Laure Cohen

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N'hésitez plus: trompez-vous!

Publication: 10/04/2012 07:58

On apprend plus de ses erreurs que de ses succès. Êtes-vous d'accord?

Pour citer Thomas. J. Watson, fondateur d'IBM : «Vous voulez augmenter votre taux de réussite? Doublez votre taux d'échec». Cette notion est la même dans le développement d'affaires quand on sait qu'il faut faire, en moyenne, 1000 appels, démarchages d'entreprises pour obtenir dix clients.

Encore faut-il tirer des conclusions sur ses échecs. Appelez cela coaching, maturité, positivisme, rétroaction, feedback ou autre chose, cela revient à se poser des questions suite à un échec professionnel. Benjamin Zander, chef d'orchestre du Boston Philharmonic, exhorte ses musiciens à lever les mains au ciel et à s'écrier : « Ciel, je viens d'apprendre quelque chose! Merci! »

Mais justement, existe-t-il des façons d'apprendre de ses erreurs?

Je vous livre quelques idées sur le sujet et vous encourage à en essayer une :

Inscrivez-vous au prochain colloque FailCon (« Conference On Failure ») : Octobre 2012 à San Francisco et, bientôt au Québec j'en suis sûre. Ces colloques lancés par une jeune entrepreneure, Cassandra Phillipps, rassemblent des entrepreneures du secteur techno et investisseurs capables de parler de leurs échecs. Diane Bérard, dans son article "L'éloge de l'échec, ou apprendre en se trompant » raconte comment la tendance FailCon se répand.

Le livre de John Maxwell, Failing Forward fait les propositions suivantes :

  • Voyez l'échec sous un autre angle, d'une autre façon, donnez-vous une nouvelle définition de ce qu'est l'échec
  • Apprenez à avoir moins peur de prendre des risques
  • Prenez la responsabilité de ce qui vous est arrivé, mais gare à l'autoflagellation
  • Chaque jour est différent et offre la possibilité de rebondir
  • Commencez par changer vous-même (« Nous sommes les auteurs de notre propre état... » Gandhi)
  • Il y a du bon à tirer même des échecs cuisants
  • Si vous avez eu du succès dans quelque chose alors, essayez quelque chose qui offre encore plus de défis.
  • «Get up, get going, get over it»
  • Réinventez-vous!
Une cliente désirait faire un saut radical dans sa carrière et passer d'un milieu de travail très conservateur à un milieu artistique. Le changement était trop drastique pour les employeurs, elle a alors décidé de devenir étudiante du soir dans un domaine qui lui permettra d'accéder plus facilement aux postes convoités. Un exemple édifiant est celui de Ghada Abdel Aal. Cette Égyptienne de 32 ans devait, sitôt ses études de pharmacienne terminées, trouver mari. Or aucun aspirant ne lui plaisait. Toutes ses amies trouvaient mari, mais pas elle. Après plus d'une trentaine de rencontres infructueuses arrangées entre familles pour rencontrer le bon mari, Abdel Aal ouvre un blogue pour parler de son « échec » à prendre mari. Le blogue Wanna-b-a-bride est lancé et aussitôt reçoit des centaines de commentaires d'Égyptiennes vivant la même situation. De fil en aiguille, le blogue est devenu un livre déjà traduit en plusieurs langues puis une série de télévision.

Madonna elle-même est passée de chanteuse à actrice, à cinéaste, avec un succès mitigé, je vous l'accorde. Mais le premier pas dans ces situations est de faire l'inventaire de ses forces, de ses talents, de ses goûts et de voir comment ils peuvent s'agencer dans un autre contexte.

L'échec: une formule gagnante?

Pourquoi ne pas extrapoler, et se donner le devoir d'errer, de se tromper, de tomber et de se relever? Comme dit un dicton entendu récemment, "avoir un genou à terre,oui, mais jamais les deux".

Pourquoi, au moins une fois par mois, ne pas essayer de changer d'optique et de voir l'échec comme une occasion d'apprendre quelque soit l'âge ?

 

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