La vie est mal faite. Et bizarre à la fois. Hier matin j'ai eu envie de t'écrire cette lettre, peut-être que j'ai eu un pressentiment. Ceci dit, j'aurais préféré que cette lettre soit pour te souhaiter prompt rétablissement. C'est pour ça que la vie est mal faite. Même si on ne s'est jamais rencontré, je te considérais comme un ami, comme un camarade. Je pleure ta mort, comme j'ai pleuré celle de mon propre père, probablement comme un Noir-Aaméricain a pu pleurer celle de Malcolm X, comme un Latino-américain celle du Che, comme un Palestinien celle de Yasser Arafat, comme un Congolais celle de Lumumba.
Je crois que ce n'est pas nécessairement la joie à tous les jours au Vénézuela mais personne ne peut nier ta contribution dans le réveil de ton peuple. Un réveil contagieux qui s'est propagé dans toute l'Amérique Latine. Les gens qui te critiquent ici, aux États-Unis ou en France, sont faciles à remettre à leur place, soit parce qu'ils ne connaissent rien, soit parce qu'ils se fient aux mensonges des mercenaires du monde des médias, soit parce qu'ils sortent toujours les mêmes arguments vides. «C'est un dictateur». Mais encore... «Il est populiste». So what, c'est ça ton argument? «Reporter sans frontières dit ceci». «Human Right Watch dit cela». De toute façon Hugo, tu sais déjà ce que j'en pense de RSF ou de Human Right Watch, ou de n'importe quelle désinformation à la sauce Fox News. Et l'ultime argument imbécile: «le développement économique». Alors quoi? Le développement économique était mieux avant Chavez? Pinochet a aidé le développement économique, pas de son peuple, mais des compagnies minières américaines... Et Hitler aussi a relevé l'économie de son pays. Est-ce que c'est une preuve de bonté le «développement économique»? Soyons sérieux.
Le billet de Jules Falardeau se poursuit après la galerie
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Hugo Chavez est mort: des Vénézuéliens en deuil
À Caracas, des Vénézuéliens et Vénézuéliennes pleurent le décès du président Hugo Chavez, le 5 mars 2013. (AFP)
Hugo Chavez est mort: des Vénézuéliens en deuil
L'annonce du décès de Chavez a été faite mardi par le vice-président du pays, Nicolas Maduro. (AFP)
Hugo Chavez est mort: des Vénézuéliens en deuil
Le ministre de la Défense vénézuélien Diego Molero réagit publiquement au décès de Chavez. (AFP)
Hugo Chavez est mort: des Vénézuéliens en deuil
À Caracas, des Vénézuéliens et Vénézuéliennes pleurent le décès du président Hugo Chavez, le 5 mars 2013. (AFP)
Hugo Chavez est mort: des Vénézuéliens en deuil
À Caracas, des Vénézuéliens et Vénézuéliennes pleurent le décès du président Hugo Chavez, le 5 mars 2013. (AFP)
Hugo Chavez est mort: des Vénézuéliens en deuil
À Caracas, des Vénézuéliens et Vénézuéliennes pleurent le décès du président Hugo Chavez, le 5 mars 2013. (AP Photo/Fernando Llano)
Hugo Chavez est mort: des Vénézuéliens en deuil
À Buenos Aires, en Argentine, des Vénézuéliens et Vénézuéliennes pleurent le décès du président Hugo Chavez, le 5 mars 2013. (AP Photo/Victor R. Caivano)
Hugo Chavez est mort: des Vénézuéliens en deuil
À Caracas, des Vénézuéliens et Vénézuéliennes pleurent le décès du président Hugo Chavez, le 5 mars 2013.
(AP Photo/Fernando Llano)
Hugo Chavez est mort: des Vénézuéliens en deuil
Un officier de l'armée réconforte une partisane du président Hugo Chavez, décédé le 5 mars 2013.
