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Le courage de la liberté

25/03/2014 02:43 EDT | Actualisé 25/05/2014 05:12 EDT

Entré dans cette élection orphelin de parti, mais à l'écoute, j'ai contacté il y a quelques jours Option nationale. Après un constat que je détaille ici, j'ai offert à cette formation mon soutien.

Cette décision est mûrie. Elle est le fruit de trois ans de militance citoyenne, d'efforts de convergence et de réflexions personnelles sur notre marche nationale et notre destin commun.

J'estime aujourd'hui que l'indépendance ne peut survenir avec les efforts que mène le Parti québécois. Ceux-ci sont de plus en plus insuffisants à la naissance d'un pays et les événements de la campagne électorale le cristallisent.

UNE LOI POUR SE RECOMPOSER

J'en suis venu à l'idée qu'il faut recomposer les forces souverainistes au sein d'une nouvelle formation politique susceptible de relancer l'indépendance à la prochaine élection sur des termes complètement neufs. Hasardeux, diront certains? Pas du tout! C'est même nécessaire de le faire tout de suite, le 7 avril, en raison de la nouvelle loi électorale. Celle-ci fait en sorte que chaque vote décide maintenant du financement public annuel - et assez important - qu'obtient un parti. La viabilité d'un parti, la portée concurrentielle des idées qu'il défend pour les quatre années à venir dépend essentiellement de ce vote. Ainsi, nos élections ne décident donc plus seulement du gouvernement qu'on veut, mais aussi et plus que jamais encore de la persistance et de la concurrence dans le débat public d'une idée à laquelle on tient en vue de l'élection suivante. Cette loi, au fond, est la meilleure arme qui puisse exister contre le vote stratégique.

LES POSITIONS HISTORIQUES DU PLQ SONT DEVENUES CELLES DU PQ

Jamais, dans l'histoire récente du Québec, nous n'avons été dans une telle impasse, coincés entre des partis fédéralistes qui ne le sont plus tout à fait et des partis indépendantistes qui ne semblent pas travailler assez ou pas assez sincèrement à l'indépendance. Le tout, dans une constitution canadienne impossible à réformer, figée pour un millénaire par Trudeau père.

Il y a 25 ans, le seul parti indépendantiste était véritablement indépendantiste et le parti fédéraliste était fédéraliste. Ce dernier réclamait toujours plus d'autonomie pour le Québec au sein du Canada, une position alors naturelle pour le PLQ depuis 1867. Robert Bourassa a fait beaucoup de choses au nom des « intérêts supérieurs du Québec ». Il a adopté la loi 178, utilisé la clause dérogatoire, négocié cinq conditions dans l'Accord du lac Meech rejeté puis négocié à nouveau dans l'Accord de Charlottetown, aussi rejetée. Lui qui avait le sort du Québec au bout des doigts a réussi à éviter en 1990 l'indépendance, car il comprenait très bien les ressorts du nationalisme québécois pour être lui-même un nationaliste économique. Sa déclaration du 23 juin 1990 illustre à quel point il savait faire prendre à son parti un visage nationaliste lorsque cela était nécessaire.

Aujourd'hui, le PLQ ne travaille qu'aux intérêts supérieurs du Canada et adopte des positions très peu démocrates. La position constitutionnelle de Philippe Couillard le démontre de façon éclatante. Il veut signer la Constitution canadienne de 1982, celle que tous les premiers ministres du Québec avant lui ont refusé de signer qu'ils soient rouges ou bleus, sans consulter la population québécoise, alors même qu'il reproche au PQ de vouloir la consulter pour son propre projet. Pire, ce sont les autres premiers ministres du Canada que Philippe Couillard veut consulter, pas la population québécoise. Pour notre démocratie et notre avenir, le PLQ est une honte.

La Coalition avenir Québec, avec son statu quo, n'a pas compris que le débat sur le statut du Québec conditionne toujours la réaction de l'électeur québécois. À preuve, l'effet moutonnier derrière le déferlement migratoire de la CAQ vers le PLQ au moindre appel antiréférendiste de Philippe Couillard. Tout est là, entre le moratoire caquiste sur ces sujets et la clarté du message du PLQ. Au moins, avec Philippe Couillard, tout le monde sait où il loge : c'est tout pour le Canada et rien pour le Québec.

