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But wait...there's more: Indeed!

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Ils sont Australiens, ces sympathiques jongleurs, trapézistes et clowns du Circus Oz, alors pour désamorcer dès le départ les clichés que nous pourrions avoir en tête, ils nous précisent qu'il y aura des kangourous et des koalas dans ce spectacle, caractéristiques de ce mythique Down Under. Dans les faits on aura droit à un désopilant numéro de clowns où, effectivement, un kangourou en peluche jouera un petit rôle, mais pour le reste, on repassera. Seule allusion à leur lointaine provenance : les habits rayés avec des numéros dans le dos. Référence, ai-je pensé, au fait que l'Australie a été tout d'abord une colonie pénitentiaire.

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Mais les membres du Circus Oz, dont on peut voir le spectacle But wait...there's more à La Tohu, ne sont certainement pas prisonniers de quelque convention ou moule réducteur que ce soit. Ils nous entraînent gaiement dans leur univers déjanté et laissez-moi vous dire que c'est un plaisir que de les y suivre. La maîtresse de cérémonie, Candy Bowers, donne le ton : elle émaille son discours de phrases en français alors qu'acrobates et musiciens, tous littéralement sortis d'une boîte à surprise, vont ravir le public au cours des deux heures que dure le spectacle. On ne s'ennuie pas une minute et on est désolé lorsque ça se termine.

Lilikoi Kaos nous éblouit au départ avec un numéro de cerceaux dorés que non seulement elle manie en virtuose, mais qui semblent animés d'une vie propre. J'ai beaucoup aimé la façon dont elle assume sa féminité, rieuse et sans complexe, ajustant sa culotte et son soutien-gorge comme si tout cela était parfaitement normal sur une scène devant un public. Et ça l'était. Suivront un numéro d'acrobate et un autre d'unicycle dont se dégage un charme bon enfant indéniable.

Les clowns, Matt Wilson et Olivia Porter, sont complètement hilarants. Fous comme ça ne se peut pas, inventifs, étonnants, j'ai particulièrement apprécié le côté absurde de leur numéro. Ils se servent l'un de l'autre comme levier, comme trépied, comme repoussoir pour le plus heureux effet. J'ai été conquise.

Les musiciens sont partie prenante du spectacle, en fait à peu près tout le monde joue d'un instrument. Et la musique possède des accents rétro qui m'ont semblé des plus rafraîchissants. Cela change du techno à tout prix et j'y ai vu un hommage bien senti à l'Histoire du cirque et à ce que les artistes contemporains doivent à tous ceux qui les ont précédés.

Après l'entracte, Nathan Kell nous propose une séance de jeu vidéo très différente avec un écran qu'il traverse avec maestria pour se livrer à toutes sortes de contorsions et de combats virtuels. Puis, un trapèze tentera de séduire sans vergogne une jeune fille sur une musique rappelant du Miles Davis. Le résultat est sexy et sensuel, très évocateur. Et cette clown, Olivia Porter, qui semblait la plus étrange du lot, va nous faire un numéro que je n'ai jamais vu : avec des balles qu'elle manie avec une originalité sans pareille pour un résultat étonnant qui dépasse l'entendement. En finale, un numéro de mat chinois où tout le monde met la main à la pâte et où l'on sent, derrière la folle élégance du geste, toute la force nécessaire à de telles acrobaties.

But wait...there's more est un spectacle adorable qui saura plaire à tout le monde à cause du dosage parfait qu'on y retrouve : de l'humour, du cabotinage, des prouesses physiques, de l'exubérance et des extravagances, et des moments aussi qui nous restent en tête, de très beaux moments de grâce sur lesquels je médite encore.

But wait...there's more : à La Tohu jusqu'au 15 mars 2015.

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