Louis Bernard

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Une solution honorable

Publication: 23/04/2012 08:31

Dans le dossier de la grève des étudiants, le temps d'un compromis est arrivé. Pour y parvenir, chaque partie doit mettre de l'eau dans son vin et laisser à l'autre une porte de sortie honorable. Cela doit être fait rapidement, ce qui veut dire que la solution doit être simple, toute complexité amenant des délais inutiles.

La solution simple que je propose est la suivante. Le gouvernement accepterait de répartir la hausse prévue sur six ans, au lieu de cinq, et celle de la première année serait coupée de moitié. Le manque à gagner des universités serait compensé par une augmentation équivalente du financement public. Les modifications annoncées au régime de prêts et bourses seraient mises en place. L'opportunité d'établir une commission de surveillance des finances universitaires ferait l'objet de discussions ultérieures.

Ce compromis aurait l'avantage de laisser à l'électorat la décision finale de ce dossier, étant donné que le PQ s'est engagé à annuler la hausse et la CAQ à la maintenir. D'ici l'an prochain, les électeurs se seront sans doute prononcés : ce qui devrait rendre le compromis acceptable aux étudiants. Ceux-ci, en effet, ont déjà fait un gain majeur : celui de faire des droits de scolarité, voire même de la gratuité scolaire, un enjeu public important grâce auquel ils peuvent maintenant espérer obtenir une victoire complète à la suite des prochaines élections.

En somme, pour le gouvernement, un réaménagement raisonnable de sa politique; et pour les étudiants, une victoire partielle préparant une victoire complète. Un compromis honorable.

Il faut faire vite pour éviter que la situation ne se dégrade davantage. Je crois qu'en partant d'une suggestion simple comme celle que je propose, on pourrait rapidement en venir à une entente.

 
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Dans le dossier de la grève des étudiants, le temps d'un compromis est arrivé. Pour y parvenir, chaque partie doit mettre de l'eau dans son vin et laisser à l'autre une porte de sortie honorable. ...
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10:22 sur 25/04/2012
Pas de hausse. L'éducation gratuite pour tous. Contre un monde à deux vitesses: les très riches et les autres. :(
04:53 sur 25/04/2012
Je ne vois pas comment une famille de 4 enfants qui se suivent avec des parents ayant un salaire de $60000 par an oseraient même rêver de fréquenter l'université , car 25% du salaire brut part en impôts et supposés avantages sociaux le logement en prend plus de 25% aussi , la nourriture et le vêtement pres de 40% , il reste un gros 10% soit $6000 pour des gens qui se serrent la ceinture comme en temps de famine et ne prennent que la marche , la course et le saut comme loisir . Un bien nanti ne sera pas dérangé d'investir dans l'avenir de ses enfants , même si ce sont des débiles profonds , car un diplôme assurera leur avenir , mais un pauvre doit se contenter d'espérer voir ses enfants réussir car s'il doit faire tous ces sacrifices il mine sa santé . Les prêts doivent être remboursés et la vie doit continuer . Il serait peut-être temps de laisser la possibilité hors de tout doute raisonnable à ceux qui sauveront la planète un jour de pouvoir le faire .
04:51 sur 25/04/2012
line beauchamp devrait cesser de rire des étudiants et du peuple en général . L'augmentation qu'elle propose au prix supposé d'un café par jour s'évalue en réalité à $8125 sur une période de 5 ans et un cours universitaire s'approche beaucoup plus de la durée de 5 ans plutôt qu'une simple journée ceci ajouté aux $12500 qui est le coût approximatif actuel pour 5 ans donne un total $20625 de base pour la dite période de 5 ans , ce qui ne considère pas le gîte ni le couvert mais représente seulement la base du cours sans compter les autres frais .
09:46 sur 25/04/2012
En fait, en continuant de sortir de chiffres de nul part, ça coûte pas loin d'un million pour étudier.
16:36 sur 24/04/2012
« «Le manque à gagner des universités serait compensé par une augmentation équivalente du financement public. »

