Martin Lavallée

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Réflexions sur le choix de société de Jean Charest

Publication: 22/08/2012 13:53

On ne peut reprocher à Jean Charest de ne pas être clair quant à l'enjeu de l'élection du 4 septembre prochain. Car, en effet, comme il l'a maintes fois mentionné, c'est véritablement pour un choix de société que les Québécois sont appelés à voter. Par contre, là où le premier ministre sortant manque de transparence, c'est sur l'explicitation du choix de société qu'il propose aux Québécois.

Certains commentateurs ont récemment prétendu que le règne de Jean Charest n'avait rien de néolibéral sous prétexte que les dépenses de l'État avaient augmenté en éducation et en santé. Ce faisant, ils omettent de tenir compte de la philosophie d'ensemble qui sous-tend la plupart des politiques du Parti libéral qui, effectivement, sont inspirées de l'anthropologie libérale classique, soit la même anthropologie qui sous-tend le néolibéralisme actuel.

Malgré l'augmentation des dépenses en santé, le privé n'a jamais été aussi présent que depuis le règne de Jean Charest sur le Québec. En éducation, jamais notre système n'a adopté une approche aussi clientéliste que depuis le règne des Libéraux. On n'a qu'à observer la logique de l'étudiant-entrepreneur/consommateur qui sous-tend l'augmentation faramineuse des droits de scolarité au collégial et à l'université. De même, la logique de concurrence des universités, la logique de l'utilisateur-payeur en éducation et en santé sont également des approches inspirées de la logique néolibérale, tout comme le laisser-faire économique dans l'exploitation de nos richesses naturelles, où l'intervention étatique ne vise qu'à soutenir l'entreprise privée dans son exploitation. La loi 78, qui ne reconnaît pas la légitimité des associations étudiantes et qui vise à permettre aux individus désirant poursuivre leurs cours de le faire malgré les votes démocratiques de grève des collectivités étudiantes, s'inscrit également dans une logique néolibérale. Le refus d'imposer des normes collectives pour baliser les accommodements raisonnables ou pour imposer l'usage de la langue française comme langue commune relèvent tous également de la philosophie sous-tendant le néolibéralisme. Pour comprendre cela, définissons ce que sont la société et l'homme néolibéraux.

L'anthropologie néolibérale

Le libéralisme classique et son héritier, le néolibéralisme, préconisent tous deux l'absence de lois, de normes et de contraintes dans la société, qui devient ainsi un énorme marché au sein duquel les individus recherchent chacun leur intérêt égoïste. Selon cette logique, l'intérêt général de la société repose sur cette recherche individuelle du bonheur, le présupposé voulant que chacun arrive plus ou moins à accéder à ce bonheur individuel. Pour les penseurs libéraux et néolibéraux (pensons à Adam Smith, David Ricardo ou Milton Friedman et l'école de Chicago) les lois étatiques constituent des entraves, des contraintes, qui biaisent le jeu du marché et nuisent à l'atteinte du bonheur général. C'est pourquoi il faut désengager l'État au maximum du marché, afin de laisser ce dernier s'auto-réguler. Une ‹‹ main invisible ›› est censée agir au sein de cette masse d'individus égoïstes et atomisés, qui sont réduits à n'être que des consommateurs ou des entrepreneurs de leur propre vie. S'appliquant au début au strict monde économique, la philosophie néolibérale tend à s'imposer dans toutes les facettes de la vie sociale depuis quelques années au Québec.

En somme, la société néolibérale n'est pas une société. C'est plutôt une collection d'individus atomisés, individualistes et égoïstes qui consomment, entreprennent et se divertissent au sein d'un énorme marché. Toute poursuite de jouissance personnelle qui n'entrave pas les autres est érigée en droit absolu. Dans une telle société, impossible de penser en commun ou de convenir ensemble d'une quelconque norme collective, car celle-ci en viendra inévitablement à brimer certains individus, à constituer une contrainte dans la recherche de leurs intérêts privés. C'est pourquoi l'État ne doit imposer aucune règle ou contrainte et laisser le jeu de la concurrence économique et de la poursuite des intérêts individuels. Le rôle de l'État se limite à protéger les droits et libertés des individus dans leur égoïsme respectif.

Une théorie non-fondée

Bien sûr, lorsqu'on gratte un peu, on s'aperçoit de l'absurdité de cette théorie. Autant sur le plan identitaire qu'économique, l'homme néolibéral est une absurdité. C'est un homme chez qui l'avidité ne doit rencontrer aucune contrainte. Il n'est donc redevable à rien ni personne dans la poursuite de son bonheur égoïste, que ce soit le groupe culturel dans lequel il s'inscrit au niveau identitaire, ou envers ses semblables au niveau économique.