(AP Photo/Fernando Llano)
Hugo Chavez est mort: des Vénézuéliens en deuil
À Caracas, des Vénézuéliens et Vénézuéliennes pleurent le décès du président Hugo Chavez, le 5 mars 2013.
(AP Photo/Ariana Cubillos)
Hugo Chavez est mort: des Vénézuéliens en deuil
À Caracas, des Vénézuéliens et Vénézuéliennes pleurent le décès du président Hugo Chavez, le 5 mars 2013.
(AP Photo/Ariana Cubillos)
Hugo Chavez est mort: des Vénézuéliens en deuil
À Caracas, des Vénézuéliens et Vénézuéliennes pleurent le décès du président Hugo Chavez, le 5 mars 2013.
(AP Photo/Ariana Cubillos)
Hugo Chavez est mort: des Vénézuéliens en deuil
À Caracas, des Vénézuéliens et Vénézuéliennes pleurent le décès du président Hugo Chavez, le 5 mars 2013.
(AP Photo/Fernando Llano)
Hugo Chavez est mort: des Vénézuéliens en deuil
Des soldats se tenaient debout, tout près de l'hôpital militaire de Caracas, le 5 mars 2013.
(AP Photo/Fernando Llano)
Hugo Chavez est mort: des Vénézuéliens en deuil
À Caracas, des Vénézuéliens et Vénézuéliennes pleurent le décès du président Hugo Chavez, le 5 mars 2013.
(AP Photo/Fernando Llano)
Hugo Chavez est mort: des Vénézuéliens en deuil
À Caracas, des Vénézuéliens et Vénézuéliennes pleurent le décès du président Hugo Chavez, le 5 mars 2013.
(AP Photo/Fernando Llano)
Hugo Chavez est mort: des Vénézuéliens en deuil
À Caracas, des Vénézuéliens et Vénézuéliennes pleurent le décès du président Hugo Chavez, le 5 mars 2013.
(AP Photo/Fernando Llano)
Hugo Chavez est mort: des Vénézuéliens en deuil
À Caracas, des Vénézuéliens et Vénézuéliennes pleurent le décès du président Hugo Chavez, le 5 mars 2013.
(AP Photo/Ariana Cubillos)
Hugo Chavez est mort: des Vénézuéliens en deuil
Devant l'hôpital militaire de Caracas, des Vénézuéliens et Vénézuéliennes pleurent le décès du président Hugo Chavez, le 5 mars 2013.
(AP Photo/Fernando Llano)
Hugo Chavez est mort: des Vénézuéliens en deuil
À Caracas, des Vénézuéliens et Vénézuéliennes pleurent le décès du président Hugo Chavez, le 5 mars 2013.
(AP Photo/Ariana Cubillos)
Hugo Chavez est mort: des Vénézuéliens en deuil
À Caracas, des Vénézuéliens et Vénézuéliennes pleurent le décès du président Hugo Chavez, le 5 mars 2013.
(AP Photo/Ariana Cubillos)
Hugo Chavez est mort: des Vénézuéliens en deuil
(AFP)
Hugo Chavez est mort: des Vénézuéliens en deuil
À Caracas, des Vénézuéliens et Vénézuéliennes pleurent le décès du président Hugo Chavez, le 5 mars 2013. (AFP)
Ces gens oublient, volontairement ou par ignorance, que tu as réussi à faire de grandes réformes dans le pays, d'abord en nationalisant la compagnie pétrolière principale et en faisant profiter les pétrodollars, au peuple vénézuélien plutôt qu'à une poignée d'oligarques à la solde de Washington. Ils oublient de dire qu'en 10 ans, tu as fait passer la pauvreté de 48,6 % de la population à 27,8 %, et la pauvreté extrême de 22,2 % à 10,7% ( selon le rapport de la Commission économique pour l'Amérique Latine de 2010). Ils oublient de dire que tu as permis une plus grand accessibilité aux études supérieures, augmentant le nombre d'inscription à l'université de 300 % depuis ton accession au pouvoir. En 2010, l'UNESCO a même déclaré que le Vénézuela était maintenant le 5e pays au monde pour le nombre d'étudiants universitaires. Et que dire du constat de l'Organisation des Nations Unies pour l'Agriculture sur les progrès du Vénézuela en cette matière. Que dire des missions et des micros-crédits. Que dire d'un «dictateur» qui permet que les barrios aient enfin accès à l'eau potable et à l'électricité.
