, que certains étudiants veulent étudier. Ils iront où il faut pour apprendre des meilleurs!
On n'a pas ça ici...
Beaucoup d'employeur et d'industrie mettent en doute la qualité de certains diplômes Québécois.
Nos universités sont sous-financées.
Mais c'est vrai que tout le Québec est englué dans une "lourdeur bureaucratique", elle même enfermée dans un monopole syndical corporatiste. Le tout nous entraîne vers le fond de l'abîme. L'endettement collectif, le déficit chronique, l'incapacité que nous avons d'amincir la bureaucratie, de faire des choix quant aux programmes et services qui nous sont les plus chers et que nous conserverons et de supprimer les autres font de nous un territoire de plus en plus dépendant du reste du Canada et des prêteurs internationaux.
Se concentrer sur le gel des frais de scolarités les plus bas en Amérique du Nord ne fera que dégrader encore la situation précaire dans laquelle nos institutions scolaires se trouvent. Je pense que remonter les frais scolaires au niveau de 1968 en dollars d'aujourd'hui était un minimum. La hausse a paru grosse simplement parce que durant longtemps les frais furent gelés. On se contentait de siphonner un peu plus l'argent des familles pour pouvoir augmenter les salaires des enseignants et des autres employés, pour payer les prix des livres aujourd'hui etc...
Avoir les tarifs les plus bas du continent rend de plus en plus difficile de se mesurer avec les autres institutions dudit continent.