Sur le plan identitaire, l'homme néolibéral est sans attaches, sans racines et semble s'être fait de lui-même. Il n'a pas été forgé dans un milieu culturel quelconque, n'a pas reçu aucune influence de ses parents, de la langue qu'il parle, de la société dans laquelle il s'inscrit et n'est pas le produit des générations qui l'ont succédé. Il ne doit rien à personne. Tout ceci est évidemment complètement faux et un individu ne peut se dissocier du milieu qui l'a vu naître et des générations qui l'ont précédé et qui lui ont permis de vivre dans le milieu qui est le sien. Mais tout cela n'est que pure contrainte pour l'individu néolibéral qui ne vise, en définitive, que de jouir du moment présent et répondre à ses besoins individuels.

Sur le plan économique, la théorie néolibérale est fausse en ceci qu'elle prend pour acquis que les individus partent tous sur un pied d'égalité, ce qui, convenons-en, est loin d'être le cas. Alors, on s'aperçoit que cette philosophie sert en fait à justifier les inégalités sociales et le fait qu'une minorité accumule, concentre et détient l'ensemble des richesses. Le fait de ne pas imposer de normes collectives et identitaires entre les individus de la société favorise également la division de la société et la facilité avec laquelle les puissants peuvent s'enrichir sur son dos. Une société unie et solidaire est beaucoup plus difficile à exploiter et à contrôler.

De plus, cette anthropologie néolibérale peut servir d'arme afin de fragmenter et dissoudre l'unité d'une collectivité. Il s'agit simplement d'exacerber l'individu au détriment du collectif. On soulève les passions humaines en montrant que certaines normes collectives que l'on veut défaire sont autant de contraintes imposées à la liberté des individus. Par exemple, on tentera d'entrer dans la tête des individus que de promouvoir et défendre la langue française au Québec constitue une contrainte pour eux dans la recherche de leurs intérêts individuels. Ainsi, l'intérêt collectif de la nation québécoise devient une contrainte pour certains individus plus égoïstes. On peut faire de même dans le cas des programmes sociaux, du rôle de l'État ou de n'importe quelle autre norme collective.

Depuis quelques années, plusieurs acteurs sociaux participent à diffuser l'anthropologie néolibérale dans la société québécoise. Qu'on pense à l'Institut économique de Montréal, à CHOI radio X, qui vient d'arriver à Montréal, au Réseau Liberté Québec et chez certains chroniqueurs des journaux de la famille Desmarais et de la famille Péladeau. On s'aperçoit que, progressivement, la société québécoise se fragmente, se dissout. D'une collectivité qui se reconnaissait dans une histoire et une langue communes, qui visait à intégrer les nouveaux arrivants et qui participait à un projet social-démocrate, nous assistons tranquillement à une dissolution de tout ce qui unissait les membres de notre nation québécoise.

Qu'on ne s'y méprenne pas. Il est essentiel que des droits et libertés soient reconnus aux individus dans toute société. Sinon, on tombe dans la dictature du collectif. Mais le contraire peut aussi être vrai avec une dictature de l'individu au détriment du collectif. Une collectivité a besoin de convenir de certaines normes communes et d'une certaine solidarité entre ses membres afin de s'assurer que les divers individus ‹‹font société›› ensemble. En somme, il est essentiel d'établir un sain équilibre entre l'individu et le collectif, entre les droits des individus et les devoirs de ces individus envers la société. Or, l'exacerbation de l'individu telle que mise de l'avant par les politiques du Parti libéral et les divers acteurs sociaux énumérés précédemment nous empêche de penser la société dans son ensemble. Elle nous empêche de penser en commun.

Cette fragmentation du collectif permet ensuite à quelques individus puissants qui profitent de la division des multiples intérêts individuels pour s'enrichir sur son dos et mener des projets qui seraient normalement refusés par une société qui pense collectivement. En définitive, une société unie et solidaire constitue une contrainte à l'avidité sans bornes d'une minorité. C'est pourquoi il lui est préférable d'atomiser les membres d'une société.

Sans attribuer d'intentions malveillantes au Parti libéral dans la mise de l'avant de politiques inspirées du néolibéralisme, force est de constater que c'est ce à quoi nous conduit l'exacerbation de l'individu dans les politiques néolibérales. C'est d'ailleurs le type de société voulu par Pierre-Elliot Trudeau lorsqu'il a unilatéralement rapatrié la Constitution en 1982 en y enchâssant une Charte des droits et libertés individuelles qui a préséance sur les normes collectives de la société québécoise, malgré le fait que le Québec n'ait pas signé la Constitution.