L'espace que le PLQ a pour prendre ces positions politiques si peu démocratiques et si peu québécoises, au fond, c'est son adversaire péquiste qui le lui a donné en ramollissant sa couenne depuis 25 ans. Aujourd'hui, le PQ est plus autonomiste (à travers sa gouvernance souverainiste) et nationaliste (à travers son projet de Charte de la catho-laïcité) qu'indépendantiste. Et cela coûte à tous les souverainistes.

LE PAYS FICTIF DE LA CHARTE

En réponse à l'enquête Québec imaginaire d'Hervé Fischer réalisée en 2007, l'ex-directeur de l'École du Barreau du Québec, Louis Lapointe, a exprimé une vision si claire des dangers que représenterait un virage nationaliste pour le PQ qu'on y trouve a posteriori la source de bien des divisions dans le camp souverainiste. Même s'il a changé plusieurs fois d'avis depuis, vous me permettrez d'en recopier de larges extraits. Car après tout, 2007, c'est l'année où Pauline Marois a pris la direction du PQ. Ce texte offre un intéressant arrêt sur image.

Tout oppose nationalisme et indépendantisme, selon lui. Le premier «est fondamentalement conservateur», écrit-il, « plus fidèle à l'idée de nation ethnique qu'à celle d'indépendance ». Pour celui-là, « l'égalité ou l'indépendance se jouent à pile ou face ». Pour le second, l'indépendance « n'est pas le fruit du hasard ou de l'émotion du moment, mais bien le résultat d'un dessein planifié, d'un objectif à atteindre », ce qu'il nomme d'ailleurs le « courage de la liberté ». « Le nationalisme n'est pas une option viable », poursuit-il parce qu'il « n'autorise aucun accommodement possible avec l'autre » et parce que les «concessions doivent toutes venir de l'autre. [...] Il fait peur puisqu'il risque de nous faire perdre le pays» et «parce qu'il annonce le même repli national où les Canadiens français ont été plongés après la défaite de 1838, jusqu'en 1960, là même où le nationalisme ethnique trouve sa source, alors que le projet indépendantiste prend racine plus loin dans l'histoire, dans le combat des Patriotes de 1837-38». Il juge que le projet d'indépendance doit être plus républicain, plus attaché «à la reconnaissance du citoyen qu'à celui de la nation» parce que «vivre ensemble [...] interpelle tous les Québécois».

L'acuité avec laquelle il se prononce alors contre l'éventuelle élaboration d'une Charte persiste encore sept ans plus tard. « Le problème des chartes au Québec », écrit-il, « c'est qu'elles précèdent la création du pays alors qu'elles devraient l'accompagner ». Cela crée « la fiction d'une majorité canadienne-française à l'intérieur d'un pays majoritairement anglais alors que cette majorité canadienne-française ne pourrait vraiment exister que dans le contexte d'un pays souverain ».

On peut être nationaliste et indépendantiste. Ou l'un. Ou l'autre. Il n'y a cependant qu'une façon d'obtenir la reconnaissance nationale et c'est de se la donner soi-même. En faisant de la lutte indépendantiste un projet avant tout nationaliste, le risque est de nous conforter dans l'idée qu'on peut se donner des outils comme la Charte dans le pays des autres, de sous-estimer le conservatisme inhérent à l'esprit nationaliste, tout à fait capable de choisir à terme le confort canadien. C'est ce que nous dit en somme le PQ : il nous annonce en quelque sorte qu'il est prêt avec ce projet de Charte catho-laïque, parce qu'il l'isole du projet indépendantiste dans la proposition électorale qu'il nous fait (... tant-que-les-Québécois-ne-seront-pas-prêts), à s'accommoder, au fond, de l'ordre canadien.