C’est bien la solution la plus facile et la plus dévastatrice..
Augmenter mes impôts, encore une fois.
Plutôt que de couper dans les salaires des enseignants et directeurs, selon le manque à gagner causé par des droits de scolarité trop bas.
SP
21:48 sur 24/04/2012
Il me semble que la sacoche du financement public ne peut fournir plus...
Cet utilisateur a choisi de ne pas participer au système des médailles.
photo
12:12 sur 25/04/2012
Et pourtant, elle fournit.
Elle fournit pour un stade de hockey, pour les infrastructures permettant aux cies d'exploiter le nord, aux cies d'entrepreneux et ingénieux pour leur permettre de dépasser les coûts, à Microsoft pour des logiciels sous-utilisés, aux consultants informatiques pour des systèmes non fonctionnels, aux fonctionnaires tchum soit-disant «primés», comme le poulet Prime...
Bon Yeu, mais vous sortez d'où ?
07:16 sur 24/04/2012
J'en ai marre du mot Commission, qui coûte une fortune et sert seulement à gagner du temps. Le gouvernement est élu pour gérer et en a le mandat, bien qu'il gère et mette ses culottes, et un grand ménage dans les postes de direction et pas juste scolaire, qu'il aille également au gouvernement.
17:50 sur 23/04/2012
Excellent commentaire et qui je crois semble neutre et non partisans
17:43 sur 23/04/2012
Depuis 2005 les frais augmentent déjà de 50$ par session, autant continuer avec cette hausse. La brutalité de la hausse est le fait le plus contestable de cette décision, avec raison. La CLASSE n'oppose la gratuité que comme un idéal de société versus le principe de l'utilisateur-payeur. L'utilisateur payeur fonctionne peut-être dans une société comme les États-Unis ou l'on paye peu de taxes mais on paye déjà 30-50% en impôts sur le revenu, sans compter les taxes de vente, et les frais cachés et multiples à chaque fois que l'on a besoin que le gouvernement ne lève le petit doigt pour imprimer un documents ou émettre un permis. On a système différent ici et la juste part est largement payé par nos taxes, des taxes que les étudiants payent et vont payer toute leur vie. J'était étudiant jusqu'en 2009 et depuis 3 ans maintenant je gagne plus que la moyenne et je paye 40% d'impôt, elle est la ma juste part ! Le débat a depuis longtemps viré au n'importe quoi, la blague stupide de Jean Charest représente bien ou nous en sommes rendus. L'idée d'en faire un enjeu électoral est une très bonne idée, pour ce faire il faudrait renoncer à toute hausse supplémentaire que celle de 50$ déjà en vigeur !
16:58 sur 23/04/2012
Ma proposition est la suivante: Le principe de la gratuité scolaire serait acceptée comme un principe de base de notre société. Cependant, tous les étudiants sans exception devront s'engager dès la fin de leurs études a contribuer a un fonds d'études global afin de permettre aux générations futures de profiter de ce même système. Cette contribution serait établie en fonction des revenus nets réalisés sur une période a déterminer et le montant total de la contribution d'un étudiant donné serait fonction du coût total des études assumé par la société pour lui permettre d'obtenir son diplôme. Ainsi un étudiant en médecine ou a Poly devrait contribuer un montant plus élevé qu'un étudiant en droit ou en philosophie par exemple. Tout étudiant qui quitterait le Québec a la fin de ses études serait tenu aux mêmes engagements selon des modalités a déterminer. D'autre part, le gouvernement devra mettre de l'ordre dans les finances des universités et une commission de surveillance pourrait être mise sur pied afin de s'assurer de la bonne gestion des fonds publics.
photo
SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Canada Libre
Le Canada c’est le Québec. Vive le Canada libre
00:33 sur 24/04/2012
Assez bien. À part le bout où vous dites «Tout étudiant qui quitterait le Québec ..», c'est comme cela que ça se passe déjà grâce à l'impôt sur le revenu..
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Le Kwisatz Haderach
There is no power without brain power.
01:36 sur 26/04/2012
"Cependant, tous les étudiants sans exception devront s'engager dès la fin de leurs études a contribuer a un fonds d'études global afin de permettre aux générations futures de profiter de ce même système."

On a deja un systeme comme celui-la et il s'appel l'import sur le revenu! Et on est deja les plus impose en Amerique du Nord. Alors la solution n'est pas de ce coté.
16:24 sur 23/04/2012
Le problème reste entier, le Québec aura les universités publiques parmi les plus dispendieuses au monde. SVP faites la distinction entre les universités privées (MIT, Harvard) qui ne reçoivent aucune subvention de l'état et les universités publiques (State University of New York SUNY.edu) qui reçoivent des subventions de l'état.
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
ethrop
micro-bio-tic
10:52 sur 24/04/2012
errr.. je pense que vous devriez revérifier vos chiffres. TOUTES les universités publiques au Canada et aux Etats-Unis restent BEAUCOUP plus chères qu'au Québec et ce, même après la hausse de 75% proposée sur 5 ans.
11:22 sur 24/04/2012
J'ai vérifié mes chiffres aussi avant de poster... faites-en de même... c'est moins cher à NY ou au NJ qu'ici pour un Bac.
http://www.campusexplorer.com/colleges/EE493475/New-York/Brooklyn/CUNY-Brooklyn-College/tuition-financial-aid/
http://www.njcu.edu/tuition_and_fees.aspx
En passant, ici on paye 60% impôts + taxes à NYC et NJC, c'est plutôt 16%.... donc,, non seulement ça va coûter plus cher faire le bac, mais on se fait avoir sur l’impôt, sans compter tous les autres services....
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
ethrop
micro-bio-tic
12:29 sur 24/04/2012
• NewJersey City University (que vous citez plus bas) - $5,010 par SEMESTRE = 10,020 par ANNÉE. (c'est le double pour les étudiants "out-of-state")

• CUNY Brooklyn College - (le second exemple que vous citez) - $5,025 par SEMESTRE = $10,050 par ANNÉE. (c'est le double pour les étudiants "out-of-state")

• Université de Montréal - $1,083.90 par SEMESTRE = $2,166 par ANNÉE.