Le choix de société qui nous est proposé le 4 septembre est le suivant: voulons-nous continuer de former une société unie et solidaire, ou si on laisse notre société se fragmenter et devenir un énorme marché de la consommation et du divertissement pour chaque individu égoïste et atomisé à la recherche de son bonheur individuel?

Or, pour bloquer le choix de société que nous propose le Parti libéral de Jean Charest et que nous propose, dans une moindre mesure la CAQ, le Parti Québécois me semble le seul véhicule capable de nous permettre de continuer de former une collectivité. Au niveau identitaire, par son rejet du multiculturalisme canadien de Trudeau, le PQ me semble sur la bonne voie avec sa Charte de la laïcité. Plutôt que la ghettoïsation des différentes communautés culturelles et l'exacerbation des différences qu'engendre le multiculturalisme, le PQ prône l'intégration des nouveaux arrivants à différentes normes collectives de la société québécoise. De même, le PQ prône le retour de l'enseignement de notre histoire nationale et un renforcement substantiel de la langue française comme seule et unique langue commune et officielle de notre collectivité. Au total, le PQ nous invite à ‹‹faire société›› au point de vue identitaire.

Toutefois, j'ai toujours pensé qu'un groupe d'humains qui se réclamait d'appartenir à une même nation devait traduire cette appartenance identitaire en mesures économiques concrètes démontrant la solidarité des membres de cette nation. Or, c'est sans doute au niveau économique que se trouvent les plus importantes lacunes du PQ, qui aurait avantage à s'inspirer d'Option nationale ou de Québec Solidaire. Néanmoins, certaines mesures comme l'abolition de la hausse des droits de scolarité, le référendum d'initiative populaire et l'augmentation des redevances minières ne sont pas à négliger et tranchent avec la logique néolibérale de Jean Charest. De plus, l'objectif premier doit être d'empêcher le néolibéralisme de s'installer pour un autre 4 ans à Québec. Or, ceci, seul le PQ est en mesure de le faire. Puis, rien ne nous empêche, s'il est élu, d'investir les rangs du PQ pour l'aider à retrouver ses idéaux initiaux des années 70 et infléchir ses politiques économiques vers un idéal plus fidèle à la solidarité nécessaire des membres de la nation que nous pouvons toujours former ensemble.

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On ne peut reprocher à Jean Charest de ne pas être clair quant à l'enjeu de l'élection du 4 septembre prochain. Car, en effet, comme il l'a maintes fois mentionné, c'est véritablement pour un ch...
 
 
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Francois Blanchette
20:11 sur 26/08/2012
C'est juste dans l'imagination des gauchistes qu'on pense que que le gouvernement Charest est néo-libéral. En premier, ce n'est pas criminel de vouloir diminuer la taille de l'état. En deuxième, un gouvernement qui augmente sans cesse la taille de l'état, augmente sans cesse les taxes, augmente sans cesse son intervention dans l'économie, est plutôt à gauche qu'à droite...
11:51 sur 25/08/2012
J'aime beaucoup cet article de Martin Lavallée.
10:58 sur 24/08/2012
Longue rationalisation du pourquoi un gouvernement devrait dicter aux habitants de son territoire comment vivre leurs vies personnelles. Les arguments présentés sont ceux utilisé par Lénine, les Khmers Rouges, et autre communistes : "On fait ça pour le bien collectif". Les méchants néolibéraux, ils veulent donner des choix et de la liberté aux imbéciles citoyens. Notre petit groupe éclairé de socialiste savons ce qui sera mieux pour vous. On va commencer par exproprier les biens d’une minorité qui savent mettre un plan en action « les riches ».
09:37 sur 24/08/2012
Bon texte à lire au lit, on s'endort vite.
01:21 sur 24/08/2012
J'ai trouvé votre texte lourd. Au contraire je crois que ce gvnt est centralisateur, étatique et interventionniste. Tout comme le gvnt péquiste qui l'a précédé. Les deux sont à tendance socialiste de centre gauche. Dans la plupart des pays du moins. Ici nous prenons une loupe et cherchons à grossir des détails qui nous apparaissent alors éloignés. La seule différence est que l'un de ces 2 partis cherche à créer Utopia.
17:07 sur 23/08/2012
Pour résumer ce texte,

