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50 nuances de ressources humaines

À quand remonte votre dernière lecture, non pas fictive, mais bien éducative?

20/11/2017 09:00 EST | Actualisé 20/11/2017 10:58 EST
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Lis-tu?

Je n'ai aucun souvenir du premier livre que j'ai lu ou bien de la première histoire que mes parents m'aient lue, pourtant, ça a débuté quelque part.

Je me souviens de mon père qui commençait son journal par la fin, soit par la section des sports. Une fois complétée, il revenait à la première page pour terminer sa lecture au ¾ du journal, soit juste avant la section nécrologique. Pour moi, une lecture ne devait pas forcément débuter par le début, tout comme le récital de l'alphabet. Lorsqu'on y pense un instant, faciliter la rétention, pourquoi apprendre les 26 lettres de l'alphabet en ordre justement alphabétique, si de toute façon, l'utilisation de ces lettres est aléatoire.

Je me souviens, assis sur les bancs de la petite école, la maîtresse qui me faisait la leçon afin d'accomplir l'enchaînement des voyelles, des consonnes, des syllabes et des mots pour réussir à lire. En plus de surmonter des difficultés, j'apprenais à devenir autonome, et même mieux : j'apprenais tout court!

Si on ne m'avait pas forcé à apprendre à lire et écrire, qui sait ce que j'aurais fait et comment j'y serais parvenu. À cette époque, on ne lit pas vraiment pour le plaisir. On le fait par obligation, et ça doit être court. Plus on pratique, plus on apprend, et plus on apprend, meilleure devient notre compréhension, notre esprit critique et nos questionnements. Heureusement, certains d'entre nous finissent par lire pour le plaisir.

Par contre, une fois l'obligation révolue, une fois les bancs d'école loin derrière nous, la donne change totalement.

On cesse de lire. On cesse d'apprendre.

C'est vrai qu'il y a l'école de la vie. C'est vrai qu'il y a l'expérience acquise au travail entre-temps. Mais c'est aussi vrai que l'on cesse d'apprendre comme ce fût le cas lorsque nous n'avions pas encore acquis le droit de vote.

À l'école, nous étions exposés à tout, vraiment tout, et nous apprenions (surtout par cœur). Nous étions dans le général tellement, que nous demandions toujours à nos professeurs à quoi cela pourrait bien nous servir dans la vie. Et on nous répondait, vous ne savez jamais, mais ça vous servira un jour. Au travail, nous ne retrouvons plus cet aspect de généralité, donc, nous nous spécialisations et limitons, bien souvent malgré nous, notre exposition à de nouvelles connaissances hors de notre champ d'expertise.

À quand remonte la dernière fois que vous avez ouvert un livre?

À quand remonte la dernière fois que vous avez ouvert un livre? À quand remonte votre dernière lecture, non pas fictive, mais bien éducative?

S'abrutirait-on en vieillissant?

Assistez-vous vos enfants/adolescents dans leurs devoirs? Vous souvenez-vous de quoi ils parlent ou bien est-ce redevenu du charabia?

Vous n'avez pas le temps; vous êtes paresseux; vous vous trouvez des excuses, et pourtant, c'est fou de constater à côté de quoi nous passons. Avez-vous lu le Code du travail? Les Lois sur les normes du travail? Votre convention collective ou bien vos politiques d'entreprise? Elles sont là, à portée de mains, juste sous vos yeux depuis tout le temps. Ce n'est pas comme l'histoire des 3 petits cochons, il faut bien plus qu'une seule lecture amicale pour comprendre la fin.

En plus d'y apprendre des nouveautés et comprendre vos droits, vous y trouverez probablement des réponses à vos questions.

Vous avez le droit de prendre du temps pour chialer au sujet d'une injustice. Vous avez aussi le droit de prendre ce même temps pour lire afin de mettre un terme à l'injustice ou dénouer le litige.

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