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Nouvelles coupes à Radio-Canada: vers un démantèlement tranquille?

15/04/2014 03:58 EDT | Actualisé 15/06/2014 05:12 EDT
PC

Depuis plus de 75 ans, Radio-Canada est à la fois la vitrine de la culture francophone et, en particulier, de la culture québécoise et un phare dans le monde de l'information. Et bien que le traitement par la télévision publique de la dernière campagne électorale n'a pas été tendre (c'est un euphémisme) à l'égard du Parti québécois et de l'option souverainiste, on ne peut se réjouir des coupes insensées annoncées à la SRC.

L'annonce, la semaine dernière, de nouvelles coupes de 130 millions de dollars qui se traduiront par la suppression de 657 emplois, dont 230 postes au cours de l'année au Québec, s'ajoutent à celles annoncées en cascades depuis 2009. Cette nouvelle affecte bien sûr la vie professionnelle et personnelle de centaines de personnes, tout en créant un climat d'insécurité, voire d'angoisse au sein d'une entreprise ou le maître mot est la créativité.

Déjà en juin 2009, notre Assemblée nationale, à l'unanimité de ses membres, avait fait adopter une motion pour appuyer toute initiative visant à sensibiliser le grand public aux besoins de Radio-Canada, et ce afin de lui permettre de remplir pleinement son mandat d'information régionale, nationale et internationale.

En avril 2012, à la suite d'un deuxième couperet, plus de 650 postes supprimés, le Parti Québécois avait réitéré son appui aux employés de Radio-Canada et exhorté le gouvernement libéral de l'époque de condamner Ottawa pour ces coupes idéologiques fragilisant la mission de ce diffuseur public qui est celle d'offrir une information de qualité dans toutes les régions du Québec.

La nouvelle équipe libérale en poste à Québec, dans quelques jours, aura-t-elle la même tiédeur que celle du début de l'année 2012 ou contribuera-t-elle, par un appui tangible aux employés de Radio-Canada, à sauvegarder un véhicule essentiel à la pérennité de la culture québécoise et de la diversité de l'information sur tout le territoire québécois? Se croiser les bras devant la menace de voir disparaître une telle institution serait un appui tacite aux visées du gouvernement de Stephen Harper.

Devant cette attaque contre l'information et contre la culture québécoise, aurons-nous une fois de plus droit au silence caractéristique des libéraux quand il est temps de défendre les intérêts du Québec ? Voilà un premier test pour le gouvernement Couillard.

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