Tu en auras traversé des épreuves mon ami et tu seras resté droit jusqu'au bout. Du coup d'état manqué de 2002 financé par la CIA, à la grève pétrolière l'année suivante, c'est finalement un minuscule cancer qui a eu ta peau. Je me rappellerai toujours de ton sens de l'humour désarmant, mélangé à ta paire de couille en béton, ça donnait Hugo Rafael Chavez Frias, le grand leader vénézuélien digne tributaire de Bolivar. Je me rappellerai toujours quand tu avais été à l'ONU, et que tu avais parlé du passage de Georges W. Bush en disant: «le diable était ici, ça sent encore le souffre». Je me rappellerai toujours lorsque tu as offert le livre Les veines ouvertes de l'Amérique Latine à Barack Obama.
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Ta famille est en deuil, ton peuple est en deuil. Dans le monde entier, aussi au Québec, il y a des gens en deuil. Et tu sais quoi, je ne crois pas tellement au coïncidence quand j'y pense. Quand je pense que Lumumba a été assassiné, que Salvador Allende, que Malcolm X, que Martin Luther King, que Thomas Sankara ont été assassiné et que, on s'en doutait mais on aura la confirmation d'ici 5 ou 10 ans, Yasser Arafat a été assassiné lui aussi. Quand je pense que la CIA a voulu assassiné Castro avec un cigare empoisonné, un «coquillage bourré d'explosifs» ou en lui offrant un «costume de plongée dont l'intérieur fut contaminé par un champignon qui provoquait une maladie chronique de la peau et dont l'appareil respiratoire fut infecté par le bacille de la tuberculose», en 1963 (Rapport de la Commission Church sur les activités de la CIA, p.242). Nous sommes en 2013. Ils pourraient bien être capable d'inoculer le cancer, ça ne surprendrait personne. Surtout quand on sait que ton pays était l'un des premiers exportateurs de pétrole.
Je t'ai tellement défendu dans le passé qu'aujourd'hui plusieurs personnes m'ont contacté pour m'offrir leurs condoléances comme si j'avais perdu un proche. Cette fois c'est un vieil ami que j'ai perdu. Un ami que je n'ai jamais rencontré, mais un ami quand même. Tu t'es tenu debout dans un monde où plusieurs plient les genoux. Merci pour tout camarade. En passant, je ne suis pas très spirituel, mais lorsque tu arriveras en haut, va prendre une bière avec mon paternel, je suis sûr que vous aurez des discussions intéressantes.
Salut camarade. Salut mon vieil ami. Le combat continue.
Nous vivrons. Nous vaincrons.
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Stephen Harper
Stephen Harper, a offert ses condoléances à la population vénézuélienne, ajoutant qu'Ottawa compte travailler avec le successeur de M. Chavez pour « rendre l'hémisphère plus prospère, plus sûr et plus démocratique ».
« En cette période de transition, j'espère que la population du Venezuela sera maintenant en mesure de se créer un avenir meilleur et plus prometteur selon les principes de liberté, de démocratie, de primauté du droit et du respect des droits de la personne », a déclaré Stephen Harper dans un communiqué.
Barack Obama
Le président Barack Obama a affirmé mardi que les Etats-Unis soutenaient les Vénézuéliens après la mort de leur dirigeant Hugo Chavez, et espéré des "relations constructives" avec le futur gouvernement du Venezuela dans un "nouveau chapitre" de son histoire.
"En ce moment difficile de la mort du président Hugo Chavez, les Etats-Unis renouvellent leur soutien aux Vénézuéliens et leur intérêt à développer des relations constructives avec le gouvernement vénézuélien", a déclaré Barack Obama dans un communiqué.
