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Quel type de société voulons-nous?

23/11/2014 08:24 EST | Actualisé 23/01/2015 05:12 EST

Il est dommage que pendant la campagne électorale, Philippe Couillard n'ait parlé que de la Charte du PQ et du référendum. Quant à son programme économique et à son désir de démanteler l'État québécois en réduisant nos mesures sociales pour les ramener aux moyennes canadiennes, nous n'en avons pas entendu parler avant le 8 avril, soit au lendemain des élections. M. Couillard ne s'est pas présenté sous la bannière de la CAQ, mais il est tout de même en train d'appliquer le programme électoral de ce parti. Cette semaine, nous continuons donc notre exploration de cette volonté du gouvernement Couillard de ramener nos programmes au niveau des moyennes canadiennes. Nous avons commencé cette exploration la semaine dernière.

Depuis le début de leur mandat, les libéraux ont lancé des ballons d'essai très sérieux sur la modulation des frais de garde, sur la remise en question du niveau des prestations de congés parentaux, sur le niveau de financement des programmes fondamentaux comme l'école primaire, secondaire, les CÉGEPS, ainsi que les universités.

Pour sa part, le projet de loi 10 du ministre Barrette va ouvrir la porte à une privatisation importante du réseau de la santé et des services sociaux. De façon plus discrète, les libéraux ont aussi lancé des ballons sur une privatisation (partielle pour commencer) d'Hydro-Québec. Il faut se rappeler que le dernier gouvernement libéral a aussi mis sur la table la possibilité de se défaire de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ).

Lorsqu'on parle du Québec comme d'une société distincte, nous nous rendons bien compte que nos gouvernants ne font référence qu'à la langue et à la culture. Ces deux éléments sont essentiels à ce qui fait la distinction du Québec par rapport au reste du Canada. Cependant, c'est loin d'être les seules manières par lesquelles le Québec a choisi de se distinguer du reste du Canada. Dans plusieurs cas, le Québec a une façon différente de résoudre les problèmes sociaux et culturels, en préconisant souvent la voie collective. Cela a contribué à construire la force du Québec, qui a pu ainsi rattraper un retard historique, en termes de développement, avec le reste du Canada. Ce que l'on voit avec les actions du gouvernement Couillard, c'est la remise en question de cette approche collective. C'est du moins ce qu'on peut comprendre de cette intention de nous ramener aux moyennes canadiennes.

Voici une brève présentation de certains traits du modèle québécois, qui démontre qu'il n'y a bien souvent aucune comparaison possible avec le reste du Canada. Comme on le constate, la mise à niveau avec le Canada, si elle survient, ne se fera pas sans impacts importants sur la population québécoise. On peut aussi se demander si, une fois cela fait, on ne tentera pas de signer la constitution canadienne, comme l'a évoqué le premier ministre, ce qui au final, ferait du Québec une province comme les autres.

Voici les faits quant à quelques programmes qui font distinction au Québec. La semaine prochaine, je vais traiter du pourquoi ces distinctions sont fondamentales. Le projet Couillard de reformer le Québec en province canadienne comme une autre à des sérieuses conséquences pour la population. Bonne semaine !

Pour consulter le tableau démontrant les avantages du modèle québécois, cliquez ici.

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