Le PQ est bon et tous les autres sont de méchand Néolibéraux.
17:05 sur 23/08/2012
C'est facile de critiquer mais vous ne proposez rien comme modèle alternatif. Gouverner c'est trouver un juste équilibre entre l'intérêt collectif et l'intérêt individuel. Le néo-libéralisme pur ne fonctionne pas plus que le collectivisme pur. L'équilibre se trouve quelque part entre les deux.
Par ailleurs, le principe de l'utilisateur-payeur n'est pas l'apanage du néo-libéralisme mais un concept économique beaucoup plus large qui s'inscrit dans la recherche de l'équilibre entre le bénéfice collectif et le bénéfice individuel. Le meilleur exemple au Québec est l'électricité. Offrez là gratuitement et la demande va augmenter au détriment de la collectivité. Les biens et services que vous offre le gouvernement ont un coût. Quelqu'un ultimement doit payer pour.
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Pedro Individuo
08:55 sur 23/08/2012
Si le PLQ est si néolibéral, pourquoi la fonction publique est plus grosse? Néolibéralisme = réduction des dépenses de l'État = réduction de la bureaucratie
23:38 sur 22/08/2012
'Sinon, on tombe dans la dictature du collectif. Mais le contraire peut aussi être vrai avec une dictature de l'individu au détriment du collectif.'

Le communisme et le collectivisme à outrance ont été essayés dans des dizaines de pays au 20ème siècle. Nommez moi un seul de ces pays où ça ne s'est pas terminé en catastrophe. Regardez la Chine qui passe d'un statut de pays du tiers monde à celui de la 2ème, et bientôt de la première puissance économique du monde depuis qu'ils ont laissé le privé (l'individualisme) prendre ses ailes.

Je ne dis pas que le néolibéralisme n'a que des qualités. Ses excès républicains aux USA m'horripilent. Mais disons que je préfère nettement la dictature de l'individualisme à celle du collectif.
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05:00 sur 23/08/2012
Je comprends votre point, mais mettons-nous d'accord qu'il existe des milliers de niveaux de gris entre le Québec socialiste de Levesque et le Stalinisme...

Comme le dit ce l'excellent texte, le Québec étant une petite communauté, il ne peut se permettre de laisser la place a une avidité sauvage qui détruirait sont tissus sociale au profit de quelque un.
Sinon l'école de chicano réussira là où les Anglais n'auraient pas réussi
07:21 sur 23/08/2012
"il existe des milliers de niveaux" Exactement! Et c'est une lubie que de croire qu'il existe une différence significative entre les trois partis pouvant accéder au pouvoir (PQ, PLQ, CAQ). On parle de quelques degrés à gauche, quelques degrés à droite. Par ailleurs, les pays scandinaves (modèles de social-démocratie) sont également les pays se classant en tête des indices de libertés économiques. Ils ont compris qu'il n'y a pas de contradiction entre création de richesses et répartition de richesse.
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19:03 sur 22/08/2012
OUI. Pour l'amour de notre langue française, commune, riche et valorisante.
Dans toutes les circonstances entourant les évènements tels que le travail, le théâtre, le tourisme, l'éducation,...etc..., il est maintenant le temps de changer et de choisir le parti à élire et, à mener à bien des mesures pour conserver impérativement notre identité et non la diviser!
17:30 sur 22/08/2012
Société individualiste ne veut pas dire société d’égoïsme, l'individualisme croit que chaque être humain doit exploiter son potentiel au maximum et se réaliser pleinement dans la vie, cela n'empêche pas d'aider les autres, mais le choix est laissé à chaque individu. À l'inverse, une société collective empêche les autres de réaliser leur plein potentiel afin d'éviter les inégalités, on favorise le groupe au détriment de l'individu, qui est oublié et effacé dans le groupe. Du moment qu'un individu fait mieux que les autres, peu importe le domaine, il devient un danger pour le groupe et on essaie de l'écraser, tout le monde doit être pareil et le succès d'un individu est inacceptable, seul les dirigeants du groupe ont le droit d'avoir plus que les autres. C'est simple comme explication, mais parfois il faut faire simple pour faire passer son opinion, surtout quand le sujet n'est pas sérieux.
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ombriere
17:41 sur 22/08/2012
le propre de l'individualiste est de penser à lui avant tout et de satisfaire ses besoins avant de penser aux autres maintenant oui il y a une gradation à incorporer à la choses mais essentiellement l'individualiste est un être égoïste avec un dose d'empathie plus ou moins présente. dans une société dite collective l'objectif avoué est de satisfaire le plus grand nombre possible au détriment de l'individu tant qu'a moi je crois que l'article a raison en disant qu'un équilibre entre les deux est favorable pour tous
18:31 sur 22/08/2012
C'est faux cher monsieur, l'individualisme comme idéologie politique s'intéresse aux individus comme entité séparée de son milieu ou de son groupe, ce n'est pas de l’égoïsme, faite une petite recherche. Mais je suis d'accord qu'il faut trouver un juste milieu, l'extrême n'est jamais souhaitable
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19:02 sur 22/08/2012
Tu ne fait pas sérieux ,tu la dit.Atome, écrire pour écrire ne te rend pas justice , parfois on est mieux de resté dans nos limites de notre compréhension et s,abtenir de dire n'importe quoi, il est préférable d,exploré les plus connaissant en la matière même si j'ai mon idée de fond je m'abtiendrai de dire des connerie sous prétexte que je veut me faire passé comme connaissant , ce qui n'est pas le cas, tu fait simpliste car ça te dépasse, prend le temps de lire et relire, moi c'est ce que je fait.
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Francois Rochon
Il n'y a pas de honte à préférer le bonheur
16:09 sur 22/08/2012
c'est ainsi que le droit à l'éducation... devient le droit pour quelques uns de fréquenter leur école pendant quelques jours au dépend de milliers d'autres qui ne pouront jamais y entrer
14:56 sur 22/08/2012
Venant de quelqu'un vivant dans les nuages....bof !