Vladimir Poutine
"C'était un homme hors du commun et fort, qui regardait vers l'avenir et qui était toujours extrêmement exigeant envers lui-même."
Dans un communiqué, il a souligné que le leader bolivarien avait été un "ami proche de la Russie", qui avait permis de poser "des bases solides pour un partenariat russo-vénézuélien, d'établir des contacts politiques actifs et de lancer de vastes projets humanitaires et économiques" entre les deux pays.
François Hollande
Chavez a "profondément marqué l'histoire de son pays", a déclaré François Hollande, dans la nuit de mardi à mercredi dans un communiqué. Le président français a adressé "ses condoléances les plus attristés au peuple vénézuélien".
Hugo Chavez "exprimait au-delà de son tempérament et de ses orientations que tous ne partageaient pas une volonté indéniable de lutter pour la justice et le développement". François Hollande s'est dit "convaincu que le Venezuela saura surmonter cette épreuve dans la démocratie et l'apaisement".
Dimitri Medvedev
Le Premier ministre russe a publié sur Facebook un album-souvenir composé de photos de ses rencontres avec Hugo Chavez, précédé de la déclaration suivante : "Le Comandante était un homme fort et dynamique qui aimait la vie et s'est battu pour que ça dure (...) Hugo aimait la Russie et a fait beaucoup pour nos relations avec l'Etat du Venezuela. Mémoire éternelle."
Henrique Capriles
Henrique Capriles, principale figure de l'opposition au Venezuela, a déclaré que sa "solidarité à toute la famille et aux partisans du président Hugo Chavez", appelant à "l'unité des vénézuéliens", dans <a href="https://twitter.com/hcapriles/status/309077652403281922">un message publié sur son compte Twitter</a>.
"Dans des moments difficiles, nous devons démontrer notre amour et notre respect profond à notre Venezuela ! Unité de la famille vénézuélienne !", a insisté le gouverneur.
Le président Chavez est mort mardi à l'hôpital militaire de Caracas des suites d'un cancer diagnostiqué en juin 2011.
Rafael Correa (Équateur)
L'Equateur a qualifié la disparition du président vénézuélien Hugo, décédé mardi des suites d'un cancer, de "perte irréparable" pour l'Amérique latine, dans un communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères à Quito.
Le gouvernement du président socialiste Rafael Correa, un proche allié du dirigeant vénézuélien, a fait part de son "profond chagrin" après l'annonce de sa mort, affirmant qu'il avait été le "chef de file d'un mouvement historique" et un "révolutionnaire mémorable".
"Devant cette perte irréparable qui endeuille le peuple vénézuélien et toute la région", l'Equateur exprime "son amitié spéciale qui l'unit au Venezuela", affirmant que l'action de M. Chavez permettra de continuer à "renforcer les liens entre les deux pays et l'intégration latino-américaine".
"L'Equateur considère cette perte comme la sienne propre et souhaite au peuple ami du Venezuela les plus grands succès à l'avenir, avec la conviction qu'il saura maintenir et magnifier son histoire, sa révolution, son développement, la fraternité et la solidarité qui caractérise son action", ajoute le communiqué.
Dilma Rousseff (Brésil)
La présidente du Brésil Dilma Rousseff a déploré mardi la mort du président vénézuélien Hugo Chavez, évoquant "la perte irréparable d'un grand Sudaméricain", d'un "ami du Brésil".
"Nous n'avons pas toujours été intégralement d'accord avec le président Chhavez mais sa disparition représente une perte irréparable. Il était un ami du Brésil et du peuple brésilien", a déclaré Mme Rousseff lors d'une réunion publique.
Mahmoud Ahmadinejad
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a rendu hommage mercredi au président vénézuélien Hugo Chavez, décédé la veille, voyant en lui un "martyr pour avoir servi son peuple et protégé les valeurs humaines et révolutionnaires".
