Le débat sur la question de la hausse des droits de scolarité au Québec a pris une tangente qui me fascine. J'ai vaguement l'impression que les tenants du gel tentent d'en faire un combat dogmatique duquel les deux véritables enjeux -- la qualité du réseau universitaire québécois et son accessibilité -- sont évincés.
Une formation de qualité pour les étudiants québécois
D'une part, la question de l'avenir du réseau universitaire, et de la qualité de la formation est complètement occultée par les porte-parole étudiants appelés à s'exprimer sur la question. Pourtant, il s'agit bien là du noeud du problème, non? S'assurer que nos établissements universitaires sont en mesure d'offrir des services à la hauteur du potentiel des Québécois.
Il est d'autant plus dommage, qu'il soit devenu si difficile d'aborder la question de la qualité de la formation universitaire sans se faire taxer de prôner la marchandisation de l'éducation. Pourtant, la société en général assume plus des trois quarts du coût des études d'un universitaire, choix collectif que personne, d'ailleurs, ne remet fondamentalement en question. Mais est-il possible de dire qu'il est inacceptable que les Québécois ne disposent pas pour apprendre et se former d'aussi bons outils que les autres étudiants en Amérique du nord ou en Occident? Je regrette, au Québec, l'éducation n'est pas un bien ou un service ordinaire. On ne « s'achète pas un diplôme », lorsqu'on fréquente l'université. Par contre, on peut, à la hauteur de nos capacités, contribuer à faire en sorte que les meilleurs enseignants et chercheurs choisissent notre réseau d'éducation supérieur, à ce que nous puissions apprendre dans des classes qui ne sont pas surpeuplées et à l'aide d'outils technologiques adaptés à nos ambitions de recherche. Et manifestement, le gel des droits de scolarité et la gratuité scolaire sont des entraves majeures à l'atteinte de ces objectifs.
L'accessibilité?
D'autre part, alors qu'on disait du côté des associations étudiantes, il y a quelques mois, réclamer un gel des droits de scolarité pour assurer que chacun, peu importe ses moyens, ait accès à l'université, on rejette aujourd'hui toute autre solution permettant d'atteindre le même objectif. D'une bataille au nom de l'accessibilité, notamment pour les plus démunis, on s'est engagé dans un combat
Le gouvernement a, jeudi dernier, annoncé que tous les Québécois provenant d'une famille gagnant moins de 100 000 $ (ce seuil était avant de 60 000 $) auraient accès à l'aide financière aux études. En instaurant un remboursement proportionnel au revenu (RPR), il a également garanti à tous les étudiants qu'ils pourraient rembourser leurs prêts étudiants à leur rythme, en fonction de leurs revenus de travail après l'obtention de leur diplôme. Dorénavant, avec le RPR, l'étudiant a l'assurance de retirer les bénéfices de l'investissement que représente son passage à l'université, alors que l'État assume le risque que ce même investissement en éducation universitaire ne génère pas les gains attendus. Tout cela, sans compter la bonification des bourses offertes aux étudiants les plus vulnérables annoncées dans le budget 2011-2012 du gouvernement.
On pourrait difficilement imaginer comment attaquer l'accessibilité au réseau universitaire québécois, sachant que ces mesures éliminent toute barrière financière ou psychologique aux études supérieures.
Donc...?
J'ai du mal à comprendre quels enjeux dictent le changement de discours sous-tendant les revendications des associations étudiantes. Certainement pas la qualité de la formation universitaire des Québécois, ni son accessibilité.
Plutôt que de recracher bêtement les idéologies libérales et les discours vides du parti au sein duquel vous militez, je vous encourage à lire un peu sur le sujet pour vous faire vous-même une tête. La littérature ne manque pas! Que ce soit la sortie du sociologue Guy Rocher hier dans Le Devoir, le livre "Université Inc." des chercheurs de l'IRIS. Si une majorité d'intellectuels chevronnés se positionnent contre la hausse, il y a matière à réflexion vous ne trouvez pas?
Primo, la hausse des droits de scolarité, dans le cas qui nous occupe présentement, ne signifie aucunement une augmentation de la qualité de l'enseignement. Si seulement c'était le cas! L'argent recueillie par cette hausse (à peine 200 millions $ au final) ne règlera d'abord pas le problème du "sous-financement" des universités puisque le déficit s'élève à plus de 800 millions $. Ensuite, ce même argent ne servira pas nécessairement à embaucher plus de professeurs permanents puisque, selon les mots de la ministre, il sera affecter à l'enseignement ET à la recherche, soit deux enveloppes budgétaires fermées distinctes au sein des universités. Quelle sera la part réelle affectée à l'embauche de professeurs par rapport à celle affectée à la recherche? Aucune réponse.
On sait tres bien que votre gouvernement va s'empresser de couper aux universités ce que les étudiants vont payer de plus. On a vu cela avec les commissions scolaires. Alors de venir nous faire la morale sur les bienfaits de vides les poches des citoyens .... vous repasserez.
Avant de demander plus d'argent le gouvernement, votre gouvernement devrait nous assurer qu'il fait bonne usage de celle qu'il a deja et vous en conviendrez on est loin du compte. Alors donner plus ... absolument pas, surtout pas pour que ca retrouve dans les poches des amis a ti-jean.
Retournez donc faire vos devoirs au lieu de nos répeter la cassette de votre parti.
L'argent est là, l'effort des Québécois en terme d'éducation est supérieur à moyenne des pays industrialisée.
Mais les syndicats et les politiciens protègent soit leur membre ou leur vote, s'attaquer à notre vache sacrée qu'est le ministère de l'Éducation demanderait du courage. Alors laissons les groupes de pression dicter, ou, quand, comment, on viendra chercher encore plus d'argent dans nos poches et pendant ce temps les jeunes défavorisés décrochent à pleine porte et personne ne déchire sa chemise pour eux........
Quand à l'accessibilité, ce que les étudiants défendent ce sont une accessibilité qui ne passe PAS par l'endettement. L'annonce du gouvernement dit, en fait, qu'il y aura plus de prêts (uniquement de prêts) pour les étudiants. Le RPR dit également que les étudiants qui ont un faible revenu pourront payer sur une plus longue période. Ça sonne génial, comme ça, mais pendant ce temps les intérêts s'accumulent, et au final ceux qui ont le moins gros salaire auront payer plus cher.
"Sachant"!? Comme s'il s'agissait là d'un fait prouvé et que personne ne contestait?! Ou vous vivez dans une bulle totalement imperméable aux opinions et idées autres que celles du parti auquel vous vous affiliés, ou alors, comme vos mentors, vous tentez de faire passer des mensonges pour des vérités...
Rien de nouveau, au suivant!
Leur parents leur on toujours dit "oui"... et maintenant ils trouvent cela inconcevable que quelqu'un puisse dire "non" à une de leur demande.
2- Les nouvelles conditions pour l'optention de prêt, ne fait que donner la possibilité à plus de monde de s'endetter. Donc, des gens qui ne devrait pas avoir de carte de crédit vont maintenant l'avoir.
3- Immaginez-vous maintenant (hypothétiquement), si les étudiants ayants des prêts décidaient de ne pas rembourser et de faire faillite. À qui irraient la facture?
2. L'éducation est un investissement... Si un étudiant est prêt à investir dans son éducation, il devrait faire ses devoir et s'assurer que la formation qu'il choisi lui permettra de remboursé ses prêts.
3. Je croyais que les dettes étudiants étaient exclus des faillites personnel? Peut-être que l'on devrait demander un endosseur pour les prêts étudiant...
3- Il est garantie par le gouvernement.
2. *L'éducation est un droit