LES BLOGUES

Les vendredis de comté

25/03/2013 05:17 EDT | Actualisé 26/05/2013 05:12 EDT
PC

Cher Journal,

Des internautes me grondent: je ne raconte pas assez ce que je fais. Je néglige mon journal. Ce sont les billets favoris.

Il est de coutume pour les députés de tenir le lundi leurs « journée de comté ». Je m'y suis essayé, au début, mais j'ai préféré choisir le vendredi. Je me sentais trop préoccupé, le lundi, des tâches ministérielles que je devais accomplir dans la semaine et ne me sentais pas suffisamment concentré sur mon travail de circonscription.

Une fois les quatre jours derrières moi, je peux, il me semble, davantage me consacrer aux Rosemontois et à des dossiers locaux le vendredi. C'est mon dessert de la semaine.

Ce vendredi, par exemple, a commencé par une visite à l'école secondaire publique Joseph-François-Perrault, célèbre pour sa capacité à produire de jeunes musiciens, des virtuoses (l'école a une page complète de ses anciens devenus membres d'orchestres symphoniques, de Trois-Rivières jusqu'à Milan) ou plus simplement des amants de la musique pour la vie.

L'école, très populaire et au taux de décrochage parmi les plus faibles, collabore avec l'Ochestre Métropolitain et Yannick Nézet-Séguin a dirigé les finissants à la Maison Symphonique:

Éric Dionne, le directeur, m'explique que Joseph-François-Perrault tente depuis des années de doter ses étudiants d'une salle de concert adéquate. Le projet est accepté, les sommes étaient même trouvées, avant que la moisissure d'une partie du parc immobiliser scolaire de Montréal détourne les budgets à des fins plus urgentes. L'école craint maintenant que certains de ses futurs élèves se détournent vers des écoles privées, mieux équipées, mais moins à même de faire profiter cet enseignement aux enfants de tous les milieux qui bénéficient du creuset de l'école publique.

L'école a une fondation et cherche des solutions. Je suis enrôlé dans cette cause.

Au bureau

Ensuite, bref arrêt à mon bureau de comté, pour rencontrer le directeur d'une troupe de danse, basé à Rosemont, mais qui connaît des problèmes de financement et qui pourrait fermer ses portes sous peu. On discute, on prend des notes, on examine les recours, on fera des suivis.

Lisez la suite de ce billet sur le blogue de Jean-François Lisée.