Affirmant que Hugo Chavez a succombé à "une maladie suspecte", Mahmoud Ahmadinejad assure que le président défunt "est en réalité un martyr pour avoir servi son peuple et protégé les valeurs humaines et révolutionnaires", dans une lettre de condoléances publiée <a href="http://president.ir/">sur le site de la présidence iranienne</a>.
Ban Ki-moon
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a rendu hommage au président vénézuélien Hugo Chavez, décédé mardi, soulignant qu'il s'était efforcé de "répondre aux aspirations et aux défis des plus vulnérables" dans son pays.
Hugo Chavez a "donné un élan décisif à de nouveaux mouvements d'intégration régionale, en se fondant sur une vision éminemment latino-américaine, tout en montrant sa solidarité avec les autres nations de l'hémisphère", a noté M. Ban. Il a aussi salué "sa contribution essentielle aux négociations de paix" en Colombie entre le gouvernement et les FARC.
Syrie
"Chavez a toujours soutenu les droits légitimes arabes, y compris face au complot contre la Syrie et il avait à maintes reprises exprimé sa solidarité avec la direction et le peuple syriens face à l'attaque impérialiste sauvage", indique l'agence officielle syrienne Sana en annonçant son décès.
Sana souligne que Chavez "avait dénoncé les pressions américaines sur la Syrie" et rappelle que sous sa direction les relations entre les deux pays avaient évolué "dans tous les domaines, au service des intérêts des peuples des deux pays sur la base d'une coopération constructive".
Chavez fut l'un des seuls dirigeants dans le monde à avoir apporté son soutien à Bachar al-Assad face au soulèvement en Syrie qui s'est transformé en rébellion armée.
Colombie
"Nous ressentons une profonde tristesse. Nous avons bien travaillé avec le président Chavez. Je crois que cela a été ces deux dernières années une très bonne relation, nous avons beaucoup avancé", a déclaré la ministre colombienne des Affaires étrangères Maria Angela Holguin, dans un communiqué.
Le dirigeant vénézuélien, l'un des chefs de file de la gauche latino-américaine, était considéré comme un des artisans du rapprochement entre la rébellion marxiste des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) et le gouvernement de Bogota.
Ces contacts avaient débouché sur l'ouverture de négociations qui se déroulent depuis novembre dernier à Cuba, dans l'espoir de mettre fin à près d'un demi-siècle de conflit.
Le président Chavez a constitué "un appui très important pour notre processus de paix", a rappelé Mme Holguin. "Puisse-t-il trouver la paix, car il a eu une maladie très pénible et très longue", a-t-elle ajouté.
La guérilla des Farc, la plus ancienne rébellion d'Amérique latine, avait elle aussi rendu hommage à plusieurs reprises au rôle joué par le président vénézuélien dans le cadre des négociations avec le gouvernement colombien.
Haïti
La mort du président vénézuélien Hugo Chavez est "une grande perte" pour toute la région et pour Haïti en particulier, a estimé mardi le ministre haïtien des Affaires étrangères Pierre-Richard Casimir.
"C'est une grande perte pour le Venezuela, pour la région et pour Haïti, en raison de la qualité des relations entre les deux pays", a indiqué le ministre à l'AFP.
"Je transmets au nom du peuple d'Haïti, mes sincères condoléances au peuple vénézuélien", a de son côté écrit le président haïtien Michel Martelly sur sa page Facebook.
Haïti, qui bénéficie du programme PetroCaribe en achetant du pétrole à un prix préférentiel au Venezuela, reçoit aussi une importante aide de Caracas qui finance les principaux projets sociaux lancés en Haïti depuis l'arrivée au pouvoir de Michel Martelly.
Pérou
Le président péruvien Ollanta Humala a fait part de sa "profonde douleur" et envoyé ses condoléances à la famille et "au peuple frère vénézuélien", après l'annonce de la mort du président vénézuélien Hugo Chavez, décédé mardi des suites d'un cancer.
