‹‹ La langue, les lois et le caractère du continent nord-américain sont anglais. Toute autre race que la race anglaise y apparaît dans un état d'infériorité. C'est pour les tirer de cette infériorité que je veux donner aux Canadiens (français) notre caractère anglais››.
Le Rapport Durham, 1840.
‹‹All of this leads me to wonder whether by some sort of planning Canada and the United States, working toward the same end, cannot do some planning - perhaps unwritten planning which need not even be a public policy - by which we can hasten the objective of assimilating the New England French Canadians and Canada's French Canadians into the whole of our respective bodies politic››.
Lettre de Franklin Delano Roosevelt (Président des Etats-Unis) à William Lyon Mackenzie King (Premier ministre du Canada), le 18 mai 1942.
Ça faisait quelque temps qu'on sentait que quelque chose se passait, que Montréal et ses quartiers se transformaient rapidement et que ceci n'émanait pas d'un processus naturel. On voit des quartiers historiquement très francophones comme Villeray, le Plateau et Rosemont prendre un visage anglophone en peu de temps, avec une population décomplexée n'hésitant pas à aborder les gens et communiquer en anglais dans la rue et les commerces. D'ailleurs, le récent sondage réalisé en mars dernier par le magazine L'actualité témoigne d'une méconnaissance et d'une indifférence à l'endroit de la langue française chez une partie importante de la communauté anglophone du Québec.
De même, on assiste à la prolifération de festivals et d'événements culturels bilingues ou uniquement anglophones dans la métropole et ailleurs au Québec. Même la Fête nationale est prise d'assaut par ceux qui veulent nous vendre leur bilinguisation à tout prix. On voit les nouvelles tours à condos, qui se construisent sans arrêt sur l'île, se remplir de voitures plaquées du Canada et des Etats-Unis, voitures appartenant à des Anglo-canadiens et des Américains venus étudier ou travailler à Montréal, venant ainsi augmenter les effectifs de la minorité historique anglophone. D'ailleurs, c'est probablement pour faire travailler ces nouveaux venus que des entreprises comme Bombardier demandent à l'OQLF d'être exemptées d'appliquer la Charte de la langue française dans leurs milieux de travail.
Pour cette population anglophone fraîchement arrivée à Montréal et attirée ici par des entreprises immobilières et autres publicités leur vantant les charmes de Montréal, bilingual town, il semble aller de soi de vivre à Montréal sans avoir à parler français. Il faut dire que le message envoyé par le gouvernement québécois de Jean Charest, censé représenter la seule collectivité francophone en Amérique du Nord, semble également leur donner raison. Depuis son règne en 2003, ce gouvernement ne cesse d'encourager l'anglicisation du Québec et de sa population, tout en faisant preuve de complaisance et d'aveuglement par son inaction en faveur de la défense et la promotion du français.
Ottawa finance la progression de l'anglais au Québec
On savait qu'après le référendum de 1995, une certaine élite canadian s'était donnée pour mantra : ‹‹plus jamais››. Plus jamais le Canada ne doit passer si près de se disloquer. Cette élite a pris les grands moyens. Le scandale des commandites et le parachutage de Jean Charest d'Ottawa à Québec ne sont que la pointe de l'iceberg. Nous commençons à entrevoir certaines autres stratégies visant à faire échec au mouvement d'affirmation nationale des Québécois, quitte à s'en prendre à la culture et la langue de tout un peuple. On s'aperçoit progressivement que l'anglicisation montréalaise ne résulte peut-être pas du hasard.
On apprend quelques nouvelles par-ci par-là, comme la dernière, qui montre que le gouvernement fédéral finance l'anglicisation de Montréal. Par des subventions totalisant 4,4 millions de dollars, le fédéral finance des projets culturels - dont les trois quarts servent à la communauté anglophone, par l'entremise de certains organismes comme le Quebec Community Groups Network. Évidemment, l'objectif est de mettre en valeur des projets culturels bilingues ou de langue anglaise et favoriser la bilinguisation des services et de l'image de Montréal.
