Je l'avais observé lorsque j'étais journaliste et lorsque j'étais conseiller: nos relations avec la France suscitent chez une partie de l'opinion -- et des faiseurs d'opinion -- un scepticisme irréfragable.
Pour ceux que l'économie intéressent au-dessus de tout, il devrait suffire d'indiquer que la France est le second investisseur au Québec. Que l'implantation de ses 166 entreprises chez nous dépasse en nombre leur présence dans n'importe quelle province ou État américain et qu'elles emploient directement 8 000 salariés québécois, dans de bons secteurs d'emploi, devrait clore le débat sur la valeur de cette relation.
Qui plus est, un touriste sur 10 venu au Québec en 2011 provenait de l'Hexagone ce qui, en proportion de la population française, est presque équivalent au nombre de touristes américains qui envahissent nos festivals.
Mais cela ne suffit pas, semble-t-il, à justifier notre présence régulière dans la Ville Lumière. On nous reproche d'aller y parler de politique.
C'est vrai. Et nous avons parlé, entre autres, de politique commerciale avec le Président Hollande, avec le Premier ministre Ayrault, avec le ministre de l'Économie Moscovici, avec la délégation patronale du MEDEF.
Chaque fois, nous avons réitéré notre volonté de faire profiter nos entreprises d'un accès privilégié aux 500 millions de consommateurs européens. Et, chaque fois, nous avons insisté sur la nécessité d'exclure la culture de la logique des marchés et de baliser le droit des entreprises à contester des décisions des États.
Lisez la suite de ce billet sur le blogue de Jean-François Lisée.
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Qui fait quoi à l’Assemblée Nationale?
Lorsqu’il est question de politique, les Québécois distinguent aisément les tâches qui reviennent à la première ministre, aux députés, aux ministres et aux porte-paroles en matière de ceci ou de cela. Par contre, fort peu nombreux sont ceux qui connaissent l’utilité du whip, le concept de leader parlementaire ou le nom de l’actuelle protectrice du citoyen. Voici donc une présentation de quatre fonctions parlementaires des députés, de cinq personnes désignées par l’Assemblée et du plus haut dignitaire sur le plan protocolaire au Québec.
Président de l'Assemblée nationale
Actuellement: Jacques Chagnon, député de Westmount-Saint-Louis
C’est à lui que les députés s’adressent lors de leurs interventions à l’Assemblée. Ses tâches principales consistent à arbitrer les séances, s’assurer du bon déroulement des travaux, protéger les droits des députés, préparer les prévisions budgétaires et représenter l’Assemblée dans ses rapports avec d’autres gouvernements. N’ayant pas droit de vote, sauf en cas d’égalité des voix, il cesse d’appartenir à son groupe parlementaire, dès qu’il entre en fonction.
Présidents de caucus
Marjolain Dufour, député de René-Lévesque (gouvernement) et Geoffrey Kelly, député de Jacques-Cartier (opposition officielle)
Le caucus de chaque parti est constitué de l’ensemble des députés qui siègent à l’Assemblée sous la bannière de ce parti. Choisis par le chef de leur groupe parlementaire, les présidents de caucus établissent l’ordre du jour et dirigent les réunions de leurs caucus respectifs. Ils doivent entre autres s’assurer que tous les sujets prévus sont examinés et que le temps qui leur est alloué soit respecté.
Whip
Yves-François Blanchet, député de Johnson (gouvernement) et Laurent Lessard, député de Lotbinière-Frontenac (oppostion officielle)
Signifiant «fouet» en anglais, le mot «whip» représente la fonction disciplinaire du parti. Aidé d’adjoints, le whip s’assure que les députés manifestent une solidarité parlementaire, veille à ce qu’ils soient suffisamment nombreux à l’Assemblée et en commission (surtout les jours de votes), note le nom de ceux qui interviennent pendant les débats et remplit diverses fonctions touchant aux aspects matériels de la vie de ses collègues.
Leader parlementaire
Stéphane Bédard, député de Chicoutimi (gouvernement) et
Robert Dutil, député de Beauce-Sud (opposition)
Possédant une connaissance approfondie des règles et coutumes parlementaires, il est le principal stratège et conseiller en la matière. En plus d’assurer un lien entre le Conseil des ministres et l’Assemblée, il a l’exclusivité de certains actes de procédures tels que la motion d’ajournement de l’Assemblée (qui met fin aux travaux d’une séance) ou la motion de renvoi en commission d’un projet de loi pour son étude détaillée.
Directeur général des élections - Jacques Drouin
Responsable des élections provinciales (générales et partielles), municipales, scolaires et des référendums, il supervise la délimitation des circonscriptions électorales, la liste électorale permanente, le dépôt des bulletins de vote, leur dépouillement et la proclamation des résultats. Il veille également au contrôle du financement des partis politiques et des dépenses électorales, en plus d’avoir le devoir d’informer les électeurs de leurs droits électoraux.