"Je veux exprimer notre profonde douleur auprès du peuple frère du Venezuela et embrasser avec force la famille de l'ami Hugo Chavez" a déclaré le président péruvien, faisant part de sa "solidarité bolivarienne, sud-américaine et latino-américaine".
Depuis le palais présidentiel, Ollanta Humala a souhaité en "ces moments difficiles que traversent les proches du président décédé et les Vénézuéliens en général, l'unité et la réflexion, et que les choses puissent se dérouler de manière pacifique et démocratique".
"Nous voulons nous solidariser avec le peuple vénézuélien et la famille de l'ami Hugo Chavez", a-t-il ajouté.
Ollanta Humala, un ancien militaire entré en politique comme Hugo Chavez, était proche du chef de l'Etat vénézuélien, qui l'avait soutenu lorsqu'il se présenta pour la première fois aux élections de 2006 et où il fut battu par l'ex président centriste Alan Garcia.
En revanche lors des élections de 2011, qu'il devait remporter, le mandataire péruvien s'était éloigné du discours politique chaviste.
Grande-Bretagne
Le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague s'est déclaré "attristé", mardi, par la mort du président vénézuélien Hugo Chavez.
"J'ai été attristé d'apprendre aujourd'hui le décès du président Hugo Chavez", a déclaré M. Hague dans un communiqué publié par le Foreign Office. "En tant que président du Venezuela pendant 14 ans, il a marqué les esprits dans son pays et bien au-delà", a-t-il poursuivi.
Oliver Stone
Le réalisateur américain Oliver Stone, supporteur de longue date d'Hugo Chavez, a qualifié mardi de "grand héros" le président vénézuélien peu après l'annonce officielle de sa mort, estimant qu'il "restera à jamais dans l'Histoire".
"Je pleure la perte d'un grand héros pour la majorité de son peuple et pour tous ceux qui luttent à travers le monde pour avoir une place", a déclaré dans un communiqué le réalisateur de "JFK" et "Tueurs nés".
"Détesté des classes (sociales) bien établies, Hugo Chavez restera à jamais dans l'Histoire", a-t-il estimé, ajoutant à l'égard du dirigeant décédé à l'âge de 58 ans: "Mon ami, repose en paix, (une paix) méritée depuis longtemps".
Oliver Stone est un supporteur de longue date du leader vénézuélien qu'il avait interviewé pour un documentaire paru en 2009 et intitulé "South of the border", mettant en avant le rôle de Chavez dans les changements survenus en Amérique du Sud.
Sean Penn
L'acteur engagé Sean Penn, un autre supporteur du président vénézuélien à Hollywood, a également rendu hommage à Chavez, estimant que les personnes pauvres de la planète avaient "perdu un champion" et l'Amérique "un ami qu'elle a toujours ignoré avoir".
"Le Venezuela et sa révolution vont perdurer sous le leadership établi du vice-président (Nicolas) Maduro", a ajouté l'acteur oscarisé, qui avait développé une amitié avec Chavez, lui rendant visite au Venezuela à plusieurs reprises. Hugo Chavez avait lui-même qualifié Sean Penn "d'ami des causes justes".
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Je ne vous aurais pas cru aussi émotif à la mort d’Hugo le bienheureux.
Pour faire court et pour tenter d’atténuer votre chagrin voici ce qu’a déclaré un autre qui a beaucoup de chagrin à la mort d’Hugo.
Mahmoud Ahmadinejad, qui a comparé, mercredi, le dirigeant vénézuélien aujourd’hui décédé, à Jésus et au 12ième Imam de l’Islam chiite, en disant : « Je ne doute pas qu’il sera de retour, avec le respectable Jésus et l’Homme parfait ».
Vous avez presque réussi à me tirer une larme, au scénario d’Hugo Chavez et feu votre père, prenant une bière ensemble.