Ainsi, non seulement notre langue minoritaire doit faire face à la mondialisation néolibérale qui tend à uniformiser les cultures et langues nationales et à angliciser tout l'Occident, mais elle doit également faire face à des ingérences et des manœuvres fédérales visant à faire progresser encore et toujours la langue anglaise au Québec.
L'anglais est la langue parlée sur tout le continent nord-américain. Il est loin d'être menacé. Par contre, on ne peut en dire autant du français qui, même au Québec, est une langue fragile. Bilinguiser la métropole et mettre les deux langues à égalité à Montréal et au Québec contribuera inéluctablement à affaiblir toujours un peu plus la langue française, jusqu'à sa folklorisation. Mais ceci, le gouvernement canadien ne s'en préoccupe guère, surtout s'il faut assurer l'unité canadienne. D'ailleurs, on n'a qu'à scruter les nominations de plusieurs unilingues anglophones de la part du gouvernement fédéral pour s'apercevoir que le français compte pour quantité négligeable à Ottawa.
Une communauté anglophone plus que choyée
Puis, on ne peut pas dire que la communauté anglophone québécoise soit mal en point, surtout si on la compare aux minorités francophones du Canada. Le plus gros hôpital du Québec, qui est en construction présentement en grande partie grâce aux impôts des Québécois, sera un hôpital anglophone, soit l'hôpital McGill. Le plus populeux CÉGEP du Québec est également anglophone avec environ 10 000 étudiants, le Dawson's college. La communauté anglophone possède aussi trois universités, des journaux et plusieurs chaînes de télévision et de radios, qui ne jouent d'ailleurs jamais de musique en français. Tout ça pour une population d'environ 8.5%! D'autant plus que cette minorité n'en est pas une, puisqu'elle forme la très large majorité de la population anglophone avec le reste de l'Amérique du Nord.
Le plus ironique dans tout ça, c'est qu'il n'y a pas que le fédéral qui surfinance la communauté anglophone du Québec, mais la population francophone aussi, à travers le gouvernement du Québec. De l'argent public, qui pourrait normalement aller aux régions du Québec ou financer plus adéquatement les institutions francophones, sert à surfinancer les institutions de la communauté anglophone selon un pourcentage plus élevé que la population anglaise au Québec.
Bref, notre sécurité trompeuse des dernières décennies, l'affaiblissement progressif de la loi 101, le travail d'une certaine élite visant à faire progresser l'anglais et l'inaction du gouvernement censé nous représenter ont permis à l'anglais de gagner du terrain sans cesse au Québec, donnant ainsi l'impression aux immigrants et à certains anglophones canadiens et américains venus s'établir ici que le français est une langue de second ordre à Montréal et qu'on peut vivre ici en parlant uniquement anglais.
Savoir s'affirmer et imposer notre langue
Insistons sur ce fait : notre affirmation linguistique ne devra jamais sombrer dans la violence ou le mépris. Mais nous devons être lucides et conséquents et cesser de se voiler la face si nous désirons que le français continue de s'épanouir chez nous au Québec. Ceci implique d'agir pour renverser la tendance actuelle. Nous devons accepter que notre affirmation linguistique risque de déplaire à certains, que ça risque de choquer quelques personnes à qui ça fait peur, dérange, ou pour d'autres pour qui apprendre notre langue constitue un trop gros effort. Mais c'est le prix à payer pour assurer notre pérennité culturelle et linguistique. Le gouvernement de René Lévesque ne s'est pas fait que des amis lorsqu'il a adopté la Charte de la langue française en 1977. Mais l'œuvre s'imposait. Hélas, après plusieurs coups de hache de la part de la Cour suprême du Canada dans notre Charte de la langue française et après près de dix ans de règne libéral de Jean Charest, cette œuvre s'impose encore.
