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Philippe Couillard et l'éloge de l'impuissance

25/09/2014 04:37 EDT | Actualisé 25/11/2014 05:12 EST

On savait que notre premier ministre avait un grand objectif pour sa nation: qu'elle se conforme à la moyenne canadienne. Il le veut pour l'impôt, pour les programmes sociaux, pour le respect pour les représentants de la monarchie au Québec, pour le ratatinement de la présence internationale du Québec, entre autres.

Mais à l'Assemblée nationale, ce jeudi, notre premier ministre a été plus canadien-moyen que d'habitude. Il était question de pétrole, et du fait que le Québec, devient, sous nos yeux, une immense autoroute de pétrole albertain, par bateau, par train et, demain peut-être, par pipeline.

Stéphane Bédard, chef intérimaire du PQ, voulait savoir pourquoi le gouvernement libéral ne levait pas le petit doigt pour demander, au moins, des garanties environnementales, alors que d'autres, ailleurs sur le continent, le faisaient.

Voici la réponse de Philippe Couillard:

M. Couillard : M. le Président, je pense malheureusement qu'on a des grands problèmes arithmétiques du côté de l'opposition officielle. Je répète ma question du 16 milliards [de transferts fédéraux au Québec] ]qui, en passant, n'a jamais eu réponse. Elle n'en aura pas, parce qu'il n'y a pas de réponse autre que de constater le fait. Je rappelle que, dans ce 16 milliards, il y a plus de 9 milliards de péréquation qu'on reçoit, qui est une répartition de la richesse canadienne, qui provient... qui est générée en grande partie dans l'Ouest du pays.

Je rappelle enfin que le transport maritime transatlantique est de juridiction fédérale. Et je rappelle, en terminant, que le niveau de juridiction et de protection de l'environnement est inégalé au Canada par rapport à ce qui se fait dans d'autres pays. Maintenant, je voudrais bien qu'on laisse penser aux Québécois qu'ils sont dans un autre pays, mais ils sont Québécois, ils sont Canadiens, et il faut qu'on participe à l'économie canadienne.

Ce à quoi Stéphane Bédard a rétorqué:

M. Bédard : Eh bien, M. le Président, être Canadien, ça nous empêche de protéger notre environnement. Recevoir de la péréquation, ça nous empêche de protéger notre environnement. Ce que je demande au premier ministre -- ce qui est drôle, là -- la Colombie-Britannique, elle l'a fait. Il y a un premier ministre là-bas, il s'est tenu debout. Le gouvernement des États-Unis, il s'est tenu debout, il a dit : Non, on ne servira pas d'autoroute pour le pétrole. Nous, ce qu'on veut, c'est du développement économique pour notre... ou pour consommer.

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