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Que faire lorsqu'on est un privilégié de gauche?

12/12/2012 01:30 EST | Actualisé 11/02/2013 05:12 EST
Capture d'écran

Il n'y a de secret pour personne: j'ai eu une carrière professionnelle intense, j'ai négocié des contrats avec mes employeurs, j'ai écrit et publié des livres, j'en ai vendu un bon nombre et, n'étant pas très dépensier, j'ai accumulé de l'épargne. Avoir eu un père entrepreneur, l'avoir vu négocier sans arrêt a dû, à la longue, avoir un peu d'impact sur moi.

Je reçois donc, maintenant, une partie du salaire que je m'étais négocié pendant mes 8 ans et demi au CÉRIUM. Si, plutôt que d'être un élu, j'étais aujourd'hui à l'emploi de Québecor (contrat que j'avais négocié en juin, mais j'ai préféré me présenter à l'élection et quitter le journalisme), personne n'en dirait quoi que ce soit, surtout pas à la une du vaisseau amiral de... Québecor.

Mais je suis un élu. Et je suis privilégié. Et je touche mon salaire actuel, et, pour plusieurs mois, le salaire diffèré que j'ai gagné pendant plus de huit ans. Et je toucherai, à compter de mars prochain, la retraite accumulée pendant mes années à l'UdeM. Qu'est-ce qu'un élu privilégié, et qui a le cœur à gauche, devrait faire ?

Je me suis posé la question depuis septembre, et je l'ai posé au Commissaire à l'éthique. Il m'a répondu qu'il n'y avait rien d'illégal ou de contraire aux règles éthiques dans ma situation. J'étais prêt à entendre une autre réponse et d'agir en conséquence.

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