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Lettre à Louise Beaudoin: il faut changer le PQ de l'intérieur

10/10/2014 08:53 EDT | Actualisé 10/12/2014 05:12 EST

Chère Louise Beaudoin, mon amie

Je t'ai entendue, ce jeudi à Radio-Canada, affirmer qu'avec mes prises de paroles fortes de la dernière semaine, j'étais «cuit» au Parti Québécois, parce que ses dirigeants «ne sont pas des tendres». Tu as dit que je ferais «un bon député indépendant».

Tu sais l'amitié que j'ai pour toi, après toutes tes années. Et tu sais que lorsque tu as fait le choix de quitter le Parti québécois, je t'ai conseillé au contraire de rester. De ne pas démissionner. De ne pas baisser les bras. De mener ton combat de l'intérieur.

Il faut du cran, pour être à contre-courant. Pour soulever les sujets qui fâchent. Pour admettre les erreurs que nous avons commises lorsque nous étions au gouvernement. Cela dérange. Mais il le faut, si nous voulons changer la donne.

Il y a un équilibre difficile à établir entre notre volonté de bousculer les habitudes du parti et le profond respect que nous devons à l'équipe de députés qui, au quotidien, incarnent devant les Québécois la face la plus visible de notre parti. Et qui sont confrontés à des adversaires politiques qui utilisent nos débats internes pour les retourner contre nous.

Chère Louise, nous n'avons pas fait le même choix. Moi, c'est de l'intérieur que je veux transformer le Parti québécois. C'est avec ses membres et ses militants et ses élus que je veux lui donner un nouveau souffle, un nouvel espace de débat, une plus grande prise sur le réel. C'est avec eux, ces membres du plus grand parti au Québec, et avec des dizaines de milliers d'autres que j'appelle à nous joindre pendant la course au leadership qui s'ouvre, que je veux ouvrir un nouveau chapitre du grand livre qu'a ouvert René Lévesque.

Le Parti québécois a été, est, et sera le plus grand moteur de changement national, culturel, économique et écologique du Québec moderne. Mais cela nécessite, avec chaque génération, une mutation, une remise en question, un renouvellement, qui ne peut se faire sans débats, sans grincements. Mais qui doit se faire en gardant l'objectif que le Parti sorte grandi de l'exercice, plus fort, plus uni après le débat, plus pertinent au Québec d'aujourd'hui.

J'ai pour mes collègues du caucus une grande affection. Ils sont notre vitrine, notre rempart et notre brigade de choc. Il m'arrive de tester leur patience, je le sais. Mais ils sont ma famille, mon équipe et mes amis.

Lire la suite du billet sur le blogue personnel de Jean-François Lisée.

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