Veuillez passer à la caisse pour votre 4%.

Merci.
12:41 sur 24/04/2012
Rad again
UNDERGRADUATE FULL-TIME
(Per Semester)
Tuition $3,537.90
link : http://www.njcu.edu/tuition_and_fees.aspx
Ii vous prenez tous les frais, alors prenez tous les frais ici aussi.
16:12 sur 23/04/2012
Le problème reste entier. Le Québec sera une des places au monde où les Universités Publiques seront les plus dispendieuses. SVP ne pas confonde les universités privées (MIT, Harvard) avec les universités publique (State University of New York, State University of New Jersey).
14:13 sur 23/04/2012
Excellente suggestion, qui pourrait peut-être sauver la session in extremis et qui a l'avantage de remettre la décision aux électeurs.

Le seul inconvénient, c'est que l'on se trouve à céder en partie à la CLASSE qui agit de manière illégale et illégitime dans ce dossier. Si tous les groupes qui revendiquent quelque chose agissent de la sorte, n'importe quel État deviendrait rapidement ingouvernable.
12:31 sur 23/04/2012
Le meilleure proposition que j'ai lue depuis le début du conflit. De plus, on pourra faire de l'éducation (et de la gratuité scolaire) un enjeu électoral, et le processus démocratique pourra alors suivre son cours. Les partis auront le temps de réfléchir sur les plans concrets qu'ils veulent mettre sur la table et proposer à l'électorat.
11:08 sur 23/04/2012
Peut-être que cela pourra mettre fin à se dialogue de sourd qui perdure. C'est une base de discussion acceptable compte tenu des prochaines élections qui devraient se tenir d'ici la fin de 2012.
Cet utilisateur a choisi de ne pas participer au système des médailles.
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11:00 sur 23/04/2012
Si j'ai bien compris, les étudiants contestataires veulent absolument, par la gratuité ou le gel, ne pas augmenter leur niveau d'endettement.

Étape 1 : Donc donnons-leurs la GRATUITÉ de 2 ans pour le CEGEP, 3 ans pour un bac, 1 an additionnel pour une maîtrise. Si ces cibles sont ratés, les étudiants paient le plein coût pour les choses ratées ou les années excédentaires.

Étape 2: Une fois le diplôme en poche et l'ÉTUDIANT à l'OUVRAGE et ce PENDANT LE NOMBRE d'année où il a reçu de la gratuité, L'étudiant mets de l'argent dans le "POT" pour aider les autres étudiants à venir. Une somme comme 500$ par année pendant X année, dans le rapport d'impôt, pour dire merci pour ce qu'ils ont eu : prof. compétents, cours, locaux, équipements modernes, parents soutenants, citoyens sans enfants, journaliers, travailleurs au salaire minimum etc..
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Frdric Valle
13:00 sur 23/04/2012
Je trouve votre approche très raisonnable.
17:06 sur 23/04/2012
Bien que je suis pour des solutions alternatives comme la vôtre, elle pose certain problème.

Que ce passe t'il si quelqu'un doit annuler certain de ses cours ou une session entière pour cause de maladie, mortalité d'un proche ou une grossesse inatendu? On leurs remet une facture pour le plein prix d'une session? "Ta mère est morte? Tiens, voici une facture de $10 000 pour vous changer les idées?"

Que fait on des BACs de quatres ans (enseignement, génie) ou des cheminements différents (DEC-BAC, medecine, barreau)??

Les solutions parfois simples peuvent devenir rapidement compliquées. Je suis plutôt des l'avis qu'on devrait payer 100% de la session. On prend tout l'argent qui est actuellement utilisé pour les frais (le 83%) et on le redistribue dans un programme de bourses inversement proportionel au revenu des familles. Il n'y a aucune raison pour laquelle les enfants d'un millionnaire doit recevoir l'argent de mes impôts pour ses études. (Sans compter le fait que de toutes façons biens des entrepreneurs avec des enfants à l'université se déclarent déficitaires pour recevoir un maximum de prêts et bourses)

Les étudiants aurait un prêt sans intérêts au début de la session pour tout leurs cours et receverais une bourse pour chaque cours réussi à la fin de ceux-ci.
10:48 sur 23/04/2012
C'est commun de voir un groupe revendiquer quelque chose puis soudainement de tout laisser allé pendant quelques mois pour laisser la population décider. Dans le fond non ça n'arrive jamais et le monsieur en question n'ignore certainement pas que 6 mois en politique c'est une éternité. Il sait très bien que les manifestations n'auraient plus leur place une fois les augmentations votés. Il ne doit donc pas donner grand crédit au combat des étudiants mais ça c'est son droit.
Ce n'est juste pas tout le monde pour qui la meilleure solution c'est sauver la face du gouvernement, berner les étudiants et tout ramener à des statistiques de sondages.