Il faudra également démonter les arguments culpabilisants de ceux qui ne veulent pas que le peuple québécois s'affirment ou de ceux qui veulent nous vendre leur mondialisation néolibérale en l'enveloppant sous le couvert de la modernité. Ce n'est pas être intolérants, xénophobes ou fermés que d'affirmer notre langue et de savoir l'imposer chez nous, que ce soit dans l'affichage, les communications publiques, au travail ou dans nos collèges. Ce n'est que de vouloir vivre comme la plupart des autres peuples de la planète, en soi et pour soi. Ça ne nous empêche pas non plus de s'ouvrir sur le monde et sur la riche diversité des cultures et des langues. Car quoi qu'en disent ceux qui voudraient qu'on se taise et qu'on laisse faire, l'ouverture sur le monde n'implique aucunement d'accepter de s'effacer ou alors le mépris de soi et de son identité. Puis, finalement, si la modernité néolibérale implique que tous les peuples délaissent leur langue maternelle pour se mettre à parler anglais afin de faciliter l'économie, alors la modernité ne constitue pas un progrès, mais plutôt une régression, un appauvrissement.
Notre affirmation linguistique ne fera qu'envoyer un message clair à tous que la langue française est la seule et unique langue officielle au Québec, puis que ceux qui viennent s'établir ou faire des affaires ici sont les bienvenus, mais qu'ils doivent apprendre cette langue et s'intégrer à la population francophone québécoise.
Pour terminer, il faudra méditer longuement à ceci : s'il est si dur de faire respecter et d'imposer notre langue chez nous et si le gouvernement fédéral réussit aussi aisément à s'ingérer dans nos affaires, à imposer sa propagande canadianisante et à financer l'anglicisation du Québec, c'est parce que nous sommes toujours dépendants de cet État fédéral. Peut-être est-il plus que temps de se libérer de sa tutelle et de son ingérence crasse pour enfin se faire un pays bien à nous?
Le français aurait pu être florissant dans les autres provinces du Canada, si une élite anglophone et raciste n'avait pas procédé à un génocide linguistique par des lois discriminatoires envers le français et la religion catholique au début du XXe siècle.
On veut quoi - fermer Mcill? Forcer tous les professeurs à enseigner en français? Empêcher les non-anglophones-de-souche d'y étudier? Arrêter de la financer? Et ça donnerait quoi au juste?
La différence entre Montréal et le Québec d'une part, et le ROC, c'est que la minorité anglophone au Québec a créé des institutions formidables au cours de l'histoire, ce que la communauté francophone n'a pas réussi à faire ailleurs au ROC, pour des raisons évidentes, certes, mais...c'est la réalité. Détruire ces institutions pas dépit ou par vengeance, ça s'appelle, "to cut off your nose to spite your face"...
On peut y lire : « Or la région de Chaudière-Appalaches ne compte que 0,7 pour cent d'anglophones, contre 99,1 pour cent de francophones et 0,2 pour cent de citoyens d'une tierce origine. Dans certains comtés de cette région administrative, comme Montmagny-L'Islet, la proportion d'anglophones chute à 0,2 pour cent. »
Je vous rappelle le beau principe de la cours suprême d’Ottawa : « Où le nombre le justifie!!!»
Ces mesures et l'ouverture d'esprit qui les caractérisent contrastent avec la difficulté que les Franco-Ontariens ont eue pour sauver l'hôpital francophone Montfort, dans la région d'Ottawa.