Parce que moi et feu votre père, avons vidé quelques bouteilles ensemble et j’aimerais bien le refaire encore avec lui en haut, mais en l’absence d’Hugo.
Easy there cowboy!
"Somme toute, si beaucoup de détracteurs vont se réjouir de la mort de Chavez pour ses prises de positions souvent controversées, il n’en demeure pas moins que l’héritage qu’il lègue à la postérité rejoint celui de tant d’autres révolutionnaires avant lui; le refus de l’ingérence des superpuissances dans les affaires internes des pays «tiers-mondistes» et le rejet de l’impérialisme sous toutes ses formes. "
On pourrait en parler pendant des heures, mais tout ça pour dire que c'est facile d'avoir l'air du socio-militant en herbe qui acclame les projets d'un homme qui crachait au visage du capitalisme moderne. Mais, gardez en tête que vous vous basez sur la "réalité" que Chavez a peint pour la communauté internationale. Une "réalité" supportant la gauche dans le but d'être vu comme le seul espoir d'une région délaissée par la droite. Le problème est qu'aujourd'hui, c'est ceux qu'il disait vouloir aider qui en payent le prix.
Ça prend de la gauche au Venezuela, mais pas celle de Chavez.
Si on se fit à vos arguments/preuves, vous avancez ce que tous les chavistes avancent; les bienfaits d'une révolution "gauchiste" menée par un leader visionnaire.
C'est facile d'acclamer la "gauche" de Chavez parce que sur papier, elle est indestructible. Chavez a nationalisé les ressources du pays (pas seulement le pétrole), dans le but de créer une coalition entre les pays communistes/socialistes. En les nationalisant, il pouvait les redistribuer librement afin d'acheter et gagner l'appui de ces nations et ainsi créer une "gauche" plus forte. Ceci étant son vrai rêve, celui que vous oubliez de mentionner dans votre ode chaviste.
Initialement, lorsque Chavez a fait ses promesses, les Vénézuéliens étaient tout aussi emballés que vous. Tout le monde croyait au rehaussement de l'accessibilité à l'éducation, à la redistribution et le réinvestissement des profits réalisés par l'industrie pétrolière ou encore à la construction de communautés résidentielles permettant aux plus démunis d'avoir accès à un meilleur standard de vie. Le problème est que Chavez n'a jamais livré sur ses promesses. Pas de la façon dont il les présentait en tout cas.
Nos Robins des bois inversés crient au viol des droits et libertés?
Il est devenu autoritaire? Évidemment.
Les USA ont envahi l'Irak et causé la mort d'un demi million de gens.
On fête le dixième anniversaire de cette monstruosité.
Les défenseurs des riches et des puissants versent une tite larme de croco sur les droits et libertés des criminels économiques du Venezuela?
Harpo 5 mignons? À part les milliards dans les paradis fiscaux.
Je répète: comment est-ce possible d'avoir les vrais chiffres là-dessus?
Je n'ai rien inventé...Y'a surement des journaux crédibles dans le monde...ui peuvent nous informer honnetement.
Vers la fin de son deuxième mandat complet à la tête du pays, la concentration des pouvoirs et l'érosion des garanties des droits humains donnaient au gouvernement toute latitude pour intimider, censurer et poursuivre en justice les Vénézuéliens qui critiquaient le président ou s'opposaient à son programme politique. Au cours de ces dernières années, le président et ses partisans se sont servis de ces pouvoirs dans toute une série d’affaires marquantes, dont l'impact négatif a été ressenti par des secteurs entiers de la société vénézuélienne. Demandez aux habitants ce qu'ils en pensent. S'il avait été encore au pouvoir durant dix ans, nous aurions vu un état totalitaire naître.
Qui sait la bière avec ton père et Hugo a peut être déjà été partagé.
J'espère que tu ne te sacrifiera pas trop comme ton père la fait pour le peuples Québécois car de grand hommes comme Hannibal Barca et Spartacus Hugo Chavez, malgré qu'ils ont fait avancé leurs cause pour la justice,ils ont laissé leurs peau.
