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Festival de Karlovy Vary : un Globe de cristal pour Mel Gibson

05/07/2014 07:03 EDT | Actualisé 04/09/2014 05:12 EDT

«Voilà ce à dont j'ai toujours rêvé : une femme nue tenant une boule!», s'est exclamé l'acteur et réalisateur Mel Gibson hier soir après avoir reçu des mains de Jiri Bartoska, directeur du festival international du film de Karlovy Vary, le Globe de cristal soulignant sa « contribution exceptionnelle à la cinématographie mondiale » lors de la cérémonie d'ouverture de la 49e édition de ce festival situé dans une station thermale à 120 km à l'Ouest de Prague.

«Je suis jet-lagué et j'ai dû subir un traitement de canal d'urgence avant d'arriver ici, a poursuivi Gibson. Quand j'étais petit, mon père me disait que j'avais les yeux grands comme des soucoupes lorsqu'on me racontait des histoires. Aujourd'hui, le plus grand bonheur que j'éprouve en faisant ce métier-là, c'est de pouvoir raconter des histoires. Il n'y a pas plus grande satisfaction de que toucher le spectateur. Je suis très heureux d'être en République tchèque pour la première fois. J'ai eu le temps d'apprendre un mot : díky! (ndlr : merci en tchèque). Alors díky, díky, díky à tous pour ce prix.»

Accueilli comme un roi sur le tapis rouge, Mel Gibson sera l'invité du populaire talk-show Na Plovarne, où ont notamment été reçus Madeleine Albright, Bill Gates et le Dalaï Lama. L'entrevue sera diffusée ce soir sur grand écran avant la projection d'Apocalypto, film illustrant le déclin de l'empire maya tourné par Gibson en 2006. L'événement sera sans doute très couru si l'on se fie à la popularité de la projection en plein air hier soir de Mad Max de George Miller, film ayant lancé la carrière de Gibson en 1979. De fait, 3152 spectateurs, trop heureux de la présence de l'acteur, y ont assisté.

Première européenne d'I Origins de Mike Cahill

Après l'étrange ballet aquatique où des nymphes en bikini noir et des éphèbes en queue de pie dansaient sur In the Mood de Glenn Miller - hommage à la regrettée sirène Esther Williams? - et la remise du Globe de cristal à Mel Gibson, le réalisateur Mike Cahill (Boxers ans Ballerinas, Another Earth), le producteur Alex Orlovsky ainsi que les acteurs Michael Pitt et Astrid Bergès-Frisbey sont arrivés sur la scène du Grand Hall de l'Hôtel Thermal.

Visiblememt nerveux et ravi que son troisième long métrage, I Origins, ouvre le 49e Festival de Karlovy Vary, Cahill a lancé à la blague, en faisant référence aux bienfaits des sources thermales de Karlovy Vary : «Si nous sommes si rayonnants, si rajeunis, si ragaillardis, c'est que nous avons bu de l'eau!»

Drame romantique de science-fiction ayant mérité le prix Alfred P. Sloan à Sundance pour son portrait de scientifique, I Origins met en vedette Michael Pitt dans le rôle d'un biologiste moléculaire s'intéressant à l'évolution de l'intelligence par l'étude de l'iris. Ses convictions scientifiques, ainsi que celles de sa partenaire de laboratoire (Brit Marling), seront ébranlées après avoir rencontré une jeune mannequin aux yeux inoubliables (Astrid Bergès-Frisbey).

Rappelant par son atmosphère onirique et mélancolique Another Earth, où Brit Marling croyait pouvoir trouver la rédemption dans un univers parallèle, I Origins traite avec originalité de la réincarnation et de ses répercussions chez les disparus et ceux qui restent. Malgré quelques revirements convenus, Cahill parvient avec brio à maintenir le mystère jusqu'à la fin. Si par moments certaines scènes se révèlent plutôt bavardes, I Origins s'avère une réflexion captivante sur la science et la foi que le public de Karlovy Vary a accueilli poliment.

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Mel Gibson en fotos


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