Dans ce contexte, le Livre blanc est un bel artifice. Ce n'est pas du tout un plan clair, une démarche concrète ou la sollicitation d'un mandat pour consulter la population sur son statut qu'on nous propose. D'autant plus qu'en conjuguant la Charte, la perspective d'un prochain mandat sans référendum et celle d'une commission parlementaire sur le Livre blanc, on peut même trouver que le PQ semble être devenu plus étapiste encore que le père de l'étapisme lui-même.

En somme, la baisse des intentions de vote du PQ au Québec est une conséquence de la vision qu'il porte. Il a choisi de troquer la liberté pour plus d'identité, d'attiser la peur de disparaître aux dépens du désir de construire; il préfère protéger une minorité nationale par un repli sur elle-même, quitte à risquer qu'elle s'éteigne à petit feu au sein du Canada, plutôt que de faire naître un pays; de protéger ce qui existait plutôt que de faire venir ce qui doit exister. Ce faisant, il s'éloigne non seulement de l'héritage de René Lévesque, mais il est le seul responsable de la « division du vote » des souverainistes (Jean-Martin Aussant n'a pas fondé Option nationale pour rien : il voyait bien que le nationalisme conservateur et identitaire prenait toute la place au PQ et s'en désolait) parce que tout simplement, il ne les sert plus.

LE RETOUR DES CONDITIONS GAGNANTES

Dans le dernier sondage de Léger Marketing, on peut lire que 74 % des Québécois s'opposent à la tenue d'un référendum.

On peut les comprendre. Pourquoi songeraient-ils à accorder au gouvernement le droit de les consulter dans un prochain mandat si celui qui se présente comme le principal parti souverainiste, si celui qui a le fardeau de définir une démarche, est incapable de présenter un aperçu de cette démarche publiquement?

La population n'aurait-elle pas peur, au fond, d'un PQ qui semble avoir peur de parler d'une démarche indépendantiste parce qu'il a peur qu'elle fasse peur?

De plus, quand Pauline Marois dit qu'« il n'y aura pas de référendum... tant que les Québécois ne seront pas prêts », je sais qu'elle le dit pour plaire aux indépendantistes, mais, moi, comme indépendantiste et comme citoyen, je ne sais pas du tout de quoi elle parle... et je décroche. Est-ce le retour des « conditions gagnantes? » Bref, ne sachant pas vers quoi elle veut nous faire avancer, elle ne peut me satisfaire.

Certains souverainistes diront qu'il ne faut pas être naïf, qu'il ne faut pas faire de stratégie ouverte et tout donner notre plan à l'adversaire fédéraliste dans un beau livre à reliure dorée avec ça. Je comprends que la politique du coup fourré peut apparaître séduisante à des souverainistes qui se sont fait voler un pays en 1995. Mais je dois admettre que je trouve cette position politique méprisante pour les indépendantistes et pour l'ensemble des Québécois. Suivre l'indépendance sans gouvernail n'est rien d'autre que placer une confiance aveugle dans une démarche obscure. On me propose en quelque sorte de me laisser prendre en otage moi-même dans une stratégie publique à caractère nationaliste sous prétexte de prendre l'adversaire canadien au dépourvu en prenant ensuite un hypothétique virage indépendantiste dont on ne veut jamais me parler, le tout sans tenir compte du fait que c'est la population même qu'on veut libérer qu'on tient à l'écart du projet indépendantiste. Voyez-vous, cela est viscéralement contre ma nature de me faire bourrer comme une valise.

Nous ne sommes pas dans un référendum, mais dans une élection, répète Pauline Marois. Certes. Mais une élection, ça sert à obtenir des mandats. Et normalement aussi, entre tous les artifices et la propagande, ça doit servir à informer le citoyen pour qu'il prenne une décision éclairée le jour du vote. Et décider du sort d'une nation ou d'une éventuelle consultation sur le sort d'une nation mérite à tout le moins un minimum d'éclairage. Pas d'éclairage, pas de vote.