« Deux poids, deux mesures! » ou si on veut, « British Fair Play! »
Pour voir l’étendu des services offerts aux anglo-québécois, je vous suggère d’aller voir le site du réseau d’organismes et de ressources communautaires, et d’institutions publiques qui s’efforcent d’assurer l’accès aux services de santé et aux services sociaux destinés aux collectivités anglophones du Québec (CHSSN), sous la rubrique :
à propos/ « Services in English » Establishments - Points of service
Establishments - Points of service.
http://www.chssn.org/fr/default.asp
Ottawa subventionne le Québec pour offrir des soins de santé en anglais
PAR NORMAN DELISLE ,QUEBEC (PC) –
http://www.vigile.net/Ottawa-subventionne-le-Quebec-pour
http://www.toile-actualite.com/index.php?sect_no=17&module=news&news_no=727
« D’ailleurs, je ne connais pas un endroit au monde où ce serait pensable, sauf au Québec et possiblement, dans l’ex-Rhodésie!!! »
Le gouvernement fédéral va verser près de 30 millions $ en cinq ans pour permettre que les Anglo-Québécois puissent recevoir des services de santé en langue anglaise. La subvention a jusqu'à maintenant été versée par Santé Canada au Community Health and Social Services Network (CHSSN).
http://www.chssn.org/fr/default.asp
Ce n'est pas la cour du Canada et le système fédéral qui entravent une application plus acharnée de la Charte de la langue française, c'est le principe même des droits de l'homme.
Mais, dans un Québec indépendant, le fardeau de la preuve sera renversé. Ce sera aux anglos de se battre dans notre système pour faire valoir leur droits plutôt que nous dans un ensemble anglophone qui est bien moins attaché à notre respect que nous le sommes au leur. Il n'y aura plus ce contrôle à distance de notre argent (la moitié de nos taxs et impôts qu vont à Ottawa servir à ses intérets) et de nos pouvoirs.
Quelques remarques de la part d'un de vos "Américains venus étudier à Montréal [...] venant ainsi augmenter les effectifs de la minorité historique anglophone":
Votre article (et vous êtes loin d'être le seul), néglige les subtitlités du monde réel dans lequel nous vivons. Tout se passe, chez vous, comme si on ne parlait que le français ou l'anglais ou bien, péché ultime, les deux; Nulle mention d'une autre langue dans votre lutte pour le français. Mais si l'idée est que le bilingualisme ménace le français-est-rien-que-le-français-tout-partout dont rêve enfantinement la Charte; que faire de tous les bilingualismes espagnol-français, créole-français, chinois-français, anglais-français, ou même tous les trilingualismes? Car si j'augmente la population "anglophone" de Montréal, j'augmente aussi bien ses populations franco-, créolo- et hispanophones. Cet langage de "ici, on parle telle langue et nulle autre" n'est pas exclusif au Québec; démandez aux latinos en Arizona ce qu'ils vivent dans les quartiers racistes, si on ne leur demande pas de se mettre à l'anglais, langue "nationale,"
Aux Etats-Unis le gouvernement, de par la Voting Rights Act de 1975, est obligé, dès une population de 10 000 citoyens non-anglophones (ou bien dès que cette population atteint 5% de la population d'une circonscription quelconque) de mettre toute information relative à la participation politique (formulaires, consignes de vote, etc.) dans cette langue minoritaire.
Que les francophones aient été l'objet des discriminations de la part des anglophones candiens autrefois, que le français occupe une position de langue minoritaire (au Continent, nullement au monde) aujourd'hui ne vous donne aucunement le droit de poursuivre une politique de langue aussi brutale que celle d'aliéner les populations non-francophones québécoises de la participation politique. Même la charte n'y va pas aussi loin: "L'Assemblée nationale entend poursuivre cet objectif dans un esprit de justice et d'ouverture, dans le respect des institutions de la communauté québécoise d'expression anglaise et celui des minorités ethniques" (Préambule).
Vous m'excuserez si je vois difficilement le "courage" qui consiste à tyranniser les communautés minoritaires au québec.
Votre conception de la citoyenneté mondiale est en phase avec ce que tentent de faire les néolibéraux mondiaux, soit d'appauvrir la diversité humaine en l'uniformisant sous l'anglais pour des considérations économiques.
Puis je vous ferai remarquer que personne dans ce texte n'a prôné que les Québécois soient unilingues. Le texte prône plutôt que les anglophones du Québec cessent d'être unilingues anglais et soient obligés d'apprendre la langue commune du Québec, le français!