Retour sur terre pour bientôt ?
16:38 sur 22/08/2012
Ce qui signifie quoi exactement ?
16:44 sur 22/08/2012
En quoi l'auteur vit-il dans les nuages? Il s'agit, pour l'essentiel, d'une analyse rationnelle de la réalité sociale, économique et politique. Pour le reste, la partie analyse de la campagne électorale, je crois qu'il faut prendre cela comme une simple opinion : comme il le dit lui-même, Option Nationale et Québec solidaire s'avèrent être de bien meilleurs remèdes face au néolibéralisme ambiant.

Et dans le cas ou le commentaire reposait sur une grille d'analyse purement économique, j'ajouterais qu'aucun des partis présents à ces élections ne présente de plan économique farfelue, pas même Québec solidaire (il y a certes plus de risques, mais aucun délire économique).
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bernie 60
07:43 sur 26/08/2012
d'accord avec vous pour ON ET QS,mais il ne prendront pas le pouvoir avant 15=20 ans ,s'il le prenne,
en attendant on fait quoi on laisse passer les l;ibéraux,les lucides,on continue à se laisser endoctriner par les martineau et duhaime,marcotte?
il n'y a rien qui nous empêche de voter pq et d'envoyer un p''tit 20$ à QS ET ON
une fois que l'on se sera débarrassé des libéraux ,il sera toujours temps de talonner le gouvernement au pouvoir,c'est mon opinion ety le la partage:)))
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Le Kwisatz Haderach
There is no power without brain power.
14:23 sur 22/08/2012
Quels que soit les attributs dont vous habillés Charest, la societé Quebecoise n'a rien de neolibarlisme.

En fait, elle est a l'autre extreme!

Un rien de responsabilité individuelle dans la grande garderie (a 7$) qu'est devenu le Quebec ne ferait pas de tort!
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Le Loup Blanc
L'intelligence comme remède au mépris
14:59 sur 22/08/2012
Encore une fois, la pensée par raccourci sans arguments de notre cher K.H. Vous oubliez cependant plein de choses au passage qui prouve que l'auteur de cet article a davantage raison que vous. D’une part, ce n’est pas la taille de l’État qui caractérise la présence ou l’absence de néolibéralisme, mais bien ce que fait l’État! Presque tous les pays de la zone euro ont un État proportionnellement plus gros qu’au Québec et cela ne les a pas empêchés d’adopter des mesures d’austérité typiquement néolibérales! D’autre part, rarement prétend-on que le Québec est néolibéral, on dit plutôt que les partis politiques adoptent de plus en plus de politiques néolibérales qui réduisent l’impact de l’État-providence et misent de plus en plus sur les supposées «forces du marché».
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Le Kwisatz Haderach
There is no power without brain power.
15:21 sur 22/08/2012
L'auteur ne peut pas avoir d'avantage raison parce qu'on parle de deux choses differentes.

Rends-toi service, va terminer ton secondaire et on en rediscutera OK? Moi m'obstiner avec ceux qui puisent dans leur croyances fautes de connaissances, ca ne m'interesse pas!
16:33 sur 22/08/2012
"Do not argue with an idiot. He will drag you down to his level and beat you with experience". Greg King