Quand René Lévesque et Jacques Parizeau ont travaillé à l'indépendance, leurs plans respectifs étaient clairs et les gens les ont suivis. En 1995, un référendum a eu lieu avec un taux record de participation de 95 %, malgré le fait que 66 % des Québécois s'opposaient à la tenue d'un référendum en 1994. La clarté du plan de Jacques Parizeau l'a emporté sur les réticences initiales de la population. Vingt ans plus tard, force est d'admettre que c'est le contraire qui semble vouloir se produire. Serait-ce parce qu'il y absence de plan? Serait-ce que parce que le PQ se comporte aujourd'hui comme si nous avions perdu ce référendum alors qu'on se l'est fait voler?

Aujourd'hui, des candidats du Parti québécois osent dire publiquement que si on leur avait « parlé de référendum dans ce mandat » ceux-ci ne seraient pas candidats du PQ. Et Pauline Marois approuve sans vergogne de tels propos le lendemain même du débat! Vraiment, nous sommes loin de Jacques Parizeau qui, au lendemain de la défaite de 1995, a démissionné parce qu'il n'était pas intéressé à diriger une province. Si Pauline Marois et le PQ n'étaient pas intéressés à gouverner une province, le plan pour l'indépendance serait plus clair et la route mieux définie. Avec pour seul plan public la Charte, Pauline Marois nous dit en somme qu'elle peut très bien s'accommoder de diriger une province. Et tant pis pour les indépendantistes. Ce ne sont que des caribous, de toute façon!

Tant qu'à faire partie de cette population-là, il serait temps de migrer.

QUÉBEC SOLIDAIRE N'EST PAS L'ALTERNATIVE

Ce qui m'emmène à vous parler de Québec solidaire. Car je devais résoudre cette question : pourquoi choisir ON et pas QS.

La réponse est simple : il m'apparaît risqué de reconcentrer les forces souverainistes sous le parapluie de QS en raison de son approche étapiste 2.0.

QS propose l'élection d'une assemblée constituante pour définir les pourtours d'un projet de société. C'est une approche très intéressante, mais en amont, il y a plusieurs façons d'y voir de l'étapisme à travers plusieurs questions plutôt complexes. Par exemple, de quelles manières les membres de cette assemblée seront-ils élus? Qui pourra s'y présenter? Quelle sera la légitimité de ses membres par rapport à ceux de l'Assemblée nationale? Élira-t-on une personne par circonscription? Au système uninominal à un tour? Et en aval, c'est tout aussi complexe. En effet, QS prévoit que les Québécois seraient appelés à voter sur deux questions. La première question viserait à obtenir un oui ou un non au projet proposé par une éventuelle Assemblée constituante. La seconde question viserait à obtenir un oui ou un non à la possibilité que le Québec devienne indépendant. Avec cette configuration, quatre permutations de réponse sont donc possibles. Au mieux, ça relève de Kafka; au pire, de Claude Morin!

Je m'interroge aussi sur la nature de la Constitution que QS pourrait vouloir proposer aux Québécois par les questions qu'une telle formation pourrait transmettre à une Assemblée constituante. Pourquoi? Parce qu'une Consitution, ça sert à stabiliser la nature de l'État. Puisque QS semble parfois trop conditionner la naissance du pays à un projet de société « de gauche » et laisse croire que la liberté politique d'une nation n'est « nécessaire » que si elle est socialiste, écologique ou féministe, je me demande si cette formation porte en elle les véritables germes d'une neutralité de vues relatives à la création d'une Constitution. En effet, à quoi cela servirait-il de faire une Constitution si, par la direction idéologique qu'on pourrait lui faire prendre, cela fragiliserait la nature de l'État même qu'on veut voir naître?

Si QS a bien compris l'idéal républicain et la nécessaire reconnaissance du citoyen, bien compris aussi que c'est l'indépendantisme qu'il faut mettre de l'avant plutôt que le nationalisme (ce que je salue), sa méthode reste critiquable parce qu'étapiste. On ne conditionne pas l'indépendance des Québécois à des idées de gauche comme à des idées de droite. Et on ne fait pas de l'indépendance une idée comme toutes les autres. Sinon, l'indépendance devient l'affaire de tout le monde et l'affaire de personne en même temps.