Les Québécois sont déjà la population la plus multilingue du Nouveau-Monde.
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reneehoude : « Les monolingues souffrent de manque d'information et sont en général un peu déconnectés de l’Amérique du Nord. »
Les Québécois sont aussi plus connectés au reste de la planète et plus au courant des autres cultures. Mis que dire des unilingues anglos qui vivent au Québec depuis des générations et qu refusent tout efforts dapprendre la langue de la vaste majorité de la population ?
Mais encore : où est le mal d'être différent ? Ne serait-ce pas plutôt votre vision qui est raciste et qui vous fait dire que nous sommes inférieurs parce que non anglophones ? Cela y ressemble vraiment.
Et puis : en quoi souffrons-nous de ce manque d'information dont vous parlez ? Vous n'en dites rien, serait-ce tout simplement parce que cela n'existe pas ? Ce qu’une observation attentive démontre c'est que les médias francophones au Québec sont les seuls capables de montrer objectivement les différentes visions qui se côtoient dans notre société. Les médias anglophones, eux, sont tous entièrement fermés et même réfractaires à notre réalité ainsi qu'à nos arguments.
Je pense qu'avoir un minimum de colonne vertébrale dicte cette marche à suivre sans pour autant être fermé sur le monde, replié sur soi et tout ce bla-bla réducteur de notre identité francophone.
En tout temps ces gens m’ont remercié en français.
Serge Daigno
bravo pour votre ouverture d'esprit
Je sais .... je sais.... complètement farfelue..... mais d'enseigner le français à nos concitoyens serait le meilleur moyen de préserver le français au Québec.
Mais on est au Québec et la langue est un outil électoral très apprécier car il renforce le nationalisme si utile pour certains groupes.
L'analphabétisme au Québec - Un fléau pour toute la société
«Notre système scolaire produit des analphabètes et les abandonne»
Hélène Roulot-Ganzmann 3 septembre 2011 Éducation
Photo : Source Fondation pour l’alphabétisation
Maryse Perreault, p.-d.g. de la Fondation pour l’alphabétisation
Ce sont 49 % des Québécois qui ont des difficultés de lecture,
http://www.ledevoir.com/societe/education/330606/l-analphabetisme-au-quebec-un-fleau-pour-toute-la-societe
Le reste du commentaire est à l'avenant.
http://www.fondationalphabetisation.org/adultes/analphabetisme_alphabetisation/statistiques/
Ouais, hautement ridicule !!!!
Alors, chapeau! Mais permettez-moi d'en douter...
En attendant, je vous dis qu'au lieu de vous faires respecter, l'hostilité,les insultes, la paranoia, les lois répressives, etc., ça ne vous fait pas respecter, ça fait rire de nous dans le monde.
C'est pas juste une «impression», c'est un fait, mais qui n'est pas dû à «l'inaction du gouverment», mais à celle de la population elle-même. Les immigrants trouvent trop facilement une oreille attentive francophone qui les laisse s'épancher en anglais. Si les francophones veulent vraiment imposer le français, qu'ils cessent d'utiliser l'anglais au lieu de râler après les immigrants qui «refusent» d'apprendre le français. Si un immigrant vous parle en anglais et que vous lui répondez en anglais même si ça vous agace, c'est pas lui qu'il faut blâmer. Refusez de parler à quiconque en anglais, et dans cinq, dix ans tout au plus, tout le monde trouvera normal de parler français. Toute autre solution – y compris la loi 101 – supposément censée «protéger» le français mais qui en réalité fait plus de mal que de bien, ne mènera jamais à rien.
Le seul hic, bien sûr – et c'est est un de taille –, c'est de savoir s'il y a assez de Québécois francophones prêts à «oublier» qu'ils savent l'anglais. Mais j'ai bien peur que la réponse est «non».
Il serait temps que ce mythe disparaisse.
Comme si c'était différent en Chine, en Union Soviétique ou dans d'autres pays socialistes.