Je te souhait une belle carrière cinématographique et de gagné un oscar et tu dira:
Vive le Québec Libre en direct.
Donc, Human Rights Watch et Reporters sans frontières parlent à travers leur chapeau? et les longues filées qu'on voyait pour acheter des denrées de base étaient des scénarios bâtis d'avance?
Va lire son article et tu va comprendre:
http://www.lequebecois.org/chroniques-de-jules-falardeau/le-monopole-de-la-verite
"Est-ce surprenant quand l’on sait que RSF est financé par la Fondation Nationale pour la Démocratie (NED, National Endowment for Democracy), une entité créée par Ronald Reagan et financée par le Congrès étasunien dans le but de promouvoir la politique étrangère des États-Unis à travers le monde ? Que reste-t-il de la crédibilité de RSF ? Qui peut encore croire que cette organisation ne défend pas un agenda politique bien précis?" (La guerre de désinformation de Reporters sans frontières contre le Vénézuela)
"En effet, RSF est financée par la National Endowment for Democracy qui n’est autre qu’une officine écran de la CIA, comme l’ont affirmé des sources au-dessus de tout soupçon telles que le New York Times et Allen Weinstein, père de la loi qui a donné naissance à l’entité gouvernementale. Robert Ménard ne dirige pas une association humanitaire. RSF est une organisation au service de Washington, de l’oligarchie vénézuelienne et des puissants de ce monde." (Reporters sans frontières contre le Vénézuela) "
Je travaille en agriculture et la fin de ton texte m'a intringué.
Tu y rapporte que le peuple vénézulien ne manque pas de nourriture.
J'ai lu dernièrement qu'il y avait par contre des problèmes d'approvisionnement et les habitants devaient attendre des heures pour obtenir leur denrées.
Contrairement à toi, j'avoue mon manque de savoir sur ce grand homme, et ton texte fait partie de ceux que je conserverais et qui s'ajoutera aux autres recherches qui me permettront le mieux comprendre cet être authentique et passionné de justice qui donna sa vie à son pays.
- La monnaie locale vient d’être dévaluée de 32%. Au marché noir, elle reste encore trois fois moins élevée que le cours officiel.
- L’inflation dépasse 25% l’an depuis plusieurs années. Juste avant l'élection présidentielle d’octobre 2012, Hugo Chavez a augmenté les salaires des fonctionnaires de 45% et l’ensemble des dépenses publiques de 25%. Il a été réélu. L’inflation atteint actuellement 35%.
- Dans les campagnes, de nombreuses expropriations, sur des millions d’hectares, ont eu lieu. Beaucoup des terres sont restées en friche. Le pays, naguère exportateur de tabac et de fruits, importe désormais 70% de la consommation des ménages.L’Etat contrôle les prix et les importations. Les pénuries de denrées alimentaires de base sont fréquentes.
- L’industrie compte deux fois moins d’entreprises qu’il y a dix ans.
- Le pays dépend pour ses exportations à 96% du pétrole. Hugo Chavez avait déclaré il y a dix ans vouloir porter la production d’or noir de 3,1 millions de barils par jour à 5,1 millions. Faute de maintenance et de pièces de rechange, elle s’est affaissée à 2,4 millions de barils par jour. Dans la même période, les effectifs de la compagnie nationale, PDVSA, sont passés de 23.000 à 120.000. Le Venezuela qui possède des réserves parmi les plus abondantes du monde, importe de l’essence.
La mortalité infantile de 20 à 13 par tranche de 1,000
Le chômage de 14,5% à 7,5%
La pauvreté extrême est passée de 23% à 8%
Les exportations pétrolières sont passées de 14 à 60 milliards $.
http://www.guardian.co.uk/news/datablog/2012/oct/04/venezuela-hugo-chavez-election-data#_
Le contrôle des prix étaient probablement une erreur.
La criminalité a augmenté parce que les criminels économiques sont retournés à leurs anciennes occupations.