Que ce soit au Parti Québécois et à Québec solidaire, chaque formation semble avoir instrumentalisé l'indépendance au profit d'un spectre idéologique situé aux antipodes l'un de l'autre. Pour le PQ, c'est le nationalisme conservateur et identitaire alors que pour QS, c'est le socialisme mondain.

POURQUOI OPTION NATIONALE

Pour faire l'indépendance, il faudra faire de la place pour tout le monde dans notre Québec. Il faut renouer avec l'indépendantisme tel qu'il a été imaginé par Pierre Bourgault, Jacques Parizeau, Gérald Godin, Camille Laurin et tant d'autres. D'autant plus que le prochain affrontement politique majeur au Québec se dessine devant nous: ce sera une bataille entre le modèle de société de Trudeau et un modèle plus républicain qu'il nous reste à définir.

Bien sûr, Option nationale ne peut pas prendre le pouvoir en ce moment et ses militants, dont la conviction est certes bien présente, ne sont pas pour l'instant très expérimentés.

Un vote pour Option nationale nous permet cependant d'aider à restructurer l'offre indépendantiste à l'extérieur d'un parti qui ne sait plus comment en parler ou qui ne semble plus vouloir en parler. Une telle aventure vaut mieux que l'absence actuelle de préparation et les promesses de ne rien faire tant que les Québécois ne seront pas prêts.

Option nationale n'est pas un parti intéressé à diriger une province. Cette formation n'a pas de candidats qui auraient refusé leur candidature si l'indépendance était sur la table. Option nationale ne veut pas attendre que les Québécois soient prêts, mais travaille à ce qu'ils le deviennent. Option nationale ne s'engage ni à l'étapisme référendaire ni à l'étapisme chartiste, mais à la liberté politique des Québécois, après avoir rapatrié d'abord nos lois, impôts et traités. En fait, seul Option nationale s'engage clairement à mener le Québec vers son indépendance en réalisant, dès un premier mandat, des gestes d'État qui prépareront le Québec a sa liberté.

Option nationale est aussi le seul parti politique pluriindépendantiste à avoir la convergence des forces souverainistes à son programme. Si on croit à la convergence de ces forces, c'est par là qu'il faut commencer. Ce parti s'engage clairement à mener le Québec vers l'indépendance. Option nationale est le seul parti politique à avoir fait inscrire « Pour l'indépendance du Québec » à côté de son nom sur le bulletin de vote que chaque électeur du Québec recevra. Je doute que Québec solidaire puisse un jour en faire autant. Et je doute aussi, quand bien même il s'en défendrait d'ici au 7 avril, que le Parti Québécois aurait été capable d'inscrire «Pour l'indépendance du Québec» à côté de son nom. C'est le plus bel engagement qu'un parti puisse faire auprès de l'électorat au nom du pays que nous avons à faire. C'est ça, le courage de la liberté.

Mon vote et mon financement annuel d'électeur établi par la loi ira donc à Option nationale. Il ira à constituer une offre qui grandira en force, en pertinence avec le temps. Ce qu'il faut faire, c'est reprendre, à moyen et long terme, le bâton du pèlerin. Ce sera plus long. Ce sera plus dur. Mais ce sera plus authentique. Et, à terme, certainement plus réussi.

Considérer qu'ON est la voie à suivre peut certes nous bousculer un peu, surtout si on toujours voté pour le PQ. C'est compréhensible. Tout le monde aime gagner ses élections, personne n'aime paraître différent des autres dans son milieu de travail, sa famille, auprès de ses amis, de ses proches. Dites-vous cependant que si le nationalisme peut avoir du bon, qu'il peut être constructeur, il est par essence conservateur, orienté pour protéger ce qui existait alors que l'indépendance doit faire venir ce qui doit exister. Que la seule façon d'obtenir notre pays est d'être indépendantiste. Et que si vous en êtes un, vous ne vous tromperez pas en choisissant Option nationale.

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