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Temps des Fêtes: comment trouver le bon rythme pour les enfants

14/12/2016 08:28 EST | Actualisé 14/12/2016 08:28 EST

Noël arrive à grands pas ce qui veut dire que bientôt les festivités battront leur plein dans les chaumières du Québec! Pour certaines familles, cela veut dire réveillons jusqu'aux petites heures du matin, soirées entre amis, gâteries et excès de toutes sortes. Mais qu'en est-il de la routine du matin, la routine du coucher, des collations santé pour nos enfants? On arrête ou on continue? Et que dire du temps-écran : on laisse aller? Après tout, on est en vacances non?

Voilà autant de questions qui traversent l'esprit de bien des parents durant les deux semaines que constituent les fameuses vacances de Noël. Parce que si on continue comme si de rien n'était, ce ne serait pas vraiment des vacances, non? Effectivement. La période des Fêtes est une pause qui est toujours la bienvenue pour les enfants, petits et grands. Ils sont fatigués. C'est encore plus vrai si notre petit amour a des troubles d'apprentissages ou des difficultés d'attention. Sans compter l'anxiété de performance qui affecte entre 2 et 10 % des jeunes de moins de 17 ans, mais particulièrement ceux âgés entre 10 et 15 ans.

Or, dans une perspective neuropsychologique, un des paramètres qui devrait guider nos choix en matière de ce qui est permis et ce qui ne l'est pas est le suivant : pour passer de belles vacances de Noël et revenir en forme en janvier, il faut prendre soin de nos lobes frontaux. Nos lobes frontaux nous permettent, entre autres, d'avoir de bonnes capacités d'autorégulation, c'est-à-dire de bonnes capacités à gérer nos émotions, notre comportement et notre attention. Pour fonctionner de façon optimale, les lobes frontaux ont besoin qu'on se repose, qu'on mange bien, et qu'on leur fournisse suffisamment d'oxygène. Ça se traduit comment durant la période des fêtes?

Se reposer ne veut pas dire se coucher à 19 h 30 tous les soirs. Ça veut dire avoir suffisamment d'heures de sommeil (8 à 10 chez les enfants) et exceptionnellement ces heures pourraient ne pas être exactement dans la même période que d'habitude. Se reposer veut aussi dire avoir la liberté de déroger de la routine habituelle, de ne pas avoir de routine rigide ni de pression indue pour être habillé, avoir mangé et prêt pour l'action à 8 h 30! Se reposer signifie aussi choisir son activité ou ne rien faire du tout.

Bien manger ne veut pas dire d'exclure complètement les sucreries de notre vie! Les parents qui ont plus d'un enfant savent très bien qu'il y a des différences individuelles importantes concernant l'impact du sucre sur le niveau d'excitation d'un enfant. Un beignet, un morceau de bûche Noël ou de sucre à la crème n'ont jamais tué personne! Mais comme pour le reste, il s'agit de respecter les capacités de chacun à assimiler le sucre et à travers ces sucreries, qu'il y ait une bonne dose d'aliments sains et nourrissants pour notre cerveau et notre corps bien sûr.

Finalement, on va jouer dehors ou on joue aux jeux vidéo? La fameuse question! Devrait-on laisser nos enfants jouer toute la journée à leur nouveau jeu vidéo fraîchement sorti de l'emballage? Il n'y a pas une seule réponse à cette question. Je dirais qu'il faut surtout être conscient des conséquences des périodes de jeux prolongées. Quand un enfant joue à son jeu vidéo préféré, l'intensité du plaisir ressenti et le niveau de motivation associé au fait de réussir un tableau et de passer au prochain niveau viennent puiser directement et de façon importante dans ses réserves de dopamine. La dopamine est un messager chimique ou neurotransmetteur qui est étroitement associé au plaisir, à la motivation, mais également à l'attention et au contrôle moteur. Donc, quand un enfant joue à un jeu vidéo, il sollicite beaucoup ce messager chimique. Par conséquent, si la période de jeu est assez prolongée, il risque fort d'avoir de la difficulté à se concentrer et d'avoir un bon contrôle moteur dans les heures qui vont suivre. Il peut aussi devenir léthargique et ne plus avoir le goût de rien. Que faire alors? Jouer, mais sur des périodes plus courtes qui peuvent varier de 30 à 60 minutes maximum dépendamment de l'âge de l'enfant. Puis, aller jouer dehors! Pourquoi? Parce que l'activité physique d'une part aide à rebâtir les réserves de dopamine dans notre cerveau et d'autre part, cela permet d'alimenter nos cellules nerveuses en oxygène.

Finalement, afin de promouvoir un retour à l'école et au travail en douceur après les vacances de Noël, une transition avec un retour à la routine habituelle lors du dernier week-end précédent le retour est toujours une bonne idée. Et maintenant, que la fête commence! Joyeuses Fêtes!

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