Commissaire au lobbyisme – François Casgrain
Assurant la surveillance des activités de lobbyisme exercées auprès des titulaires de charges publiques, tels que les ministres, les députés et leur personnel, le Commissaire au lobbyisme effectue les inspections relatives à toute contravention aux dispositions de la Loi sur la transparence et l'éthique en matière de lobbyisme ou du Code de déontologie des lobbyistes qu’il a élaboré.
Commissaire à l’éthique et à la déontologie – Jacques Saint-Laurent
Il guide les députés au sujet de leurs obligations concernant les incompatibilités de fonctions, les conflits d’intérêts, les dons et les avantages. De sa propre initiative ou à la demande d'un député, il peut faire des vérifications ou des enquêtes pour déterminer si des manquements au Code d’éthique et de déontologie des membres de l’Assemblée ont été commis par un député ou un membre du Conseil exécutif.
Protectrice du citoyen - Raymonde St-Germain
Elle prévient et corrige les erreurs ou les injustices commises à l’égard de toute personne ou groupe de personnes en relation avec un ministère, un organisme du gouvernement du Québec ou une instance du réseau de la santé et des services sociaux. Dans le meilleur intérêt des citoyens, elle peut proposer des modifications aux lois, règlements, directives et politiques administratives, ou à tout projet concernant ces matières. Même si elle ne dispose d’aucun pouvoir de contrainte, plus de 95 % de ses recommandations sont acceptées.
Vérificateur général – Michel Samson (par intérim)
Exerçant un contrôle parlementaire sur les fonds et autres biens publics, il communique aux principaux intéressés ses constatations, ses commentaires et ses recommandations. Son apport consiste à promouvoir une reddition de comptes à la fois rigoureuse et transparente. Il vise à améliorer les pratiques de gestion à l'échelle gouvernementale. Depuis 2008, il vérifie également les livres et comptes des entités des réseaux de la santé, des services sociaux, de l’éducation et des organismes sans but lucratif qui gravitent autour de ces réseaux. Il a aussi la responsabilité de réaliser des mesures d’évaluation de l’efficacité et de la performance des sociétés d’État.
Lieutenant-gouverneur – Pierre Duchesne
Représentant de la Couronne et reconnu comme le plus haut dignitaire sur le plan protocolaire, il a la tâche de nommer le premier ministre, les membres du Conseil exécutif (ministres) sur recommandation du premier ministre, ainsi que les juges des cours du Québec. Il est également responsable de la ratification des décrets du gouvernement, de la sanction des lois, en plus de veiller à la convocation, la prorogation et la dissolution de l'Assemblée nationale.
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À éviter d'avoir à supporter toute la sainte année les beuglements de parturiante hystérique de Céline Dion !!!!
(un québequois c'est un français avec une mentalité d'américain ?)
Nous serions plutôt le contraire: des américains avec une mentalité plus «française» que le reste du continent.
- Le Québec accueille actuellement les trois quarts des filiales françaises implantées au Canada et ces 400 implantations génèrent plus de 30 000 emplois.
- Certaines des implantations chez nous ne sont pas banales : Air Liquide, Ubisoft, Sanofi Aventis, l’Oréal, Alstom, Lafarge, Accor, Danone etc.
- Nos exportations vers la France représentent 41% des exportations du Canada vers ce pays. (par comparaison, nos exportations vers les É-U représentent, elles, 16% des exportations du Canada vers les É-U).
- Ces exp. vers la France sont pour plus de 50%, des produits de hautes technologies.
- Sur le plan des ressources humaines, il existe déjà plus de 70 ententes de reconnaissances mutuelles des qualifications professionnelles entre la France et le Québec et cela est particulièrement important pour les francophones du Québec.
Il y a donc 2 zones que le Québec doit privilégier dans le domaine des exportations : 1) l'amélioration du ratio canadien des exportations vers les É-U et, 2) nos relations avec la France au moment où des ententes de libres-échanges prennent forme.
http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo/canada-y-compris-quebec/la-france-et-le-quebec/
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On ne peut imaginer un titre plus bassement détestable, en provenance d'un bled d'où l'on vient tout juste de présenter, en France, un documentaire particulièrement éloquent sur sa corruption!
Ce serait plutôt aux Français de demander: ""À quoi NOUS SERVENT les Québécois?"
Le titre est maladroit, mais il sert à marquer ce contexte, qui est d'être réponse aux détracteurs, ceux-là même qui accusaient le PQ d'être francophile par politique au détriment des intérêts du Québec.